dimanche 16 novembre 2008

ATP: La rétrospective 2008 (1/4)

La saison 2008 individuelle est terminée. C'est le moment de revenir sur une année riche en émotions, rebondissements, bouleversements et épuisement. N'hésitez pas à partager les moments qui vous ont le plus marqués, touchés, déçus, émerveillés...

Janvier, La chute des géants

La saison 2008 s'ouvre à Adélaïde. Elle commencera bien pour la France, peut-être un signe pour la fin de saison? C'est donc Michaël Llodra qui s'y impose face à Jarkko Nieminen.
Pendant ce temps-là, à Chennaï, Mikhail Youzhny bat Rafael Nadal et crée la sensation.
Après avoir sorti Roger Federer et ainsi commis le deuxième affront aux dieux en ce début de saison, Andy Murray défait son compatriote Stanislas Wawrinka à Doha.
A l'instar de Llodra, d'autres sont déjà en Australie: Philipp Kohlschreiber s'impose à Auckland face à l'éternel Juan Carlos Ferrero, Dmitry Tursunov balaie le local Chris Guccionne à Sydney.

L'évènement dont tous les amoureux de tennis parlent depuis la mi-novembre avance à grands pas: l'Open d'Australie. Alors qu'on attendait Roger Federer et Rafael Nadal, un tsunami s'abat sur Melbourne et défait Nadal en demi-finale: Jo-Wilfried Tsonga. Novak Djokovic se charge du cas Federer puis réduit les espoirs tricolores à néant en finale.

Février, Des tournois à la pelle!
Fernando Gonzalez préfère se balader sur la terre battue. A Vina Del Mar, il décroche le titre en profitant du forfait de Juan Monaco.
Nicolas Almagro, dont on ne dira jamais assez qu'il adoooore la terre battue, se défait de Carlos Moya à l'Open du Brésil.Il réitèrera sa performance deux semaines plus tard, toujours sur terre, à Acapulco face à David Nalbandian.
Justement, David Nalbandian, plus polyvalent, ne pouvait décemment pas rater le rendez-vous chez lui à Buenos Aires et s'impose donc contre Jose Acasuso.
Sur dur et à Delray Beach, James Blake, archi-favori se fait avoir par un petit nouveau: le Japonais Kei Nishikori.
A Marseille, Andy Murray fait de plus en plus de bruit en battant Mario Ancic, de retour de mononucléose.
Andy Roddick, fidèle à ses habitudes, dispute le tournoi de San Jose à domicile et le gagne aux dépens de Radek Stepanek.
Symbole de son déclin, Ivan Ljubicic se voit perdre en finale du tournoi de Zagreb face à un illustre inconnu, Sergiy Stakhovsky.
A Rotterdam, Michaël Llodra a le vent en poupe et s'impose contre Robin Soderling qui sera encore battu la semaine suivante à Memphis par Steve Darcis.

Mars, Toujours pas de colosse à l'horizon
Andy Roddick fait une petite entorse à son code personnel et se déplace à Dubaï pour remporter le tournoi face à Feliciano Lopez.
Son compatriote, Sam Querrey, est resté à la maison et bat Kevin Anderson à Las Vegas.
Le mois de mars s'achève avec deux Masters Series: Indian Wells et Miami.
Là encore, Federer et Nadal ne convainquent toujours pas. A Indian Wells, Novak Djokovic enfonce le clou de l'Open d'Australie en bataillant contre Mardy Fish en finale.
A Miami, Nikolay Davydenko domine totalement Nadal.

Crédit photos:
www.jamd.com

2 commentaires:

Mme Tursunov a dit…

Bon, alors je commence.
J'ai évidemment vu l'OA. Les matches qui m'ont marquée:
- le match de Roger contre Tipsarevic quand il a failli passer à la trappe et qu'il a tout donné: premier stress de la saison.
- la victoire de Jo sur Rafa. Un niveau de jeu hallucinant!

Ensuite, j'ai vu le tournoi de Delray Beach où j'ai pu voir Blake se faire avoir en beauté par Nishikori. C'était...irréel!

Je crois que j'ai vu Dubaï vite fait. Je me suis arrêtée quand Murray a battu Roger, ça m'a énervée et c'était l'époque où il me sortait vraiment par les yeux.

Concernant Indian Wells, j'ai vu Tsonga perdre contre Rafa et certainement d'autres matches mais je m'en rappelle plus alors j'ai pas trop été marquée :(

A Miami, j'ai vu à quel point Davydenko pouvait être injouable quand il s'y mettait. Hallucinant! A part son 1/16eme contre Ancic, il a mis une pâtée à tout le monde en deux sets secs. Il peut nourrir encore plus de regrets par rapport à sa finale de Shanghaï...

Iris-Jane a dit…

Un des points marquants est évidemment l'ascension de Djokovic qui confirme sa montée en puissance de 2007. D'ailleurs j'aimerai faire une comparaison entre cette montée en puissance du Djoke et celle de Murray de cette année.
On peut noter quelques différences notamment sur la régularité de l'année entière. En 2007, je ne pense pas que Djoke ait atteint les demis, par contre il est monté en puissance notamment à Roland Garros où il a atteint la demi-finale perdue face à Nadal, il a été également demi finaliste dans la foulée à Wimbledon et a abandonné sur blessure face à Nadal. La montée en puissance s'est intensifiée notamment sur dur à Toronto où il a battu Roddick, Nadal et pour la première fois Federer en finale. A l'US Open il atteint pour sa première finale de grand chelem et doit à mon avis sa défaite par son inexpérience et notamment ces fameuses balles de set gachées lors de la première manche.
La fin de saison pas très brillante sans doute pour cause de fatigue, mais je ne l'ai pas trop suivie. Cela donne quand même par rapport à Murray une plus grande régularité tout le long de la saison tennistique notamment en grands chelems.
Ensuite, Murray
Murray en Australie cette année a été battu par un certain Jo-Wilfried qui a créé la surprise en gagnant ce match hallucinant face à Nadal. Pendant la période de terre battue, Murray ne fait pas d'étincelles et on n'entend pas parler de lui contrairement à des Federer Nadal et Djokovic. A Wimbledon, il y a ce match marathon contre Gasquet qu'il gagne au courage mais c'est l'après Wimbledon où cette montée en puissance se manifeste notamment grâce à son premier masters gagné à Cincinnati contre Djokovic. Et c'est là qu'on peut parler de montée en puissance communes des deux : puisque comme Djokovic il accède à la finale de l'us open perdue sans doute par inexpérience et peut être un peu par fatigue (circonstances particulières dûes à l'ouragan).
Sinon autant l'année dernière Djokovic a été faible en indoors, autant Murray a été brillant en remportant son deuxième Masters à Madrid et un tournoi atp à Moscou. L'avenir nous dira s'il confirmera l'année prochaine avec une victoire en grand chelem comme Djokovic, et surtout s'il montre une régularité tout au long de l'année et non pas sur une période donnée.