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lundi 4 juillet 2011

Dossard numéro 25

25. Novak Djokovic devient le 25ème numéro un de l'ATP depuis la création du classement. Il succède à Rafael Nadal. Depuis vendredi, les tractations allaient bon train : vainqueur de Jo-Wilfried Tsonga, Djokovic était d'ores et déjà assuré de monter sur le trône aujourd'hui mais une défaite en finale face à Nadal n'en ferait qu'un numéro un de pacotille. Hier, il a cloué le bec à pas mal de monde...

Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu une finale de Grand Chelem aussi tendue. Loin des inspirations habituelles et des combats de titans, on a assisté à la guerre des nerfs. Premier acte : Rafael Nadal, victime préférée de Djokovic en finale depuis 5 mois, nous fait le coup du taureau volontaire à grands coups de coups droits long de ligne et de sautillements. On s'aperçoit très vite que cela ne sert strictement à rien. Novak ne joue pas en marchant ni en courant. Ce mec gambade ! Toujours idéalement placé, il joue toujours le coup juste et ne surjoue pas. Nadal ne parvient jamais à le déborder et n'étant pas un attaquant "de naissance", il s'embourbe dans des filières stériles. C'est simple, Novak fait tout mieux que lui cette année. C'est ainsi que les deux premiers sets se sont écoulés avec une aggravation de la situation dans le deuxième, Nadal se mettant à forcer ses coups et à faire des fautes inhabituelles (6-4 6-1).

Mais on ne gagne pas 10 GC en ayant un mental de brêle alors sans forcément jouer extraordinairement, Nadal écrit le deuxième acte : il lui suffit de se montrer toujours présent pour que Djokovic sorte du match. Le bras tremblotant, le placement approximatif et des fautes à la pelle. Voilà ce qui lui vaudra de voir le 3ème set filer (6-1). 

Généralement, lors d'une finale, lorsque les deux compères ont tour à tour semblé fébriles, on s'attend à ce qu'ils finissent par se relâcher et nous offrir un beau jeu simultanément. Que nenni. Les nerfs ont marqué ce match au fer blanc. Le 4ème set est encore plus tendu mais c'est le Serbe qui tire son épingle du jeu rapidement...avant de rendre le break dès le 4ème jeu. La fin du match est incertaine et il se produit une chose que je n'avais jamais vue en finale de Grand Chelem : Rafael Nadal craque et offre son jeu de service à 4-3 en faisant une double faute et trois fautes directes...Le bras de Djokovic tremblotte au moment de conclure mais pas assez. 3ème titre du Grand Chelem pour le Serbe, le premier hors des terres australiennes, le titre le plus prestigieux inscrit à son palmarès. La manière idéale de fêter sa montée sur le trône.

Et la suite ? Novak a de fortes chances de finir l'année numéro 1. Sauf accident ou énorme contre-performance, il se présentera comme favori à New York. Mais ce joueur a atteint une telle plénitude et ne semble jamais surjouer alors je ne serais pas étonnée qu'il nous fasse une fin d'année tonitruante...avant d'entamer le long processus de sauvegarde de points en 2012.
Quant à Nadal, sa meilleure période vient de se terminer et devant lui se trouve la fin de saison, période lors de laquelle il a toujours ou presque eu du mal à maintenir un bon niveau de jeu, constant. Sans parler du mental qui doit tout de même avoir pris un bon coup.

Que retenir de cette passation de pouvoir ? Eh bien, qu'il fut un temps où Rafael Nadal posait un problème insoluble à son patron, Roger Federer. Aujourd'hui, c'est lui qui ne parvient pas à résoudre l'équation Djokovic. Je lis depuis hier un peu partout que c'est Nadal qui a mal joué hier. Certes, mais pourquoi ? Parce qu'en face, on ne lui a jamais laissé l'occasion de s'exprimer. En face, aucun coup plus faible ne lui a permis de trouver la faille. L'arroseur arrosé. Ainsi va le sport.

Quant à la finale dames qui s'est déroulée samedi, j'ai été très heureuse que Petra Kvitova s'impose. Certains auraient préféré le "prestige" d'une victoire de Maria Sharapova mais les faits étaient là avant même que la première balle ne soit jouée : sur les derniers mois, elle était une meilleure joueuse que la Russe. 

La Tchèque gagne à être connue : un service efficace, un coup droit fulgurant, un revers très profond, des angles impressionnants, une variété dans les coups assez rare et une intelligence du jeu bluffante. Mentalement, on demandait des preuves. Elle en a données hier en ne tremblant pas pour conclure. Et elle nous a gratifié de la marque des championnes : ace sur balle de match. 6-3 6-4. Une leçon de tennis donnée à la monolithique Russe.

