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lundi 2 mai 2011

Les lauréats de la semaine

Les finales de ce dimanche sont terminées et, une fois n'est pas coutume quant il s'agit de finales de tournois 250, on a été gâtés en terme de finales "qui ont plutôt de la gueule". C'était le week-end des grands retours.

Finale de Munich : Nikolay Davydenko bat Florian Mayer 6-3 3-6 6-1

On n'osait plus y croire, Nikolay l'a fait : il est revenu ! Il faut dire que beaucoup d'amateurs de tennis regrettaient "hamster jovial". Non pas pour ses effusions ou sa sympathie apparente (bien que le russe m'ait toujours était sympathique pour son franc-parler notamment et sa simplicité) mais plutôt pour son jeu tout en cadence, son efficacité et sa régularité.

Loin des sommets depuis le tournoi de Doha en janvier où il ne s'était incliné qu'en finale face à Roger Federer, Nikolay se pointait à Munich avec le dossard numéro 40. Au premier tour, il a renvoyé Andrey Kuznetsov à ses chères études (6-1 7-6). Au deuxième, c'est l'inconnu et local Julian Reister qui a voulu son scalp, en vain : l'allemand s'inclinera non sans lutter (3-6 7-6 6-1). En quart de finale, le russe a vu se dresser un obstacle qui l'aurait probablement arrêté les semaines précédentes : Marin Cilic. Le croate n'a pas pesé bien lourd : 7-5 6-3. En demi-finale, il profite de l'abandon de Radek Stepanek qui revenait pourtant bien cette semaine (6-3 4-0).

En remportant le 21ème titre de sa carrière à Munich, Davydenko succède à Mikhail Youzhny vainqueur de Marin Cilic (décidément persistant mais pas vraiment en réussite en terre bavaroise). Le russe passera de la 40ème à la 28ème place dès demain. On lui souhaite toute la réussite qu'il mérite.

Finale d'Estoril : J. Martin Del Potro bat Fernando Verdasco 6-2 6-2

En voilà un qu'on attendait et qu'on savait sur la bonne voie : plusieurs demi-finales (San José, Memphis, Indian Wells) et un titre (Delray Beach) en trois mois. Juan Martin vient de confirmer nos espoirs et de fort belle manière. Bien sûr, le Fernando Verdasco qu'il affrontait aujourd'hui n'était plus que l'ombre de ce qu'il fut il y a deux ans. Celui qui voulait apprendre à jouer au tennis au jeune Milos Raonic a pris une bonne grosse leçon cet après-midi...

Mais revenons au vainqueur du tournoi portugais. Au premier tour, l'argentin a eu beaucoup de mal à se défaire du local Pedro Sousa ; trois sets lui ont été nécessaires (6-2 3-6 6-3). Au tour suivant, ayant enfin pris ses marques, il n'a éprouvé aucune difficulté à s'imposer face à Alejandro Falla (6-2 6-1). En quart de finale, il a su parfaitement gérer un tour difficile en écartant un Robin Soderling à côté de son tennis (6-4 7-5). Sa victime en demi-finale n'a pu opposer beaucoup plus de résistance : Pablo Cuevas s'est incliné sur le score de 6-2 7-6.

Arrivé à Estoril à la 46ème place du classement ATP, Del Potro sera 32ème dès demain grâce à ce nouveau titre, le 9ème de sa carrière. Beaucoup voient en lui celui qui pourra barrer la route à Rafael Nadal dans les semaines à venir. L'avenir nous dira si le géant argentin est au point...ou pas.

Finale de Belgrade : Novak Djokovic bat Feliciano Lopez 7-6 6-2

Ici, pas de photo du serbe avec son joli trophée doré. Non, juste un carambar et picétou. Nan mais faut pas déconner ! Le mec est numéro deux mondial, invaincu depuis le mois de décembre, plein de confiance, détenteur du nouveau record du nombre de victoires d'affilée en début de saison et faudrait en plus lui donner une médaille parce qu'il gagne SON tournoi, chez lui, en affrontant personne ou presque ? Je refuse de participer au tressage intempestif de lauriers. Je lui en offrirai lorsqu'il aura remporté Roland Garros...

