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lundi 2 mai 2011

Les lauréats de la semaine

Les finales de ce dimanche sont terminées et, une fois n'est pas coutume quant il s'agit de finales de tournois 250, on a été gâtés en terme de finales "qui ont plutôt de la gueule". C'était le week-end des grands retours.

Finale de Munich : Nikolay Davydenko bat Florian Mayer 6-3 3-6 6-1

On n'osait plus y croire, Nikolay l'a fait : il est revenu ! Il faut dire que beaucoup d'amateurs de tennis regrettaient "hamster jovial". Non pas pour ses effusions ou sa sympathie apparente (bien que le russe m'ait toujours était sympathique pour son franc-parler notamment et sa simplicité) mais plutôt pour son jeu tout en cadence, son efficacité et sa régularité.

Loin des sommets depuis le tournoi de Doha en janvier où il ne s'était incliné qu'en finale face à Roger Federer, Nikolay se pointait à Munich avec le dossard numéro 40. Au premier tour, il a renvoyé Andrey Kuznetsov à ses chères études (6-1 7-6). Au deuxième, c'est l'inconnu et local Julian Reister qui a voulu son scalp, en vain : l'allemand s'inclinera non sans lutter (3-6 7-6 6-1). En quart de finale, le russe a vu se dresser un obstacle qui l'aurait probablement arrêté les semaines précédentes : Marin Cilic. Le croate n'a pas pesé bien lourd : 7-5 6-3. En demi-finale, il profite de l'abandon de Radek Stepanek qui revenait pourtant bien cette semaine (6-3 4-0).

En remportant le 21ème titre de sa carrière à Munich, Davydenko succède à Mikhail Youzhny vainqueur de Marin Cilic (décidément persistant mais pas vraiment en réussite en terre bavaroise). Le russe passera de la 40ème à la 28ème place dès demain. On lui souhaite toute la réussite qu'il mérite.

Finale d'Estoril : J. Martin Del Potro bat Fernando Verdasco 6-2 6-2

En voilà un qu'on attendait et qu'on savait sur la bonne voie : plusieurs demi-finales (San José, Memphis, Indian Wells) et un titre (Delray Beach) en trois mois. Juan Martin vient de confirmer nos espoirs et de fort belle manière. Bien sûr, le Fernando Verdasco qu'il affrontait aujourd'hui n'était plus que l'ombre de ce qu'il fut il y a deux ans. Celui qui voulait apprendre à jouer au tennis au jeune Milos Raonic a pris une bonne grosse leçon cet après-midi...

Mais revenons au vainqueur du tournoi portugais. Au premier tour, l'argentin a eu beaucoup de mal à se défaire du local Pedro Sousa ; trois sets lui ont été nécessaires (6-2 3-6 6-3). Au tour suivant, ayant enfin pris ses marques, il n'a éprouvé aucune difficulté à s'imposer face à Alejandro Falla (6-2 6-1). En quart de finale, il a su parfaitement gérer un tour difficile en écartant un Robin Soderling à côté de son tennis (6-4 7-5). Sa victime en demi-finale n'a pu opposer beaucoup plus de résistance : Pablo Cuevas s'est incliné sur le score de 6-2 7-6.

Arrivé à Estoril à la 46ème place du classement ATP, Del Potro sera 32ème dès demain grâce à ce nouveau titre, le 9ème de sa carrière. Beaucoup voient en lui celui qui pourra barrer la route à Rafael Nadal dans les semaines à venir. L'avenir nous dira si le géant argentin est au point...ou pas.

Finale de Belgrade : Novak Djokovic bat Feliciano Lopez 7-6 6-2

Ici, pas de photo du serbe avec son joli trophée doré. Non, juste un carambar et picétou. Nan mais faut pas déconner ! Le mec est numéro deux mondial, invaincu depuis le mois de décembre, plein de confiance, détenteur du nouveau record du nombre de victoires d'affilée en début de saison et faudrait en plus lui donner une médaille parce qu'il gagne SON tournoi, chez lui, en affrontant personne ou presque ? Je refuse de participer au tressage intempestif de lauriers. Je lui en offrirai lorsqu'il aura remporté Roland Garros...

Bon, allez, une petite photo de Nole qui fait des bisous à son berlingot pour ses fans (qui depuis la nouvelle invicibilité de leur chouchou sont devenus globalement aussi susceptibles que ceux de Federer ou de Nadal et ne manqueront pas pour certains de penser que je les provoque...mais non, mais non...).