Et après ? Nous sommes nombreux à l'avoir observée ces derniers mois et à penser que la future patronne de la WTA c'est elle. Multisurfaces, solide, elle en présente en tous cas toutes les garanties. En espérant qu'elle ne s'écroule pas comme beaucoup d'autres avant elle...

lundi 6 juin 2011

Roland Garros : acte final

Les finales Nadal-Federer, notamment à Roland Garros, nécessitent toujours un peu de recul pour être commentées. On se doit de passer outre l'énorme déception que les défaites suisses procurent et l'irrésistible envie de fracasser le bras droit de l'Espagnol lorsqu'on est passionné par Roger Federer. L'avant match, le déroulement du match et son après font passer les supporters de l'Helvète par des phases proches de la schizophrénie avant qu'il ne revienne à la réalité, presque toujours dure. Gueule de bois...

L'avant-match

Cette année, Roger Federer ne devait pas affronter Nadal en finale. Il n'est plus numéro 2, Novak Djokovic proposait un niveau stratosphérique et honnêtement, personne n'y croyait. Coutumier du fait, Federer nous a encore fait le coup de la renaissance : un match dantesque en demi-finale, parfait sur tous les tableaux le propulse en finale. Ainsi réagit le cerveau du fan du suisse : 

Réaction numéro 1 (dite du comptable) : "Ah non ! Si c'est pour se faire détrousser encore une fois dimanche face à Nadal, autant que Djoko y aille. Il a plus de chances de barrer la route à l'Ibère"

Réaction numéro 2 (dite du paradis retrouvé) : "Ah ben merde alors...C'est qu'il joue bien Rodgeur...très très bien même ! On l'a retrouvé ! Vas-y ! Dégomme-moi ce Serbe qui s'y croit ! Montre-lui le chemin qu'il reste à parcourir !"
Réaction numéro 3 : "YYYYYYEEEEEEESSSSSSS ! Il l'a dégagéééééééé !!! Merde...dimanche y aura Nadal..."

Réaction numéro 4 (dite du schizophrène) : "Bon, ça y est. J'ai fait le tour des pronostics. Il y en a qui voient Rodgeur gagnant donc rien n'est perdu. Et puis y a tous ces signes...Oui, mais ce lift sur son revers...Oh non...Oui, mais Fed peut jouer agressif et puis Nadal doute en ce moment ! Mais je peux pas espérer...Non ! J'peux pas, je vais encore déprimer...Mais si il gagne, ce serait énoooorme !! Allez Rodg' !!!"

A ce moment-là, le fan de Federer n'en peut déjà plus d'attendre alors qu'on n'est que samedi matin. Lorsque la finale commencera le lendemain à 15h, il sera passé par toutes ces phases, en boucle. Il arrive devant sa télé totalement lessivé. Il a même zappé sur France 2 une heure et quart avant pour écouter Laurent Luyat et Tatiana Golovin débiner des conneries. Il est très très tendu et quand la première balle est jouée, il n'y croit plus du tout ou si peu...

Pendant le match

Rafael Nadal semble tendu, le visage très fermé. Ses coups ne sont pas en place, il fait des fautes inhabituelles, il crée encore moins que d'habitude. Il est dominé par un Roger Federer qui l'agresse constamment, ne rate rien. Puis, comme souvent, l'Espagnol entre dans son match et passe en mode "destructeur". En face, une phase d'anesthésie puis une de rébellion puis une autre la tête sous l'eau avant de sauver l'honneur et de sombrer enfin. Réactions du fan du Suisse :

Réaction numéro 1 (dite du coach qui y croit mais qui connaît son poulain par cœur) : "C'est bien Rodgeur ! C'est bien. Agresse-le. C'est la bonne tactique. Lui donne pas d'air. Casse-lui le moral tout de suite. Je suis sur(e) qu'il va pas réussir à conclure...Je vais prendre un Lexomil"

Réaction numéro 2 (dite de celui qui sait, pourtant, mais qui ne veut pas y croire) : "Et voilà ! J'en étais sur(e) ! L'aut' il commence à parpiner ! Revers, revers, revers, revers ! Il connaît que ça ! Pfff. C'est de la merde, oui !"

Réaction numéro 3 (dite de l'agonisant masochiste) : "Que ce calvaire se termine le plus vite possible, je vous en supplie...Fed est ruiné mentalement. Il crée plus rien, il joue plus, il y croit plus...J'en ai marre d'avoir de l'espoir à chaque fois et d'être douché(e)"

Variante (dite de celui qui ne veut pas subir mais qui ne pourra s'empêcher de revenir vite voir si le vent a tourné) : "J'en ai ras le cul je vais faire un tour au parc. Pas moyen que je regarde cette purge"
Réaction numéro 4 (dite du sursaut d'orgueil): "IL A GAGNE LE 3EME SET !! Miracle !! COME ON RODGEUR !"

Réaction numéro 5 (dite du résigné) : "Bon, ben, double break, j'crois que c'est bon, hein. On a compris...Va comprendre pourquoi il perd ses jeux de service alors qu'il jouait à nouveau parfaitement !..Toujours la même histoire...Ça devient sérieusement gavant..."

L'après-match

Rafael Nadal a soulevé sa coupe, Roger Federer s'est bien battu mais n'a rien pu faire. Le fan de ce dernier est dans une phase neurasthénique tout comme les forums tennis. Il n'y a que les forums nadaliens qui sont en ébullition. Ailleurs, lorsque les forums sont federiens ou de tout bords, il y a à peine vingt commentaires. Abasourdis, comme à chaque premier dimanche de juin ou presque, il leur faudra quelques heures, quelques jours pour certains, pour avoir moins mal.