Bon, allez, une petite photo de Nole qui fait des bisous à son berlingot pour ses fans (qui depuis la nouvelle invicibilité de leur chouchou sont devenus globalement aussi susceptibles que ceux de Federer ou de Nadal et ne manqueront pas pour certains de penser que je les provoque...mais non, mais non...).

Trêve de plaisanterie, calembour et autre carambar. Petit rappel du parcours semé d'embuches de Novak. Quoi "quelles embuches ?" ? J'en dénombre 20 :

- embuche n°1 : Novak a été exempt du premier tour (normal).
- embuches n°2, 3, 4, 5 et 6 : les 5 jeux qu'il a perdus face à Adrian Ungur (6-2 6-3).
- embuches n°7, 8, 9, 10 et 11 : les 5 jeux qu'il a laissés à Blaz Kavcic (qui ?) en quart de finale.
- embuche n°12 : il n'a pas eu à disputer sa demi-finale, Janko Tipsarevic ayant déclaré forfait à cause d'une blessure à la cuisse.
- embuches n°13, 14, 15, 16, 17, 18, 19 et 20 : les 8 jeux que Feliciano Lopez a eu le mérite de lui prendre, de fort belle manière d'ailleurs.

Bref, il remporte son 23ème titre, le 5ème cette saison. Il succède ainsi à lui-même (naan, je déconne, même s'il a remporté la première édition de ce tournoi en 2009, l'année dernière il avait abandonné en quart de finale face à Filip Krajinovic, preuve que ce n'est pas parce qu'il est propriétaire de l'Open de Belgrade qu'il le gagnera à tous les coups, d'abord !). Donc, il succède à Sam Querrey, vainqueur 2010 de John Isner (cherchez les erreurs). Reste au serbe de passer aux choses vraiment sérieuses...

Morales du jour : 1) même lorsqu'on semble fini pour le tennis, personne n'a intérêt à nous enterrer trop vite et un tournoi (même de la catégorie des "carambars") est toujours le bienvenu, 2) même lorsqu'on semble maudit par les blessures et qu'on prend des plombes à digérer un titre du Grand Chelem, la patience paie toujours et un tournoi (même bla bla "carambar") est toujours le bienvenu ùais va falloir monter d'un cran quand même, 3) lorsqu'on domine le circuit depuis cinq mois, on entre réellement dans le cercle des grands et donc, on s'expose aux chatouillis des observateurs et...un tournoi estampillé "carambar", ne suffit pas..., 4) qui aime bien châtie bien...

A suivre, le récapitulatif des premiers matches du Masters 1000 de Madrid.

Crédit images :

samedi 13 décembre 2008

Un jour, un joueur : Feliciano Lopez

C'est le retour des "Un jour, un joueur" ! Aujourd'hui, un joueur dans le vent ces derniers mois.

Feliciano Lopez Diaz Guerra est né le 20 septembre 1981 à Tolede. Il mesure 1, 87 m pour 85 kg et est gaucher. Espagnol atypique, il ne présente pas du tout le même style de jeu que ses compatriotes. Feliciano pratique le service-volée et est plus à son aise sur des surfaces dures et sur herbe que sur terre battue même si cette dernière ne le rebutte pas, loin de là.
Son service est très efficace: en plus de posséder le service type du joueur gaucher, Lopez a une première balle puissante et précise. Son autre arme est son slice de revers. Sa volée est aussi excellente.
Actuellement, il est 30eme mondial (20eme en janvier 2005). En double, il est 42eme (37eme en novembre 2004).