Trêve de plaisanterie, calembour et autre carambar. Petit rappel du parcours semé d'embuches de Novak. Quoi "quelles embuches ?" ? J'en dénombre 20 :

- embuche n°1 : Novak a été exempt du premier tour (normal).
- embuches n°2, 3, 4, 5 et 6 : les 5 jeux qu'il a perdus face à Adrian Ungur (6-2 6-3).
- embuches n°7, 8, 9, 10 et 11 : les 5 jeux qu'il a laissés à Blaz Kavcic (qui ?) en quart de finale.
- embuche n°12 : il n'a pas eu à disputer sa demi-finale, Janko Tipsarevic ayant déclaré forfait à cause d'une blessure à la cuisse.
- embuches n°13, 14, 15, 16, 17, 18, 19 et 20 : les 8 jeux que Feliciano Lopez a eu le mérite de lui prendre, de fort belle manière d'ailleurs.

Bref, il remporte son 23ème titre, le 5ème cette saison. Il succède ainsi à lui-même (naan, je déconne, même s'il a remporté la première édition de ce tournoi en 2009, l'année dernière il avait abandonné en quart de finale face à Filip Krajinovic, preuve que ce n'est pas parce qu'il est propriétaire de l'Open de Belgrade qu'il le gagnera à tous les coups, d'abord !). Donc, il succède à Sam Querrey, vainqueur 2010 de John Isner (cherchez les erreurs). Reste au serbe de passer aux choses vraiment sérieuses...

Morales du jour : 1) même lorsqu'on semble fini pour le tennis, personne n'a intérêt à nous enterrer trop vite et un tournoi (même de la catégorie des "carambars") est toujours le bienvenu, 2) même lorsqu'on semble maudit par les blessures et qu'on prend des plombes à digérer un titre du Grand Chelem, la patience paie toujours et un tournoi (même bla bla "carambar") est toujours le bienvenu ùais va falloir monter d'un cran quand même, 3) lorsqu'on domine le circuit depuis cinq mois, on entre réellement dans le cercle des grands et donc, on s'expose aux chatouillis des observateurs et...un tournoi estampillé "carambar", ne suffit pas..., 4) qui aime bien châtie bien...

A suivre, le récapitulatif des premiers matches du Masters 1000 de Madrid.

Crédit images :

samedi 6 juin 2009

Plus qu'une marche avant l'Histoire !

Ce vendredi, on a assisté à deux énormes demi-finales.
Je ne vais pas entrer dans les détails. Ce serait trop incomplet par rapport à tout ce qu'on a pris dans les mirettes !

Robin Soderling a dominé Fernando Gonzalez lors des deux premiers sets et de la première moitié du troisième avant de retomber dans ses travers, pas aidé, il faut le dire, par un Gonzalez qui a dû se dire "Mais merde ! Je ne peux pas passer à côté de ce match !" et qui a haussé son niveau de jeu.
Le quatrième set sera tout à la faveur du Chilien. Même topo lors du début du cinquième et ultime set avant que le Suédois, d'habitude si fragile, ne fasse preuve d'un mental hors norme et remonte son handicap pour coiffer Gonzalez au poteau et se qualifie pour la première finale de Grand Chelem de sa carrière. 3h28 de match : 6-3 7-5 5-7 4-6 6-4.

Même durée pour la deuxième demi-finale. On avait tremblé pour Roger face à Monfils, aujourd'hui, ceux qui soutenaient le Suisse ont réellement cru qu'ils allaient mourir !
Un match globalement ultra dominé par Juan Martin Del Potro et ses services canons. Tout a réussi à l'Argentin pendant le premier set. Un plutôt mauvais Federer a pu sauver les meubles lors du deuxième en dominant le tie-break avant de retomber dans ses travers lors du troisième set. A l'entame du 4ème set, on désespère mais Federer n'est pas un grand champion pour rien : il enclenche la seconde, breake Del Potro à plusieurs reprises. Il joue désormais sur un nuage et rien ne l'arrêtera, lui qui a enfin décidé de lâcher cette horrible pression qui repose sur ses épaules et délivrera enfin les coups dont lui seul a le secret. Del Potro gardera espoir pendant quelques jeux mais ne reverra plus le Suisse. 3-6 7-6 2-6 6-1 6-4.
Lors de la poignée de mains, Juan Martin sèchera même quelques larmes, réconforté tant bien que mal par Federer, tout comme dans le public, Mirka Vavrinec-Federer sèchera les siennes, pour d'autres raisons...

On en vient donc à mon propos. Roger Federer, 13 tournois du Grand Chelem, a toujours rêvé de remporter ce tournoi qui manque à son palmarès. Depuis plusieurs années, un homme et un seul lui barrait la route : Rafael Nadal. Dimanche dernier, un autre homme, Robin Soderling, a dégagé l'horizon du Suisse : il a coupé la tête du roi.
Depuis, tout le monde ou presque ne cessait d'affirmer à tort et à travers que l'édition 2009 ne pouvait décemment pas échapper à Federer.
Mais voilà, il faut retenir les leçons de ce que l'on observe. Il ne faut jamais perdre de vue que les choses ne se déroulent pas toujours comme on le croit. La défaite du tenant du titre nous avait pourtant rappelés à l'ordre, moi la première. La fameuse incertitude du sport...