Certains seront blasés et dégoûtés par le jeu que propose systématiquement Nadal (c'est mon cas). Certains jugeront Federer en lui conseillant de, au choix, changer son revers, changer de coach, changer de tactique, changer de mental, changer de coup droit, changer de smash, changer de slip et qu'ils lui en veulent (ce n'est pas mon cas). Certains se contenteront de dire qu'il a beaucoup mieux joué que lors des précédentes finales (c'est mon cas). D'autres jureront tous les dieux qu'ils ne regarderont plus de tennis jusqu'à ce que Nadal prenne sa retraite (mais on sait tous qu'ils ne tiendront pas bien longtemps...). Enfin, beaucoup diront qu'ils ne lui en veulent absolument pas, qu'il reste le plus grand et qu'ils l'aiment malgré tout. C'est mon cas. 

Rafael Nadal a mérité son titre parce qu'il a un mental hors du commun. Je ne pense pas qu'il l'ait mérité de par son jeu qui, cette année, était pauvre, peu créateur, ultra défensif et très sécuritaire. Comme on dit, un match ne fait pas l'autre et comme souvent, la finale n'a pas été le plus beau spectacle de la quinzaine. Et le vainqueur, bien que méritant puisque tenant du titre et meilleur joueur de l'histoire de la terre battue, n'était pas celui qui le méritait le plus. Je ne peux pas vraiment voir les choses autrement puisque je suis federienne ;)

Concernant la finale dames, félicitations à Na Li, première asiatique à offrir un Grand Chelem à son continent. Solide, fluide, agréable à regarder jouer, elle n'a fait qu'une bouchée d'une Francesca Schiavone tendue, débordée et pas très bonne tactiquement.

Crédit image :
www.gettyimages.com

samedi 4 juin 2011

Stratosphérique !

Il y a des matches qui vous propulsent loin, très loin. Il y a des matches qui vous rappelent pourquoi Roger Federer est immense, pourquoi Novak Djokovic n'est pas un usurpateur. Il y a des matches qui vous déposent sur un nuage et vous donnent envie de faire des bisous à tout le monde. Il y a des matches qui vous rendent meilleur, tout simplement. Et la demi-finale que le Suisse et le Serbe nous ont offerte en est la plus belle preuve.

Je ne reviendrai pas sur les détails de cette rencontre tant elle a été relatée dans la presse et sur tous les forums durant les douze dernières heures. Je vous conseillerai juste quelques articles qui valent le détour : celui de l'exceptionnelle Sophie Dorgan de L'Equipe, un article étonnant du Monde ainsi que le classique compte-rendu du faux blog de Marc Rosset (le 6ème paragraphe est tout bonnement exceptionnel). Pour finir, l'intégralité de l'interview d'après-match du vainqueur.

En résumé, je remercie Novak Djokovic et surtout Roger Federer pour les frissons et l'émerveillement que j'ai ressentis hier. J'ai rarement assisté à une rencontre d'une telle intensité. Il n'y a pratiquement pas eu de moment de flottement et qu'est-ce que ça fait du bien ! Chapeau pour le fairplay et la combativité serbe, énorme révérence à Monsieur Federer, l'incarnation du tennis !

Quant à l'autre demi-finale, pas grand chose à en tirer...Un Rafael Nadal qui a retrouvé sa longueur de balle et sa mobilité. Un Andy Murray totalement à la rue tactiquement avec un coup droit de fillette...Le premier set était assez intéressant, le deuxième un peu moins mais bien meilleur à la fin, le dernier totalement soporifique, criblé de fautes étranges et d'un Ecossais qui n'y croyait plus depuis longtemps. Heureusement que ce match avait été programmé avant le match d'anthologie qui a suivi : le contraste aurait été incroyablement déprimant !..

Petit coup de gueule : c'est un scandale que les organisateurs aient décidé de commencer ces demi-finales à 14h pour permettre aux V.I.P de déjeuner tranquillou. Franchement, j'emmerde les people qui ne paient même pas leurs places et gouvernent trop souvent les évènements français et je conchie encore plus les organisateurs du tournoi qui ne pensent qu'en terme d'audimat et de prestige à la con.
Voici un commentaire qui illustre parfaitement ma pensée :  "Qu'est-ce que j'aimerais bien les baffer les mecs qui ont fait la prog'... Ils ont dit... "on assume". C'est facile de dire ça... Moi, je vais chier sur les pompes d'un flic et je vais aller au mitard mais j'assume. Argh bande de gros cons... ça m'énerve !!" (copyright Decoturf). On a frolé la catastrophe et le report d'une éventuelle cinquième manche à ce samedi après-midi.
L'élégance de nos pensées est à la hauteur du peu de considération que les huiles de Porte d'Auteuil accordent aux professionnels du tennis...

Un pronostic pour la finale ? Nadal en 4 sets.