On a l'impression de le connaître depuis des lustres et de le voir très souvent pourtant, Feliciano ne possède qu'un seul titre sur le circuit ATP: en 2004, il bat Guillermo Canas en finale du tournoi de Vienne.
En double, on pourrait penser que son palmarès est plus étoffé de par son jeu d'attaque mais là encore, il ne possède qu'un titre: avec Fernando Verdasco, il bat la paire Wayne Arthurs/Paul Hanley au tournoi de Stockholm en 2004.
En Grand Chelem, il n'a jamais dépassé les 1/4 de finale. A l'Open d'Australie, sa meilleure performance sont des 1/16emes de finale en 2003 (battu par Younes Al Aynaoui), 2005 (battu par Thomas Johansson) et 2006 (battu par Ivan Ljubicic). A Roland Garros, il a atteint une fois les 1/8emes de finale en 2004, éliminé par Gustavo Kuerten.
A Wimbledon, en 2005, Lleyton Hewitt l'écarte de la compétition en 1/4 de finale. Cette année, c'est Marat Safin qui l'a éliminé au même stade. Enfin, à l'US Open, son meilleur résultat est un 1/8eme de finale en 2007, perdu contre Roger Federer.
Par ailleurs, notons que le mois dernier, il a offert la Coupe Davis à l'Espagne contre l'Argentine après avoir apporté un point de simple contre Juan Martin Del Potro et le point du double associé à Verdasco.

On ne sait pas grand chose de Feliciano "off court". Il aime les boîtes de nuit et est fan du Real Madrid. Il est avec la même petite amie depuis de longues années et il pose parfois pour des photos de mode.

C'est un joueur que je trouve extrêmement élégant. Son geste au service est d'une fluidité et d'une classe rares. Physiquement, je le trouve un peu trop efféminé à mon goût, mais c'est difficile d'affirmer qu'il est laid...On dirait plutôt une gravure de mode en fait. Son jeu d'attaque est très agréable même si parfois, son slice me fatigue un peu.

Mes notes:
Style de jeu: 6,5/10
Physique: 7/10
Personnalité: 7/10

Crédit photo:
www.jamd.com

samedi 22 novembre 2008

Une correction et une surprise

La finale de la Coupe Davis a commencé hier.
On a pu suivre les deux premiers simples opposant David Nalbandian à David Ferrer et Juan Martin Del Potro à Feliciano Lopez.

David Nalbandian bat David Ferrer 6-3 6-2 6-3
Tout de suite, l'ambiance est chaude bouillante. Le public est hystérique et les quelques supporters Espagnols sont très présents malgré les huées des Argentins.
On sent immédiatement que si Ferrer ne fait pas attention, il risque de se faire laminer. D'ailleurs, dès son premier engagement, c'est plus que compliqué: Nalbandian est agressif et lui met énormément de pression.
C'est sur sa deuxième mise en jeu qu'il va se faire breaker. Nalbandian joue aussi bien en toucher qu'en fulgurance. Il commet aussi beaucoup de fautes directes mais ses prises d'initiatives paient plus que la constance de l'Espagnol.
Il breake à nouveau Ferrer pour mener 5-2 mais lorsqu'il sert pour le set, il tremble un peu et sort deux énormes coups droits. Ferrer cédera néanmoins la manche dès son engagement suivant: alors qu'il cherchait de la longueur...son coup droit est trop long. 6-3 Argentine.

A l'entame de la deuxième manche, on constate que Ferrer doit sortir des coups énormes pour achever Nalbandian et enfin conclure les points. On le sent totalement débordé et sur ses mises en jeu, il vit un vrai cauchemar.
Nalbandian le breake tôt à l'issue d'un nouveau jeu très accroché sur un coup droit-fusil dans la lucarne. Hallucinant!
Par la suite, Ferrer revoit sa tactique et va enfin de l'avant pour refaire son retard. Malheureusement pour lui, il perd encore son engagement immédiatement. Tandis que Nalbandian assure sur ses mises en jeu, Ferrer galère encore et là, c'est le drame: il commet des double fautes et se précipite dans ses coups. 6-2 Argentine.

Dans le troisième set, Nalbandian domine clairement les débats. Il fait tout simplement joujou avec Ferrer et on se demande bien comment l'Espagnol va faire pour revenir.
Nalbandian est tout bonnement époustouflant, tant et si bien que Ferrer cède son engagement sur une énorme faute en coup droit.
Un ace, un service gagnant, un nouvel ace et un autre service gagnant crucifient Ferrer et offrent la victoire à l'Argentine. 6-3 6-2 6-3.
Argentine 1-0 Espagne.