S'il y avait une chose dont je pensais être certaine ou presque avant dimanche dernier, c'était la victoire de Nadal une nouvelle fois à Roland Garros. Mais s'il y a une chose dont je n'ai jamais été certaine, y compris depuis la sortie de Nadal, c'est que Federer soulèverait la Coupe des Mousquetaires.
Pourquoi ? Parce que Roger Federer est avant tout un coeur sur pattes. Je ne dis pas que Federer est un gentil petit bonhomme qui donnerait sa chemise au premier venu, qui verserait la moitié de ses revenus à ceux qui souffrent. Je ne parle pas de l'homme généreux ou pas. Je ne le connais pas. Mais ce que j'ai vu de son parcours depuis le début de ses années 2000, c'est que ce qu'il est devenu, il l'a travaillé. Roger, c'est d'abord quelqu'un qui a une haine irrépressible de la défaite, quelqu'un qui connait ses failles et ses forces et sait pertinemment ce qu'il peut faire...ou pas. Quelqu'un qui bout à l'intérieur et se contient, un homme profondément torturé.

Roger, c'est quelqu'un qui aurait probablement déjà gagné Roland Garros plusieurs fois si son meilleur ennemi, Rafael, n'avait pas été un tel monstre de terre battue. Et voilà que cette semaine, son principal obstacle se dissipe d'un coup, d'un seul.
Vous vous imaginez, vous et votre rêve, vous et votre putain de rêve qui se profile à l'horizon, vous et cette route dégagée, vous et votre connaissance de la moindre de vos failles, et surtout, vous et votre connaissance de votre supériorité par rapport aux adversaires restants (sans dénigrer Gonzalez, Del Potro et Soderling, il est évident qu'un bon Federer joue sur une autre planète) et enfin, vous et vos doutes, vous et cette quasi certitude qui vous susurre "C'est pour toi, tu ne PEUX pas, tu ne DOIS pas rater le coche", vous et cette saleté de pression qui fait qu'au moindre faux pas, vous pouvez comme vos plus sérieux adversaires, les Nadal et Djokovic, être éjecté de la compétition, d'un battement de cils ?
C'est probablement ce qui a fait que Roger a dû se dépétrer de situations plus que scabreuses, particulièrement ce vendredi.

Alors je vous le dis comme je le pense. Oui, Nadal ne se présentera pas sur le Chatrier ce dimanche et ça aurait été tellement plus "joli" que Roger remporte le titre face à lui. Oui, Djokovic non plus n'y sera pas. Oui, c'est Robin Soderling, spécialiste de surface dure qui tentera de contenir le Suisse. Mais qu'est-ce que je m'en fiche !
Roger, il galère tous les ans depuis quatre ans sur le Chatrier. Roger, il a lutté depuis le début de cette quinzaine. Roger, tout le monde ou presque ne cesse de creuser sa tombe depuis plus d'un an. Roger, il a un mental de fou quoi qu'on en dise, il a le jeu le plus beau, le plus ingénieux, le plus varié qu'on ait vu depuis bien longtemps (si ce n'est le meilleur mais là, je risque de froisser pas mal de monde et ce n'est pas le débat). Roger, il a envie, il est heureux de jouer et ça se voit. Roger, il mérite ce titre. Oui, il le mérite et il l'aura ! Enfin, j'espère... Sinon, c'est pas juste mais là, c'est la fan qui parle ;)
Allez Rodgeur ! Egale le record de Pete et surtout, deviens le plus grand, parole de Jean-Paul Loth !

En attendant, ne ratez pas la finale ce samedi à 15 heures "Dinara Safina-Svetlana Kuznetsova". La WTA passionne moins les foules mais vous aurez les meilleures joueuses de terre battue que le circuit féminin offre depuis quelques semaines. Un duel de cogneuses en apparence mais si on s'y attarde, on s'aperçoit que ces deux-là savent varier mieux que n'importe quelle joueuse en activité (excepté Amélie Mauresmo peut-être). Il sera intéressant de voir quelles tactiques seront adoptées...si le mental ne flanche pas de part et d'autre.

Crédit photo :
www.jamd.com

vendredi 5 juin 2009

Roland Garros : les demi-finales

Hier, un de mes rêves s'est concrétisé : Dinara Safina et Svetlana Kuznetsova se sont qualifiées pour la finale !
Safina, tout de même tendue, a battu Dominika Cibulkova en deux petits sets 6-3 6-3. Le score ne reflète pas vraiment la tension qu'a dû gérer la numéro 1 mondiale mais elle était bien au-dessus de la surprise slovaque de cette édition 2009.