Maintenant, place à la finale dames qui opposera Francesca Schiavone à Na Li.
Na Li est la première Chinoise à atteindre la finale de Roland Garros et disputera sa deuxième finale de Grand Chelem d'affilée tandis que Francesca Schiavone tentera de remporter un deuxième sacre à Roland Garros.
En demi-finale, Na Li a étrillé Maria Sharapova en deux sets. Même tarif pour Marion Bartoli face à l'Italienne Schiavone.
On espère assister à une belle finale, auréolés que nous sommes des sentiments bisounoursiens qui nous emplissent depuis le match fabuleux qu'on a savouré hier...

Un pronostic ? Schiavone en deux sets.

En attendant la finale de demain, savourez la surexcitation des commentateurs de la TSR et les highlights du Roger Federer-Novak Djokovic.

Crédit photo :

dimanche 8 mai 2011

E-NOR-ME !

Tout simplement énorme ! C'est le seul mot qui me vient à la bouche, moins d'une demie heure après la victoire de Novak Djokovic sur Rafael Nadal en finale du Masters 1000 de Madrid.
Aujourd'hui, le serbe a débuté la partie pied au plancher (double break à coup de balles ultra longues, d'angles improbables et de retours de service assassins) avant de se faire remonter à 5-3. Ce petit retard accompagné d'une légère baisse de concentration ne l'a pas empêché de conclure le set 7-5.

Dans le deuxième set, Nadal tente de raccourcir les échanges : jouer son jeu, embarquer son adversaire dans des échanges sans fin, mettre du poids dans sa balle, rien n'y fait. Face à ce Djokovic là, rien ne fonctionne. L'espagnol opte pour les coups gagnants qui, on le sait, ne fleurissent pas sur commande. 27 fautes directes, ses statistiques de fin de match, statistiques anormales chez le métronome et le très sécuritaire numéro un mondial. Les jeux sont très accrochés mais celui qui fait le plus mal, c'est bel et bien Novak. A 5-4, service Nadal pour rester dans le match, le serbe nous gratifiera de coups de fusil témoignant de son engagement physique et mental. Il voulait ce titre et c'est en agressant constamment l'espagnol qu'il l'a décroché.

Ce soir, Rafael Nadal a été battu pour la troisième fois d'affilée par Novak Djokovic en finale de Masters 1000. Les fois précédentes nous avaient livré des matches en trois sets ; cette fois, deux sets auront suffi.
J'ai lu ça et là que Nadal ne donnait pas l'impression d'être au top tennistiquement parlant et c'est quelques fois, notamment hier, l'impression que j'ai eue. Mais à bien y réfléchir, je me suis dit que plusieurs choses pouvaient expliquer cette impression : soit Nadal n'est plus le monstre qu'il a été en 2008 sur terre battue et il ne le redeviendra jamais et devient donc "prenable", soit les conditions de jeu de Madrid (altitude, terre moins lourde, rebond plus haut) ne lui conviennent pas particulièrement (or, depuis que le tournoi de Madrid se joue sur terre battue, Nadal a toujours atteint la finale et a été titré l'année dernière et il gagne aussi sur des courts en dur alors...), soit ce sont les jeux proposés par Djokovic aujourd'hui, Federer en 2009 et par moments hier et par Del Potro sur dur, sont des jeux qui l'inhibent et l'empêchent de s'exprimer pleinement.
En tous cas, je penche plus pour cette dernière explication, teintée d'un peu de la première. C'est la façon dont ses opposants le dominent qui le montre sous un jour plus ordinaire.

Rafael Nadal voit donc sa série de 37 victoires sur terre battue stoppée (dernière défaite qui remontait à Roland Garros 2009 contre Robin Soderling). Novak Djokovic quant à lui voit sa fabuleuse série de victoires continuer. 32. Rafael Nadal s'ajoute à la longue liste des victimes du serbe. Récapitulatif du parcours indécent de Novak depuis le début de la saison (les tops 10 sont en italique / le forfait de Janko Tipsarevic à Belgrade n'est pas comptabilisée dans la série) :

Open d'Australie (Grand Chelem) :
Marcel Granollers, Ivan Dodig, Viktor Troicki, Nicolas Almagro, Tomas Berdych, Roger Federer, Andy Murray

Dubaï (ATP 500) :
Michaël Llodra, Feliciano Lopez, Florian Mayer, Tomas Berdych, Roger Federer

Indian Wells (Masters 1000):
Andrey Golubev, Ernests Gulbis, Viktor Troicki, Richard Gasquet, Roger Federer, Rafael Nadal

Miami (Masters 1000):
Denis Istomin, James Blake, Viktor Troicki, Kevin Anderson, Mardy Fish, Rafael Nadal

Belgrade (ATP 250):
Adrian Ungur, Blaz Kavcic, Janko Tipsarevic, Feliciano Lopez

Madrid (Masters 1000) :
Kevin Anderson, Guillermo Garcia-Lopez, David Ferrer, Thomaz Bellucci, Rafael Nadal

Six tournois, six trophées, trois victoires sur Roger Federer et Rafael Nadal, deux victoires sur Tomas Berdych et Feliciano Lopez, plus David Ferrer et Andy Murray dominés : la confiance de Djokovic est à son top. Reste à voir s'il baisse de niveau. Rafael Nadal doit faire attention au serbe qui lui colle aux fesses au classement même si ce dernier devrait avoir une petite baisse de régime en arrivant sur herbe.