Feliciano Lopez bat Juan Martin Del Potro 4-6 7-6 7-6 6-3
Sur le papier, Del Potro est largement favori. D'ailleurs, le premier set nous conforte dans nos impressions. Vite fait bien fait, l'Argentin le remporte 6-4. Lopez a raté quelques coups primordiaux et a cédé son service à une seule reprise, ce qui a suffi.

Mais la saison de Del Potro est bien longue, ses pieds souffrent le martyre, sa cuisse aussi, il s'est même mordu la langue à l'entrainement et...Lopez a enfin trouvé la constance qui lui faisait défaut et a envie. Impérial sur son service, magique à la volée, il remporte les deux manches suivantes au tie-break. 7-6 7-6 Espagne.

Dans la quatrième manche, Del Potro baisse de régime. Il est essouflé et dominé par Lopez qui le breake rapidement. Un dernier sursaut d'orgueil le fait débreaker mais en vain. Lopez était trop fort pour lui hier soir.4-6 7-6 7-6 6-3 Espagne.
Argentine 1-1 Espagne.

Et c'est tant mieux pour le spectacle et le suspense!

Ce soir, le match de double opposera la paire Verdasco-Lopez à la paire Calleri-Acasuso à 17h sur Sport+.

Crédit photos:
www.jamd.com

mercredi 29 octobre 2008

En attendant les matches...

DERNIERS RESULTATS DE LA NIGHT-SESSION
Hier soir,on a pu voir un Roddick en net regain de forme.Il a réussi à étouffer le jeu, ces derniers temps pourtant "frétillant", d'un Feliciano Lopez très en confiance.
L'Espagnol n'a rien pu faire.Roddick a été impérial au service: c'est tout de même un signe de grande solidité que de pouvoir claquer des aces,de servir aussi bien et d'arriver à réaccélérer pratiquement toutes les balles sur une surface aussi lente que celle de Bercy.
Lopez,généralement propre sur lui et élégant ne ressemblait plus qu'à un gosse de 15 ans frustré et agacé par son jeu.Il a fini le match tout décoiffé,c'est dire :)
Résultat des courses: Roddick l'emporte 6-3 6-4

Notez que lors de son interview de fin de match,lorsque la journaliste lui a parlé de la rumeur selon laquelle il pourrait ne pas se rendre à Shanghai au Masters,Andy a répondu par une jolie pirouette:
« Tant que je ne suis pas dans le tableau, je ne veux pas en parler. Ca me paraît un peu arrogant de parler d'un tournoi pour lequel je ne suis même pas encore qualifié. »

Le dernier résultat de la journée d'hier consacrait Fernando Verdasco face à son compatriote
Tommy Robredo,décidément en petite forme en cette fin de saison.
6-2 6-7 6-2

PETITES NOUVELLES OFF COURT
Roger Federer sera du voyage en mars 2009 pour la rencontre du premier tour de la Coupe Davis entre la Suisse et les Etats-Unis:
"Je suis excité par l'idée d'aller affronter les Américains aux côtés de mes amis"

Il a également décidé de remanier son calendrier pour l'année prochaine.Son agent,Tony Godsick, s'est exprimé sur ce point: "Roger va aménager un calendrier qui lui convient au plan physique. Je pense que ces prochaines années, vous allez surtout le voir se concentrer sur les plus importants événements, les Grands Chelem et les grands tournois. Il ne jouera pas de manière excessive l’an prochain. Il veut simplement être certain qu’il sera prêt là où cela aura de l’importance pour lui".
Roger met donc en suspens ses matches d'exhibition face à Pete Sampras prévus pour cette fin d'année.