L'autre surprise, australienne cette fois-ci, en la personne de Samantha Stosur, a poussé Kuznetsova jusqu'à la dernière manche. Cette dernière, plus solide et plus forte tout au long du premier set et de la moitié du deuxième, a raté le coche en milieu de match et s'est laissée embarquer dans une manche fatidique. La résistance australienne n'a au bout du compte été qu'un petit contretemps. 6-4 5-7 6-3.

Safina atteint ainsi sa deuxième finale d'affilée en Grand Chelem cette saison après sa finale calamiteuse à Melbourne contre Serena Williams et sa deuxième finale à Porte d'Auteuil après celle de 2008 qu'elle avait abandonnée à Ana Ivanovic. Une victoire à Paris lui permettrait d'asseoir définitivement sa domination sur le circuit et le trône de la WTA.
Kuznetsova quant à elle, atteint une nouvelle fois la finale de ce tournoi après 2006, année où la domination parisienne de Justine Henin l'avait empêchée de glaner un deuxième titre du Grand Chelem après celui acquis à l'US Open 2004.

Samedi, je serai sur le court Philippe Chatrier pour assister à ce match et je n'aurai aucune pression ni stress vu que l'une comme l'autre sont des joueuses que j'aime énormément. Tout bonus !
Un pronostic ? Safina en 3 sets.

Du côté des hommes, les demi-finales vont débuter dans quelques minutes.
Robin Soderling va affronter Fernando Gonzalez avant que Roger Federer (qui atteint pour la vingtième fois d'affilée une demi-finale de Grand Chelem !) ne tente de passer l'obstacle argentin, Juan Martin Del Potro.

Des pronostics ?
Gonzalez en 5 sets.
Federer en 4 sets...en espérant que je ne me trompe pas !

En attendant, je retourne à mon écran de télévision et à mon stress concernant Rodgeur ;)

Crédit photo :
www.jamd.com

samedi 22 novembre 2008

Une correction et une surprise

La finale de la Coupe Davis a commencé hier.
On a pu suivre les deux premiers simples opposant David Nalbandian à David Ferrer et Juan Martin Del Potro à Feliciano Lopez.

David Nalbandian bat David Ferrer 6-3 6-2 6-3
Tout de suite, l'ambiance est chaude bouillante. Le public est hystérique et les quelques supporters Espagnols sont très présents malgré les huées des Argentins.
On sent immédiatement que si Ferrer ne fait pas attention, il risque de se faire laminer. D'ailleurs, dès son premier engagement, c'est plus que compliqué: Nalbandian est agressif et lui met énormément de pression.
C'est sur sa deuxième mise en jeu qu'il va se faire breaker. Nalbandian joue aussi bien en toucher qu'en fulgurance. Il commet aussi beaucoup de fautes directes mais ses prises d'initiatives paient plus que la constance de l'Espagnol.
Il breake à nouveau Ferrer pour mener 5-2 mais lorsqu'il sert pour le set, il tremble un peu et sort deux énormes coups droits. Ferrer cédera néanmoins la manche dès son engagement suivant: alors qu'il cherchait de la longueur...son coup droit est trop long. 6-3 Argentine.

A l'entame de la deuxième manche, on constate que Ferrer doit sortir des coups énormes pour achever Nalbandian et enfin conclure les points. On le sent totalement débordé et sur ses mises en jeu, il vit un vrai cauchemar.
Nalbandian le breake tôt à l'issue d'un nouveau jeu très accroché sur un coup droit-fusil dans la lucarne. Hallucinant!
Par la suite, Ferrer revoit sa tactique et va enfin de l'avant pour refaire son retard. Malheureusement pour lui, il perd encore son engagement immédiatement. Tandis que Nalbandian assure sur ses mises en jeu, Ferrer galère encore et là, c'est le drame: il commet des double fautes et se précipite dans ses coups. 6-2 Argentine.

Dans le troisième set, Nalbandian domine clairement les débats. Il fait tout simplement joujou avec Ferrer et on se demande bien comment l'Espagnol va faire pour revenir.
Nalbandian est tout bonnement époustouflant, tant et si bien que Ferrer cède son engagement sur une énorme faute en coup droit.
Un ace, un service gagnant, un nouvel ace et un autre service gagnant crucifient Ferrer et offrent la victoire à l'Argentine. 6-3 6-2 6-3.
Argentine 1-0 Espagne.