Concernant la finale féminine, j'avais tout faux ! Petra Kvitova (vainqueur à Brisbane et Paris en 2011) a littéralement balayé Victoria Azarenka (titrée à Marbella et Miami) à grands coups de coups gagnants de gauchère. 7-6 6-4. Il faut tout de même se rappeler que Petra avait battu Kim Clijsters 6-4 6-3 en finale de l'Open GDF-Suez de Paris en février dernier. Dès demain, elle fera son entrée dans le top 10.Victoria quant à elle, sera numéro 4. En tous cas, à défaut d'une finale prestigieuse, on aura eu un aperçu du tennis à venir : toutes les deux 21 ans, toutes les deux réagissant positivement à la pression, toutes les deux accrocheuses et ambitieuses, de quoi faire un petit lifting au circuit WTA qui s'essoufle depuis trop longtemps. Plutôt que pleurer sur les absences des Kim, Venus, Serena et autres intermittentes du spectacle, je propose qu'on jette un oeil à la relève qui en veut, et ça se voit !

Crédit photos :

Finale attendue en vue

Après les demi-finales jouées hier, toute la sphère tennistique n'a d'yeux que pour la finale masculine, cette finale attendue depuis quelques semaines, celle qui mettra obligatoirement fin à une série de victoires : celle de Rafael Nadal sur terre battue ou celle de Novak Djokovic depuis le début de la saison, toutes surfaces confondues. Pourtant, les attentes des spectateurs ont failli être déçues : les adversaires de nos deux finalistes n'ont pas voulu se laisser entuber en silence. Ils ont bataillé ferme et ont pris un malin plaisir à les faire douter. Retour sur des demi-finales disputées.

Novak Djokovic bat Thomaz Bellucci 4-6 6-4 6-1

"Je peux battre n'importe qui'. Voilà ce que le brésilien Bellucci déclarait il y a peu de temps. Il ne faut pas y voir de la prétention. Non. Quand on n'est "que" pensionnaire du top 30, qu'on essaie de creuser son trou depuis plusieurs années et qu'on sent que tous nos efforts commencent à porter leurs fruits, on ne fait pas de déclaration pour impressionner ou rabaisser ; on exprime ce qu'on ressent. Et, Thomaz, pensait qu'il pouvait gravir la montagne Djokovic. Ce qu'il a failli faire puisqu'il a mené 6-4 3-1 hier...avant de s'écrouler.
S'écrouler ? Il faut plutôt mettre cette chute sur le compte de l'enjeu et de ce que représentait le mec de l'autre côté du filet. Un mec indestructible depuis une trentaine de matches, un mec numéro 2 mondial qui vise le trône depuis belle lurette, un mec pour qui vous n'êtes presque qu'un détail. Qu'est-ce que Thomaz Bellucci pour un Djokovic ? Une épine dans le pied qu'on finit par enlever à force de trifouillage, certes douloureux, mais avec de la patience, on y arrive. Hier, Djokovic a dû laisser passer la tempête faites de coups ultra liftés et a attendu que Bellucci baisse de rythme. Classique.
Cet après-midi, il se trouvera face à un autre mec, un mec qui joue quelques classes au-dessus de Bellucci et qui, lui aussi, vise le sommet et contre qui attendre la fin de la tempête équivaut à mettre un pied dans la tombe. L'enthousiasme et le buzz Djokovic prendront-ils fin aujourd'hui ?

Rafael Nadal bat Roger Federer 5-7 6-1 6-3

Le score est peu flatteur. Il est même dur. Et ne reflète aucunement la réalité. Hier, Federer a un peu ressuscité. Juste un peu. On misait sur une correction, peut-être un peu moins sévère que celles que l'espagnol avait infligées aux prédécesseurs du suisse, mais une branlée quand même.
Au lieu d'une ratatouille en règle, on a assisté à du tennis d'attaque sur terre battue et qu'est-ce que ça fait du bien ! Federer a enfin changé de stratégie : jouer son jeu, cesser de tenter de battre Nadal à son propre jeu et de s'enfermer dans des rallyes interminables, éprouvants et perdants. A un moment donné, il en était même à 61% de points joués à l'intérieur du court. Toute une philosophie.
Malheureusement, l'attaque c'est du risque, le risque se traduit souvent par une pelleté de fautes directes. Et quand on n'est pas totalement en confiance, on passe à côté des moments-clef. C'est ce qui a fait la différence entre Nadal et Federer hier, la gestion des points importants.
Nadal, systématiquement agressé et emmené aux avantages sur presque la totalité de ses jeux de service, nous a proposé un jeu agressif au premier set avant de s'enfermer dans ses habituels schémas de jeu : je suis menacé, j'arrondis, je sécurise un maximum, je pilonne le revers et basta. Seul point noir du jeu du majorquin hier, un revers pas très incisif.
On s'attendait à une défaite sèche, on a eu un beau match alors, après tout, le reste, je m'en fous.