Gaël Monfils a été pris sous l'aile de l'agent Ion Tiriac,ancien joueur et un des principaux dirigeants du Masters Series de Madrid.Ion Tiriac s'était occupé de Henri Leconte,Boris Becker et Marat Safin par le passé.
Gaël entre donc dans une nouvelle ère après sa toute récente collaboration avec Roger Rasheed et son changement d'équipementier.
NB: On ne sait toujours pas si la rumeur d'une relation entre lui et Laure Manaudou était fondée ou pas.Comme l'ont dit les sportifs tricolores "Ce qui se passe aux Jeux Olympiques,reste aux Jeux".Dommage! :)

Crédit photo:
men2men.skyrock.com

dimanche 26 octobre 2008

Ode à Monsieur Federer

Okay,je suis sortie et j'ai fait tout ce qu'un sportif ne se peut se permettre.En même temps,je ne suis pas dans la course au Masters,alors...Bref,ce soir,au milieu des nombreux Erasmus que nous accueillons à La Réunion,il n'y avait pas mon Serbe qui est fan de Victor Troicki (prononcer:" Victor Troitski") et de Jelena Jankovic mais peu importe,je me suis amusée mais j'ai quand même pensé à vous et au tennis...Je tiens à signaler que je passe pour une folle dans ma "communauté" qui ne comprend rien au réalités et subtilités tennistiques.Je ne leur jette pas la pierre parce que de mon côté,les nouvelles basées sur des "jardins utopiques" et les molécules et autres gastéropodes ne m'inspirent pas plus.

Passons,avant d'entrer dans le monde de la débauche,j'ai eu l'immense honneur de revoir Fedex à l'oeuvre.N'accélérons pas trop le cours des choses.D'abord,j'ai vu un Del Potro épuisé se faire laminer par un Nalbandian pas si brillant que ça.Ensuite,j'ai vu Soderling se faire huer par le public (quoi de plus normal?) et finalement l'emporter face à un Simon qui a tenu grâce à l'adrénaline mais un peu à court ce soir.J'ai vu des bribes du match franco-français entre Tsonga et Benneteau.Nous aurions tous adoré une finale Simon-Tsonga mais reconnaissons la régularité toute nouvelle de Soderling et l'envie,l'agressivité,la hargne de Benneteau qui a tant galéré ces derniers mois.Allez Julien!!

Ce qui nous stimule,nadaliens ou federiens,c'est l'état de forme de nos champions,alors,revenons à ce qui importe au-delà de tout,ce qui écrit l'histoire et qui fera que quand on sera vieux,on saoulera nos petits enfants avec l'époque bénite qu'on aura vécue avec Roger,Rafa,Andy et Nole.
Donc,la demi-finale Federer-Lopez.
Ca commence doucement avec ce petit truc marrant qui fait que chaque fois que Roger place un ace,le public opine avec ce petit ristus qu'ont les gens qui ont compris une blague alors que les autres peinent à la capter.
Très vite,on s'aperçoit que Lopez va devoir arrêter de jouer constamment à "je volleye,tu volleyes,il volleye,nous volleyons,vous volleyez,ils volleyent" parce que, si au départ le Suisse n'est pas bien réglé,très vite,il commence gentillement à le trouer.Cependant,les jeux de service de Roger ne sont pas de tout repos.Il ne passe que 37% de première balle.Mais ce qui complique la tâche de l'Espagnol,c'est que derrière chaque première balle passée,Roger est à 100% de réussite.Bref,dans l'ensemble,Lopez commet trop de fautes et se fait breaker permettant à Roger de mener 4-2.Premier set plié: 6-3.

Dans la deuxième manche,Roger breake d'entrée et commence un festival d'aces.Lopez est gavé par les services gagnants du Suisse et ça se voit.On croit même qu'il va pleurer à un moment mais finalement,il rit (la faute aux champi sans doute).Cependant,ce deuxième set est plus consistant.On a de beaux échanges,de très belles volées,un jeu tout en toucher et en subtilité.C'est quasi imperceptible,mais Federer joue sur un nuage.Il varie tout,remet tout,réussit presque tout.Quand il perd un point,c'est parce que Lopez a eu un éclair de génie.
Je ne dirai pas que c'est du Fedex.Là,c'est autre chose.Il y a comme un supplément d'âme,ce supplément que les federiens de la première heure soupçonnaient sans pouvoir lui donner un nom.Ce petit quelque chose qui émane d'un vase ébréché,qu'on pensait indestructible mais qui peu à peu s'est fêlé mais ne s'écroule pas.Quand il sait que de l'eau va lui être confiée,il résiste et ne croule pas sous son poids.Il sait pertinemment que sa prime jeunesse s'en est allée,mais il est tellement radieux,sa présence est tellement évidente,qu'il ne peut ni ne doit plier.6-3 6-2 Federer.