Feliciano Lopez bat Juan Martin Del Potro 4-6 7-6 7-6 6-3
Sur le papier, Del Potro est largement favori. D'ailleurs, le premier set nous conforte dans nos impressions. Vite fait bien fait, l'Argentin le remporte 6-4. Lopez a raté quelques coups primordiaux et a cédé son service à une seule reprise, ce qui a suffi.

Mais la saison de Del Potro est bien longue, ses pieds souffrent le martyre, sa cuisse aussi, il s'est même mordu la langue à l'entrainement et...Lopez a enfin trouvé la constance qui lui faisait défaut et a envie. Impérial sur son service, magique à la volée, il remporte les deux manches suivantes au tie-break. 7-6 7-6 Espagne.

Dans la quatrième manche, Del Potro baisse de régime. Il est essouflé et dominé par Lopez qui le breake rapidement. Un dernier sursaut d'orgueil le fait débreaker mais en vain. Lopez était trop fort pour lui hier soir.4-6 7-6 7-6 6-3 Espagne.
Argentine 1-1 Espagne.

Et c'est tant mieux pour le spectacle et le suspense!

Ce soir, le match de double opposera la paire Verdasco-Lopez à la paire Calleri-Acasuso à 17h sur Sport+.

Crédit photos:
www.jamd.com

dimanche 26 octobre 2008

Ode à Monsieur Federer

Okay,je suis sortie et j'ai fait tout ce qu'un sportif ne se peut se permettre.En même temps,je ne suis pas dans la course au Masters,alors...Bref,ce soir,au milieu des nombreux Erasmus que nous accueillons à La Réunion,il n'y avait pas mon Serbe qui est fan de Victor Troicki (prononcer:" Victor Troitski") et de Jelena Jankovic mais peu importe,je me suis amusée mais j'ai quand même pensé à vous et au tennis...Je tiens à signaler que je passe pour une folle dans ma "communauté" qui ne comprend rien au réalités et subtilités tennistiques.Je ne leur jette pas la pierre parce que de mon côté,les nouvelles basées sur des "jardins utopiques" et les molécules et autres gastéropodes ne m'inspirent pas plus.

Passons,avant d'entrer dans le monde de la débauche,j'ai eu l'immense honneur de revoir Fedex à l'oeuvre.N'accélérons pas trop le cours des choses.D'abord,j'ai vu un Del Potro épuisé se faire laminer par un Nalbandian pas si brillant que ça.Ensuite,j'ai vu Soderling se faire huer par le public (quoi de plus normal?) et finalement l'emporter face à un Simon qui a tenu grâce à l'adrénaline mais un peu à court ce soir.J'ai vu des bribes du match franco-français entre Tsonga et Benneteau.Nous aurions tous adoré une finale Simon-Tsonga mais reconnaissons la régularité toute nouvelle de Soderling et l'envie,l'agressivité,la hargne de Benneteau qui a tant galéré ces derniers mois.Allez Julien!!

Ce qui nous stimule,nadaliens ou federiens,c'est l'état de forme de nos champions,alors,revenons à ce qui importe au-delà de tout,ce qui écrit l'histoire et qui fera que quand on sera vieux,on saoulera nos petits enfants avec l'époque bénite qu'on aura vécue avec Roger,Rafa,Andy et Nole.
Donc,la demi-finale Federer-Lopez.
Ca commence doucement avec ce petit truc marrant qui fait que chaque fois que Roger place un ace,le public opine avec ce petit ristus qu'ont les gens qui ont compris une blague alors que les autres peinent à la capter.
Très vite,on s'aperçoit que Lopez va devoir arrêter de jouer constamment à "je volleye,tu volleyes,il volleye,nous volleyons,vous volleyez,ils volleyent" parce que, si au départ le Suisse n'est pas bien réglé,très vite,il commence gentillement à le trouer.Cependant,les jeux de service de Roger ne sont pas de tout repos.Il ne passe que 37% de première balle.Mais ce qui complique la tâche de l'Espagnol,c'est que derrière chaque première balle passée,Roger est à 100% de réussite.Bref,dans l'ensemble,Lopez commet trop de fautes et se fait breaker permettant à Roger de mener 4-2.Premier set plié: 6-3.

Dans la deuxième manche,Roger breake d'entrée et commence un festival d'aces.Lopez est gavé par les services gagnants du Suisse et ça se voit.On croit même qu'il va pleurer à un moment mais finalement,il rit (la faute aux champi sans doute).Cependant,ce deuxième set est plus consistant.On a de beaux échanges,de très belles volées,un jeu tout en toucher et en subtilité.C'est quasi imperceptible,mais Federer joue sur un nuage.Il varie tout,remet tout,réussit presque tout.Quand il perd un point,c'est parce que Lopez a eu un éclair de génie.
Je ne dirai pas que c'est du Fedex.Là,c'est autre chose.Il y a comme un supplément d'âme,ce supplément que les federiens de la première heure soupçonnaient sans pouvoir lui donner un nom.Ce petit quelque chose qui émane d'un vase ébréché,qu'on pensait indestructible mais qui peu à peu s'est fêlé mais ne s'écroule pas.Quand il sait que de l'eau va lui être confiée,il résiste et ne croule pas sous son poids.Il sait pertinemment que sa prime jeunesse s'en est allée,mais il est tellement radieux,sa présence est tellement évidente,qu'il ne peut ni ne doit plier.6-3 6-2 Federer.