Concernant la finale de tout à l'heure, Nadal et Djokovic ont vécu des demi-finales aussi éprouvantes pour l'un que pour l'autre, ils n'ont pas paru invincibles et sont en pleine confiance. Plein de promesses, en somme ! Rendez-vous à 18h30.

Chez les filles, Na Li a baissé pavillon contre Petra Kvitova (6-3 6-1), 16ème mondiale. Kvitova rencontrera Victoria Azarenka, vainqueur de Julia Goerges (6-4 6-2). Azarenka, si elle l'emporte, sera 4ème mondiale. La biélorusse, en confiance depuis plusieurs mois, risque de ne pas laisser beaucoup d'air à son opposante. La finale est prévue pour 15h30.

En parallèle, le Masters 1000 de Rome a débuté aujourd'hui. Rendez-vous demain pour un état des lieux.

Crédit photos :
http://fr.sports.yahoo.com

vendredi 19 juin 2009

J'y étais ! (partie I)

Comme promis, je vais vous faire partager mes impressions lors de ce sublime voyage que j'ai effectué. Je vous passerai la pluie bretonne, le sable d'Oléron et les soirées parisiennes : ce qui vous intéresse, c'est le tennis !


Alors, on commence par le commencement !
Le mercredi 20 mai, j'ai pris l'avion pour Paris. Douze longues heures d'avion me séparaient encore du Masters Guinot Mary Cohr, où j'allais avoir l'occasion de découvrir pour la première fois de ma vie ce que c'est de vivre le tennis professionnel en vrai de vrai.


J'ai atterri le jeudi 21 vers 8h du matin, suis allée déposer me bagages à la hâte avant de filer rejoindre deux de nos bloggeuses les plus forcenées pour en rejoindre une troisième (elles se reconnaitront ;)) au Paris Country Club de Rueil Malmaison et assister à la deuxième journée de cette exhibition.

On fait d'abord vraiment connaissance dans le bus, on pénètre dans le Country Club avant de se rendre compte qu'il y a un drôle d'attroupement (gentil, posé, l'attroupement, on n'est pas à la foire, hein !) à côté d'un des courts d'entrainement. C'est en m'approchant que le destin m'a fait un joli pied de nez : le premier joueur de tennis professionnel que j'ai vu de mes yeux vu, est Rafael Nadal !
Elancé, pas plus barraque que ça, il s'entraine avec Oncle Toni à ses côtés. On prend sagement quelques clichés avant de se diriger vers les gradins où auront lieu le premier match du jour : Roger Federer rencontre Stanislas Wawrinka.

Il fait beau, très chaud, je suis assise au troisième rang à côté d'un psychopate qui grogne à chaque spectateur en retard et sort les crocs régulièrement et je ne me rends pas encore compte que dans une poignée de secondes, mon rêve va se réaliser : je vais voir la seule personne à laquelle je voue un culte sur terre, Rodgeur !

Tout à coup, sur fond du très dynamisant Walking on a dream de Empire of The Sun, la lumière fut (j'exagère à peine). Enfin, non, pas tout de suite. D'abord, c'est Stanislas qui a fait son entrée sur le court. Il est exactement comme je l'imaginais d'après les images télévisées. Et enfin, le seul, l'unique, a foulé le sol de son pas élégant. Autant en photos ou à la télévision, physiquement, je ne le trouvais pas beau mais en "vrai", je l'ai trouvé sublime. J'ai dû répéter une bonne dizaine de fois "J' y crois pas ! J'y crois pas !!".

Le match en lui-même n'avait rien de particulièrement palpitant mais il m'a néanmoins laissé le loisir d'apprécier la légèreté et la classe de Roger sur un court. J'ai enfin pu entendre ce bruit si spécial que fait la balle lorsqu'elle sort de sa raquette. Elle fait un "chhhhh" sourd très plaisant qui témoigne de la puissance de ses coups, coups qu'il a très beaux mais là, je ne vous apprend rien. Mais à moins de dix mètres, c'est le pied !

Quant à Stan, son revers est sublime même si ce jour-là, il m'a moins impressionnée que lors de son match d'exhibition à Roland Garros contre Fabrice Santoro mais j'y reviendrai ultérieurement.

Donc, voilà, j'ai vu Rodgeur, j'ai apprécié Rodgeur, j'aime Rodgeur, je vénère Rodgeur ;)


Le match suivant opposait Arnaud Clément à Rafael Nadal. Là, encore rien de transcendant. J'ai cependant pu apprécier la puissance de l'Espagnol et constater que son lift faisait effectivement de gros dégâts surtout sur un joueur aussi petit que Clément qui a été forcé d'effectuer une multitude de revers sautés (et ratés). C'était même plutôt marrant !

Ce qui m'a le plus marquée, c'est la rapidité à laquelle Nadal pénètre à l'intérieur du court. On dirait réellement un taureau qui fonce vers son but. Ca se passe en un éclair et c'est d'une lourdeur difficilement contrôlable.