Ce soir je n'ai peut-être pas été drôle mais (hormis Deblicker) il n'y avait rien qui s'y prêtait.Subrepticement,Roger nous a servi un plat de fin gourmet.Une de ces douceurs qu'on dégustait sans nous en rendre compte et qui a pris de la valeur cette année.Souffrir avec lui,espérer encore et encore avec lui,soupirer avec lui,craindre avec lui et enfin réssuciter avec lui...que pouvions-nous faire d'autre?

Demain,ou plutôt cette après-midi,Roger affronte Nalbandian.Toutes mes pensées les plus profondes,les plus sincères vont vers lui et quand bien même il perdrait,quand bien même il perdrait toujours,ce voile fluet et si léger qu'il laisse derrière lui lors de ses moments de grâce suffiront toujours à me contenter.

Crédit photo:
www.smh.cm.au
Cette image a été choisie pour l'émotion que cet homme a pu transmettre lors de sa victoire à l'Open d'Australie 2006.

vendredi 24 octobre 2008

Même pas peur!

Avant le match de Roger contre Bolelli on a eu droit à un Blake-Lopez.En plus de mon sandwich tomates-herbes de Provence gratiné,je mange du slice,plein plein de slice.Et puis des volées mais aussi des fautes directes.Y en a une toutes les 10 secondes.Autant vous dire que ma digestion est laborieuse.

Heureusement,Frédéric Verdier est aux commentaires avec un des bavards d'hier soir,Eric Deblicker (bien vu Sylvie!),celui qui affectionne tout particulièrement le terme "fente de jambes",pas celui qui ne parlera jamais Finlandais.Bref.Que dire du match?Beh,Blake fait des coups droits et des montées "en chaussettes",Lopez est frétillant,délivre ses services de gauchers et des volées dissuasives.Pourquoi dissuasives?Parce que l'Américain n'arrive pas à renvoyer son service correctement.De toute façon,la partie s'apparente plus à une partie de Tétris qu'à un match de tennis.Tout ça pour dire que l'Espagnol s'adjuge la première manche 6-4 et que dans le tie-break on a enfin droit à du beau jeu.C'est à ce moment-là que James dit un peu plus au revoir au Masters de Shanghai.Lopez s'impose 6-4 7-6.

S'en suit une loooongue pause foot.Quand Bâle reprend l'antenne,Roger vient de breaker Simone.Voilà de quoi nous détendre d'entrée.Deblicker commence à s'exprimer un peu trop.Je le soupçonne de prendre l'apéro entre deux matches parce qu'au fil des heures,son débit vocal me parait exponentiel.Cela ne change rien au soucis de Bolelli:il est talentueux mais joue très mal le Suisse.Rien ne sert de frapper fort,il faut faire jouer Roger.Or,il cherche les points gagnants ce qui a l'effet tout à fait inverse:il arrose les bâches.D'ailleurs,Roger empoche le premier set 6-2 en moins d'une demie heure sur une double faute de l'Italien.

Là,tout federien qui se respecte se dit "enfin!".Mais depuis quelques mois,on a tous un petit diable planqué dans un coin de nos têtes qui nous susurre à l'oreille "Attends!..Fedex va poser ses RTT!".Mais ce soir,le diablotin,je l'ai forcé à enfiler un costume de pom-pom girl et il a l'air fin face aux 80% de première balle de Roger et ses 17 services gagnants.Alors,il ricane doucement lorsque Bolelli menace Roger sur son service,la faute à Fedex qui s'est barré en douce à la machine à café laissant les dossiers "première balle de service" et "balle dans les limites du court" au numéro 2 mondial.Ce dernier s'en sort difficilement et on a droit à Deblicker nous expliquant "comment qu'on fait pour faire un coup droit".Je suis persuadée que Deblicker est de mèche avec le diablotin qui,tout à coup,manque de s'étouffer quand Simone se fait breaker blanc.Fedex est tout simplement revenu de sa pause et s'échine à dégoûter l'Italien,le diablotin avec.Bolelli ne tient plus du tout la cadence et même s'il sauve trois balles de match sur son service,Roger l'emporte 6-2 6-3.
Ouf!