Ce soir je n'ai peut-être pas été drôle mais (hormis Deblicker) il n'y avait rien qui s'y prêtait.Subrepticement,Roger nous a servi un plat de fin gourmet.Une de ces douceurs qu'on dégustait sans nous en rendre compte et qui a pris de la valeur cette année.Souffrir avec lui,espérer encore et encore avec lui,soupirer avec lui,craindre avec lui et enfin réssuciter avec lui...que pouvions-nous faire d'autre?

Demain,ou plutôt cette après-midi,Roger affronte Nalbandian.Toutes mes pensées les plus profondes,les plus sincères vont vers lui et quand bien même il perdrait,quand bien même il perdrait toujours,ce voile fluet et si léger qu'il laisse derrière lui lors de ses moments de grâce suffiront toujours à me contenter.

Crédit photo:
www.smh.cm.au
Cette image a été choisie pour l'émotion que cet homme a pu transmettre lors de sa victoire à l'Open d'Australie 2006.

samedi 18 octobre 2008

MS Madrid: Jour 5

Okay,okay!Je suis un peu beaucoup à la bourre aujourd'hui.Mais c'est le week-end,et ne touchant pas les salaires faramineux de nos copains tennismen et ne ressentant pas le bonheur d'une victoire,je dois tout de même entretenir ma vie sociale et honorer au moins une des invitations qui m'ont été adressées cette semaine.En plus,j'ai été piquée par une abeille ce soir,alors un peu d'indulgence,camarades! :)
C'est parti pour la litanie quotidienne!

Andy Murray bat Gaël Monfils: 6-2 6-2 (wouch!)
C'est sur un faux rythme que le match commence.On s'observe.
Au petit jeu de la gueguerre des nerfs,c'est Monfils qui est le plus fort et breake d'entrée mais avec un service moins percutant que d'habitude et un Murray qui entre dans le court,le débreak est immédiat.Un peu plus tard,Gaël sauve magnifiquement trois balles de break mais le Britannique finit par conclure pour mener 4-2.Tactiquement,Murray domine Monfils et l'étouffe ce qui lui permet de remporter la première manche.
Dès le deuxième jeu de service du Français,Andy nous livre un festival de lobes.Gaël défend bien mais commet trop de fautes quand il a enfin l'avantage.Murray finit par arracher le break et mène 3-1.Il mènera même 4-1 immédiatement suite à un jeu de retour tout bonnement sublime.En dilettante lorsqu'il sert pour le match,Andy perd son service mais conclut le match sur le jeu suivant sur une double faute de Gaël.
Prochain adversaire: Roger Federer.

Roger Federer bat Juan Martin Del Potro: 6-3 6-3
Mea culpa!J'avais pronostiqué une défaite de Roger en trois sets.A ma décharge,Roger nous a tellement fait peur qu'on peut encore s'attendre à tout le concernant.Mais je vous promets de me flageller dès demain pour expier mes fautes :)
Roger entame le match pour la troisième fois en trois matches et je me dis qu'il a la tête des mauvais jours.Ca joue tout de suite très vite et on se dit que ça va se jouer à peu de choses.Beaucoup de cadence dans les échanges,plein de points gagnants rapidement.Les jeux de service ne sont pas de toute tranquilité et Del potro tient essentiellement grâce à sa première balle.Mais à 4-3 Federer,l'Argentin ne passe pas de première et le Suisse lui mettant la pression sur chaque deuxième balle,il se fait breaker sur une double faute.
Del Potro se rebiffe et malmène Roger lorsque ce dernier sert pour le set mais le Suisse est costaud.
Dans la deuxième manche,Del Potro continue de pilonner le revers de Federer et le pousse régulièrement à planter ses coups dans le filet.Son premier jeu est néanmoins compliqué alors que Roger,lui,contrôle le sien de bout en bout.A 2 jeux partout,Del Potro ne passe pas de première balle et laisse Roger prendre de l'avance dans ce jeu dont il lui fait cadeau sur une nouvelle double faute.Del Potro fait tout ce qu'il peut pour revenir au score mais tous les revers que Roger mettait dans le filet auparavant fonctionnent dans les moments cruciaux.Le Suisse a même l'insolence de conclure le match sur le service de l'Argentin grâce à une défense de génie.Roger est bel et bien là.J'ai du mal à y croire!Je croise les doigts pour lui demain.Je ne verrai peut-être pas les deux matches demain pour cause de maintien de vie sociale (encore!..).