La journée s'est achevée sur les victoires faciles des numéros 1 et 2 mondiaux. Le lendemain, on devait revenir pour l'ultime journée de ce Masters. A suivre...

Crédit photo : moi toute seule ! Spéciale dédicace à Titemary, Joëlle et Iris-Jane pour la dernière mouahahahhahah !!

dimanche 17 mai 2009

Enfin !

Décidément, Roger Federer aime nous prendre par surprise.
Pas une finale en plus de deux mois, pas un titre en plus de six mois, des défaites qui vous ruinent le moral et voilà qu'il renait à Madrid (6-4 6-4).

Les plus pointilleux vous diront que ce n'est pas le grand Nadal qui s'est présenté face à Federer aujourd'hui et ils auront raison mais plutôt que de déprécier la victoire du Suisse, il faut garder ce qui ressort de positif de cette finale.

D'abord, pour la première fois depuis très longtemps, je suis heureuse un dimanche. Et une Madame Tursunov contente, c'est toujours profitable, non ? ;)
Ensuite, le jeu de Roger était en place.
Un service percutant, régulier, des zones très variées.
Un coup droit qui a retrouvé de son efficacité et de sa fulgurance. Encore quelques coups droits qui se baladaient du côté de la bâche mais la plupart du temps, c'était le lift de Nadal qui martyrisait ce coup.
Un revers solide toute la semaine qui n'a pas flanché aujourd'hui, au contraire. Il a encore réalisé de belles frappes grâce à lui. Comme quoi, étant forcé de jouer beaucoup plus de revers que de coups droits "à cause" du traitement que lui infligent ses adversaires, Federer progresse de ce côté-là.
Un jeu en toucher ultra-efficace. Il avait délivré de belles amorties hier face à Del Potro. Aujourd'hui, elles ont été tout aussi opportunes.
Un jeu d'attaque qui paie. Agressif, constamment porté vers l'avant, Roger a compris (ou plutôt, a réussi à mettre en place cette tactique) qu'il devait jouer les lignes et attendre le bon moment pour prendre le filet d'assaut, quitte à manger quelques passings.
Un mental qui ne flanche pas. Et quelque part, c'est le plus rassurant. Lorsqu'en fin de deuxième set ses supporters tremblaient à l'idée de revivre le même scénario que lors de ses dernières défaites face à ses trois grands rivaux, il a tenu bon et a enfin su conclure la partie. C'est de bon augure pour une éventuelle relance de la dynamique federienne.

Et Nadal dans tout ça ?
Rincé, pas en place et commettant beaucoup de fautes. Mais tout cela est totalement normal au vu de sa demi-finale livrée. Le public et les observateurs garderont surtout en tête le match monumental qu'il leur a offert hier.

Quels enseignements tirer de cette finale ?
Un Nadal fatigué peut être battu et un Federer en place peut tenir son rang et déjouer les pronostics.
Maintenant, je reste sceptique quant à l'impact que ce résultat pourrait avoir sur Roland Garros.
Il s'agira d'un Grand Chelem, le royaume de Rafael Nadal, en cinq sets, avec plus de récupération entre chaque match. Une toute autre histoire, en somme !..

Ah ! Et un grand merci à la gagnante du jour, Dinara Safina qui avec sa fraicheur et sa nouvelle envergure donne un peu d'épaisseur au circuit WTA.

NB : Grâce à ce titre, Roger Federer garde Andy Murray à bonne distance dans le classement ATP. Il rejoint Rafael Nadal dans le nombre de Masters 1000 (ex Masters Series) remportés (15). Tous les deux se placent dans la course au 17 titres d'Andre Agassi.
Dinara Safina quant à elle, creuse son avance semaine après semaine.

Crédit photo :
www.jamd.com

mardi 28 avril 2009

Classement ATP au 27/04

Les femmes ayant disputé uniquement les matches de Fed Cup la semaine dernière, faisons un petit tour du côté du classement masculin de la semaine.

CLASSEMENT ATP
Cette semaine, Jo-Wilfried regagne le top 10. C'est la première fois depuis le 4 août 1986 et Yannick Noah, Thierry Tulasne et Henri Leconte que trois Français sont dans ce top.
Nikolay Davydenko, lui, le quitte pour la première fois depuis mai 2005.
Autre petit évènement qui ne met pas grand monde en joie à part moi, Dmitry Tursunov n'est qu'à deux petites longueurs de son meilleur classement : il a sorti 40 points de son chapeau entre le 20 et le 27 avril (d'ailleurs, si quelqu'un sait d'où il les sort, ça m'arrangerait parce qu'il n'a pas joué de tournoi Challenger ni de Grand Prix depuis Miami...).

