Pas une finale en plus de deux mois, pas un titre en plus de six mois, des défaites qui vous ruinent le moral et voilà qu'il renait à Madrid (6-4 6-4).
Les plus pointilleux vous diront que ce n'est pas le grand Nadal qui s'est présenté face à Federer aujourd'hui et ils auront raison mais plutôt que de déprécier la victoire du Suisse, il faut garder ce qui ressort de positif de cette finale.
D'abord, pour la première fois depuis très longtemps, je suis heureuse un dimanche. Et une Madame Tursunov contente, c'est toujours profitable, non ? ;)
Ensuite, le jeu de Roger était en place.
Un service percutant, régulier, des zones très variées.
Un coup droit qui a retrouvé de son efficacité et de sa fulgurance. Encore quelques coups droits qui se baladaient du côté de la bâche mais la plupart du temps, c'était le lift de Nadal qui martyrisait ce coup.
Un revers solide toute la semaine qui n'a pas flanché aujourd'hui, au contraire. Il a encore réalisé de belles frappes grâce à lui. Comme quoi, étant forcé de jouer beaucoup plus de revers que de coups droits "à cause" du traitement que lui infligent ses adversaires, Federer progresse de ce côté-là.
Un jeu en toucher ultra-efficace. Il avait délivré de belles amorties hier face à Del Potro. Aujourd'hui, elles ont été tout aussi opportunes.
Un jeu d'attaque qui paie. Agressif, constamment porté vers l'avant, Roger a compris (ou plutôt, a réussi à mettre en place cette tactique) qu'il devait jouer les lignes et attendre le bon moment pour prendre le filet d'assaut, quitte à manger quelques passings.
Un mental qui ne flanche pas. Et quelque part, c'est le plus rassurant. Lorsqu'en fin de deuxième set ses supporters tremblaient à l'idée de revivre le même scénario que lors de ses dernières défaites face à ses trois grands rivaux, il a tenu bon et a enfin su conclure la partie. C'est de bon augure pour une éventuelle relance de la dynamique federienne.
Et Nadal dans tout ça ?
Rincé, pas en place et commettant beaucoup de fautes. Mais tout cela est totalement normal au vu de sa demi-finale livrée. Le public et les observateurs garderont surtout en tête le match monumental qu'il leur a offert hier.
Quels enseignements tirer de cette finale ?
Un Nadal fatigué peut être battu et un Federer en place peut tenir son rang et déjouer les pronostics.
Maintenant, je reste sceptique quant à l'impact que ce résultat pourrait avoir sur Roland Garros.
Il s'agira d'un Grand Chelem, le royaume de Rafael Nadal, en cinq sets, avec plus de récupération entre chaque match. Une toute autre histoire, en somme !..
Ah ! Et un grand merci à la gagnante du jour, Dinara Safina qui avec sa fraicheur et sa nouvelle envergure donne un peu d'épaisseur au circuit WTA.
NB : Grâce à ce titre, Roger Federer garde Andy Murray à bonne distance dans le classement ATP. Il rejoint Rafael Nadal dans le nombre de Masters 1000 (ex Masters Series) remportés (15). Tous les deux se placent dans la course au 17 titres d'Andre Agassi.
Dinara Safina quant à elle, creuse son avance semaine après semaine.
Crédit photo :
www.jamd.com
Les plus pointilleux vous diront que ce n'est pas le grand Nadal qui s'est présenté face à Federer aujourd'hui et ils auront raison mais plutôt que de déprécier la victoire du Suisse, il faut garder ce qui ressort de positif de cette finale.
D'abord, pour la première fois depuis très longtemps, je suis heureuse un dimanche. Et une Madame Tursunov contente, c'est toujours profitable, non ? ;)
Ensuite, le jeu de Roger était en place.
Un service percutant, régulier, des zones très variées.
Un coup droit qui a retrouvé de son efficacité et de sa fulgurance. Encore quelques coups droits qui se baladaient du côté de la bâche mais la plupart du temps, c'était le lift de Nadal qui martyrisait ce coup.
Un revers solide toute la semaine qui n'a pas flanché aujourd'hui, au contraire. Il a encore réalisé de belles frappes grâce à lui. Comme quoi, étant forcé de jouer beaucoup plus de revers que de coups droits "à cause" du traitement que lui infligent ses adversaires, Federer progresse de ce côté-là.
Un jeu en toucher ultra-efficace. Il avait délivré de belles amorties hier face à Del Potro. Aujourd'hui, elles ont été tout aussi opportunes.
Un jeu d'attaque qui paie. Agressif, constamment porté vers l'avant, Roger a compris (ou plutôt, a réussi à mettre en place cette tactique) qu'il devait jouer les lignes et attendre le bon moment pour prendre le filet d'assaut, quitte à manger quelques passings.
Un mental qui ne flanche pas. Et quelque part, c'est le plus rassurant. Lorsqu'en fin de deuxième set ses supporters tremblaient à l'idée de revivre le même scénario que lors de ses dernières défaites face à ses trois grands rivaux, il a tenu bon et a enfin su conclure la partie. C'est de bon augure pour une éventuelle relance de la dynamique federienne.
Et Nadal dans tout ça ?
Rincé, pas en place et commettant beaucoup de fautes. Mais tout cela est totalement normal au vu de sa demi-finale livrée. Le public et les observateurs garderont surtout en tête le match monumental qu'il leur a offert hier.
Quels enseignements tirer de cette finale ?
Un Nadal fatigué peut être battu et un Federer en place peut tenir son rang et déjouer les pronostics.
Maintenant, je reste sceptique quant à l'impact que ce résultat pourrait avoir sur Roland Garros.
Il s'agira d'un Grand Chelem, le royaume de Rafael Nadal, en cinq sets, avec plus de récupération entre chaque match. Une toute autre histoire, en somme !..
Ah ! Et un grand merci à la gagnante du jour, Dinara Safina qui avec sa fraicheur et sa nouvelle envergure donne un peu d'épaisseur au circuit WTA.
NB : Grâce à ce titre, Roger Federer garde Andy Murray à bonne distance dans le classement ATP. Il rejoint Rafael Nadal dans le nombre de Masters 1000 (ex Masters Series) remportés (15). Tous les deux se placent dans la course au 17 titres d'Andre Agassi.
Dinara Safina quant à elle, creuse son avance semaine après semaine.
Crédit photo :
www.jamd.com