Autres résultats:
Rafael Nadal bat Feliciano Lopez: 6-4 6-4
Gilles Simon bat Ivo Karlovic: 7-6 4-6 7-6 (Chapeau au Français!)

Tiers I Zurich:
Ana Ivanovic bat Petra Kvitova: 6-1 6-4
Venus Williams bat Francesca Schiavone: 6-3 6-3
Medina-Garrigues bat Victoria Azarenka: 4-6 6-3 Abandon
Flavia Pennetta bat Katarina Srebotnik: 7-5 6-2


Crédit photos:
www.thermocaster.com
www.sportvox.fr

jeudi 16 octobre 2008

MS Madrid: Jour 4 (partie I)

Les huitièmes de finales promettaient et à vrai dire,aujourd'hui,ça a commencé trèèèès lentement.

Gilles Simon bat Robby Ginepri: 6-7 6-4 7-6
Commençons par le pensum du jour.Je vous avoue que je me suis totalement endormie devant ce match et du coup j'ai dû rater deux bons gros sets.
Le premier set avait été remporté par l'Américain au tie-break et le deuxième par le Français.
J'ai pu voir la fin du dernier set.Les échanges sont d'une lenteur assassine,Simon continue sa petite mayonnaise,Ginepri ne cesse d'arrondir.Tout ça pour en arriver au moment où Simon a breaké et sert pour le match.Ginepri débreake et le pousse à un jeu décisif.Après avoir sauvé deux balles de match,le Français s'impose en plus de 2h30 de jeu.
Prochain adversaire: Ivo Karlovic ou Novak Djokovic.

Juan Martin Del Potro bat David Nalbandian: 6-4 6-2
Voilà une rencontre qui nous change des deux zigottos d'avant.Les échanges sont vifs,puissants et lourds.Nalbandian commence le match en commettant trop de fautes et se fait breaker dès le premier jeu sur un fabuleux passing de Juan Martin.Les balles de Juan sont lourdes.Nalbandian fait encore des cadeaux par la suite et se fait encore breaker.Il finit par se régler et refait une partie de son retard grâce notamment à un coup droit croisé en bout de course et un superbe lobe.mais Del Potro a compris qu'il fallait qu'il dicte le jeu et ainsi,balade son compatriote.Le dernier point du set est tout simplement royal.
Le début du deuxième set est un copier-coller du premier.Nalbandian concède son service d'entrée.Plus tard,il aura des occasions de revenir mais il est dominé dans l'échange et ne concrétise rien.Sonné par des actes manqués,il cède à nouveau son engagement.Del Potro n'a plus qu'à dérouler.La balle de match a également été sublime.
Prochain adversaire: Roger Federer ou Jo-Wilfried Tsonga.

Gaël Monfils bat Andy Roddick: 6-4 3-6 6-3
Dès le départ,Monfils parvient à contrer le service puissant de Roddick et breake dès le 3eme jeu du set.Roddick en brise sa raquette.Il tente d'être plus agressif et d'avancer dans le terrain mais n'est pas assez incisif.Monfils empoche alors la première manche.
Roddick peine encore en fond de court dans le deuxième set et n'arrive pas à déborder Gaël.Il est contraint de prendre beaucoup de risques.Il se procure une balle de break mais Gaël l'écarte.Il jette à nouveau sa raquette et se frustre davantage.Mais à force de persévérance,il breake enfin en sevant mieux,en étant encore plus offensif et surtout en retournant mieux.
Dans la dernière manche,Monfils est lent et n'arrive pas à reprendre ses appuis correctement mais il parvient à pousser Roddick à effectuer des volées délicates.Andy martyrise une fois de plus sa raquette.En difficulté sur son jeu de service suivant, il s'en sort suite à un point splendide gagné au filet.A 4/3,Monfils délivre trois énormes passings et breake Andy au meilleur moment,juste avant de servir pour le match.Dégoûté,Roddick échoue à son tour après Ferrer et Davydenko.
Prochain adversaire: Andy Murray.

Autres résultats:
Feliciano Lopez bat Stanislas Wawrinka: 6-4 6-4
Andy Murray bat Marin Cilic: 7-5 7-6
Rafael Nadal bat Rchard Gasquet: 6-4 6-2

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mercredi 15 octobre 2008

MS Madrid: Jour 3 (partie I)

Au bord de l'overdose,je suis tout de même sur le pont pour vous conter le monde enchanté du tennis.