Crédit photo:
www.laprovence.com

mercredi 15 octobre 2008

MS Madrid: Jour 3 (partie II)

Feliciano Lopez bat David Ferrer: 6-4 7-6
Lorsque je débarque sur le direct,à ma grande surprise,Lopez a déjà empoché la première manche.
Dans la deuxième,il est mené 4-1 mais revient à hauteur de Ferrer.Il est souvent en danger sur ses mises en jeu avec 40% de première balle mais parvient tout de même à embarquer son compatriote dans un tie break.Et là,tactiquement,il joue juste: il fait jouer Ferrer,retrouve son service et remporte le match sur un énième enchainement service-volée 7 points à 5.
Ferrer retrouve donc son partenaire favori au jeu du "Je te passe devant au classement avant que tu ne reprennes ma place",Davydenko,qui,comme lui,déçoit et va de contre-performance en contre-performance.
Prochain adversaire: Stanislas Wawrinka.

Stanislas Wawrinka contre Philipp Kohlschreiber: 3-6 7-5 7-6
Justement Stanislas,il a peiné et risque de ne pas être très frais demain.Son adversaire empoche la première manche plutôt facilement avant que le Suisse ne se réveille et gagne la deuxième manche.
Dans la dernière manche,le temps se fait long.Ca cogne fort des deux côtés mais ça cogne pendant des lustres.Parfois,on assiste à des points joués tout en finesse.Ces deux-là sont doués pour sûr.Par contre,les prises de risque engendrent beaucoup de fautes directes.Ils vont jusqu'à un tie break que Stan remporte 7 points à 5.
Prochain adversaire: Feliciano Lopez.

Roger Federer bat Radek Stepanek 6-3 7-6
On l'attendait,je trépignais d'impatience de revoir LE joueur par excellence (à mes yeux).Roger est revenu et on voulait être rassurés.
Dès le début du match,le Suisse ne fait pas de détail et mène rapidement 3-0.Il est magistral sur ses jeux de services (il ne concèdera que 3 points sur ses mises en jeu dans ce set) et royal en retour.Stepanek se fait systématiquement passer.Au fil des jeux,le Tchèque tient un peu plus la distance mais le mal est fait.Roger est de retour!
Dans la deuxième manche,Stepanek est plus consistant et plus dans le rythme.Roger se fait bousculer sur son service mais personne ne parvient à breaker l'autre.Ils vont donc vers un tie break qui commence bien pour Roger qui fait le mini-break d'entrée mais Radek ne l'entend pas de cette oreille et,survolté,il refait son retard et fait le mini-break à son tour,mini-break qu'il concèdera sur une double faute.Roger,malmené,est néanmoins costaud physiquement et surtout,il nous rassure: les points importants qu'il lachait cet été font partie du passé.Federer s'impose 8 points à 6.On dit "Ouf" et "Welcome home Roger" :))
Prochain adversaire: Jo-Wilfried Tsonga (mes nerfs vont encore bosser demain...)

Autres résultats:
Robby Ginepri bat Nikolay Davydenko: 4-6 6-4 6-4 (prochain adversaire: Gilles Simon)
Ivo Karlovic bat Robin Soderling: 7-6 7-6 (prochain adversaire: Novak Djokovic)
Andy Roddick bat Tommy Robredo: 6-3 6-4 (prochain adversaire: Gaël Monfils)

Tiers I Zurich:
Katarina Srebotnik bat Timea Bacsinszky 6-3 6-3
Sofia Arvidsson bat Sybille Bammer 0-6 7-5 6-4
Flavia Pennetta bat Nadia Petrova 6-1 6-1
Francesca Schiavone bat Maria Kirilenko 6-3 7-5
Venus Williams bat Alona Bondarenko 6-3 6-4

Crédit photos:
www.lematin.ch
www.tennisstar.net