Jo-Wilfried Tsonga bat Marcel Granollers-Pujol: 3-6 6-3 7-6
L'entame du match du Français est convaincante mais très vite,il s'enflamme et rate une volée puis balance un grand coup droit dans le filet,donnant le break à l'Espagnol.Ce dernier est intraitable sur sa mise en jeu et très efficace au filet.Lorsqu'il sert pour le set,Jo le met sous pression et obtient des balles de débreak mais il reste solide.
Dans la deuxième manche,Jo s'efforce d'aller au filet lorsqu'il sert et oppresse un peu plus Granollers sur son service et réalise enfin le break pour mener 3-0 rapidement,avance qu'il gardera jusqu'à la fin de la manche.
Jusque là,on assistait à un match un peu poussif et ennuyeux dans lequel Jo semble lourd dans ses déplacements et un Granollers qui ne joue pas mal mais n'est pas transcendant et se fait parfois déborder.L'intensité est alors enfin au rendez-vous.Granollers breake à 4-3 en étant sur absolument toutes les balles mais il n'arrive pas à conclure le match et grâce à deux superbes smashes,Jo débreake.Lors du jeu décisif,Tsonga se montre plus costaud et décroche une qualification dans la douleur.
Prochain adversaire: Roger Federer ou Radek Stepanek.

David Nalbandian bat Tomas Berdych: 6-2 6-7 6-1
Au vu du match éclair de Berdych contre Schuettler,on pouvait penser qu'il donnerait du fil à retordre à Nalbandian.Que neni.A part un deuxième set accroché qu'il décroche au tie-break,Berdych s'est fait balader par l'Argentin.
Dès le premier set,David affiche un gros niveau de jeu et lamine le Tchèque.
Dans le deuxième,status quo jusqu'à ce que Berdych le gagne 7 points à 5.
Enfin,dans le troisième set,Nalbandian breake d'entrée,il joue tout en demi-volée,ne recule jamais;il lit très bien le service de son adversaire et retourne parfaitement.Berdych est poussé à la faute.Double break.On rencontre alors un Nalbandian rigolard qui joue très bien et qui le sait.D'ailleurs,il remporte le match sur un ultime coup droit long de ligne,tout simplement sublime.
Prochain adversaire: Juan Martin Del Potro.

Gaël Monfils bat Fernando Gonzalez: 6-3 6-4
Il y avait comme un goût de déjà-vu.Ces deux-là s'étaient affrontés la semaine dernière en 1/4 de finale du tournoi de Vienne et Monfils s'était imposé en deux manches tandis que Fernando implosait.Aujourd'hui,c'était la même chose,en mieux!
Dès le début du match,Gonzalez commet beaucoup de fautes et Monfils le tient loin de sa ligne de fond de court.Monfils breake logiquement et Fernando jette sa raquette qui ne casse pas :)Le Français réalise en set excellent autant sur le plan tactique que sur le plan technique.
Dans le deuxième set,Gaël garde sa constance et break le Chlien d'entrée.Ce dernier est lui-même totalement affligé par l'atroce qualité de son jeu.Estimant qu'un des juges de ligne n'a pas les yeux en face des trous,il l'humilie gentillement publiquement.S'en suit un gros moment de solitude pour le juge...Bonne ambiance,quoi!Pendant ce temps-là,Gaël continue de dérouler et boucle ce match en à peu près une heure.
Prochain adversaire: Andy Roddick ou Tommy Robredo.

Novak Djokovic bat Victor Hanescu: 6-7 7-6 3-1 Abandon.
Alors que le premier set est remporté par le Roumain au tie-break 10 points à 8,il garde un incroyable niveau dans le deuxième avec en prime,une belle vision du jeu.Djokovic est régulièrement en danger sur son service.Le Serbe met le turbo sur le dernier jeu du set en allant chercher deux balles de break mais Hanescu se reprend et le pousse à un nouveau jeu décisif.Novak égalise à un set partout suite à un mauvais choix tactique de Hanescu.
Au début du dernier set,Hanescu fait appel au kinésithérapeute pour une douleur aux adducteurs et à son retour au jeu,il se fait breaker,laisse Djokovic gagner son service et abandonne.Le n°3 mondial a eu très chaud.Il est passé à deux points de la défaite.Il va falloir se reprendre!
Prochain adversaire: Ivo Karlovic.

Juan Martin Del Potro bat Jarkko Nieminen: 6-2 4-2 Abandon.
Del Potro domine le premier set grâce à sa puissance et le remporte rapidement.
Dans le set suivant,le jeu se rééquilibre un peu en raison d'un joli revers retrouvé par Nieminen mais le Finlandais semble souffrir de la cuisse et se fait breaker.Il préfère se retirer et laisse l'Argentin se diriger vers un duel au sommet.
Prochain adversaire: David Nalbandian.

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