1. Rafael Nadal 14890 pts (=)
2. Roger Federer 10060 pts (=)
3. Novak Djokovic 9160 pts (=)
4. Andy Murray 9050 pts (=)
5. Juan Martin Del Potro 4560 pts (=)
6. Andy Roddick 4490 pts (=)
7. Gilles Simon 4010 pts (+2)
8. Fernando Verdasco 3870 pts (-1)
9. Gaël Monfils 3460 pts (+1)
10. Jo-Wilfried Tsonga 3455 pts (+1)
11. Nikolay Davydenko 3405 pts (-3)
12. Stanislas Wawrinka 3015 pts (=)
13. Fernando Gonzalez 3005 pts (+1)
14. David Ferrer 2915 pts (-1)
15. Marin Cilic 2555 pts (+3)
16. James Blake 2550 pts (+1)
17. Tommy Robredo 2510 pts (-1)
18. David Nalbandian 2465 pts (-3)
19. Radek Stepanek 2450 pts (=)
20. Marat Safin 2035 pts (=)
21. Nicolas Almagro 1875 pts (+1)
22. Dmitry Tursunov 1860 pts (+3)
23. Richard Gasquet 1855 pts (-2)
24. Ivo Karlovic 1830 pts (-1)
25. Igor Andreev 1830 pts (+1)
(...)
35. Paul-Henri Mathieu 1560 pts (+2)
(...)
42. Jérémy Chardy 1391 pts (+1)
(...)
45. Julien Benneteau 1297 pts (+2)
46. Fabrice Santoro 1297 pts (=)
(...)
48. Florent Serra 1251 pts (+1)

Les avancées de la semaine :
Daniel Koellerer +15 (85ème)
Ivo Minar +14 (82ème)
Potito Starace +13 (88ème)
Christophe Rochus +6 (55ème)

Les reculades de la semaine :
Juan Carlos Ferrero -30 (100ème)
Sam Querrey -16 (60ème)
Bobby Reynolds -15 (93ème)
Janko Tipsarevic -10 (65ème)

Pour patienter, encore des pubs !..


Campagne "Nike sounds" avec Roger et Rafa.


L'excellente "It's on the line !", pour BoraBora ;)


Gonzalez aussi fait de la pub !


Et hop ! Kournikova !


Boris Becker pour "Betandwin.com"

jeudi 23 avril 2009

Nalbandian forfait, Nadal une nouvelle fois en demi-finale

Ce sera certainement l'unique surprise de ce tournoi de Barcelone : Nalbandian qui devait affronter Rafael Nadal en quart de finale a déclaré forfait à cause d'une blessure à la hanche.
Le numéro un mondial se dirige donc tranquillement vers les demi-finales pendant que ses adversaires devront se dépatouiller encore.

Les résultats du jour :
3EME TOUR
Rafael Nadal bat Christophe Rochus 6-2 6-0
David Nalbandian bat Nicolas Almagro 6-3 6-4
Nikolay Davydenko bat Feliciano Lopez 7-6 3-6 6-4
Radek Stepanek bat Stanislas Wawrinka 6-4 1-6 7-5
Tommy Robredo bat Igor Andreev 4-6 6-2 6-3
David Ferrer bat Potito Starace 4-6 7-5 6-2

En ce moment même, Tomas Berdych et Fernando Verdasco sont embarqués dans un match en trois sets tandis que Fernando Gonzalez et Juan Monaco en sont au tie-break de la première manche.

Pour vous faire patienter jusqu'à ce que quelque chose de passionnant se passe sur la planète tennis, un petit article marrant : "Quel coach pour Rodgeur ?"
Et hop ! Du kitsch !




Agnes Szavay fait ce qu'elle peut...


Un p'tit coup de Colacao ça fait pas de mal !


Björn, Rrrrrrrrrr !


Un p'tit coup de Mats non plus !


Encore Steffi et Barilla...

mercredi 22 avril 2009

Pendant ce temps-là, à Barcelone...

A Barcelone, dans l'indifférence presque générale, il y a des mecs qui suent sous le soleil pour tenter de ravir le trophée de Rafael Nadal. Bon courage à eux !
En attendant la retransmission qui commencera demain sur l'antenne de Sport+, voici quelques résultats :

2EME TOUR
Igor Andreev bat Alberto Martin 6-2 6-2
David Ferrer bat Mikhail Kukushkin 6-3 3-6 6-1
Nikolay Davydenko bat Arnaud Clément 7-6 6-2
Tomas Berdych bat Oscar Hernandez 6-2 4-6 6-3
David Nalbandian bat Igor Kunitsyn 7-5 6-4
Radek Stepanek bat Janko Tipsarevic 7-6 6-0
Tommy Robredo bat Gaston Gaudio 7-6 6-1
Fernando Gonzalez bat Jose Acasuso 6-4 6-4
Rafael Nadal bat Frederico Gil 6-2 6-2
Nicolas Almagro bat Juan Ignacio Chela 3-6 7-6 6-3
Stanislas Wawrinka bat Mikhail Youzhny 7-5 6-1
Potito Starace bat Robin Soderling 7-6 2-6 6-2
Fernando Verdasco bat Nicolas Lapentti 7-5 6-3
Juan Monaco bat Daniel Gimeno Traver 7-5 6-4

En attendant, quelques spots publicitaires...


Lleyton Hewitt, une raquette et un chien...


Boris Becker


Rafael Nadal et ses clones


Andy Roddick VS Pong !


Justine Henin, sacrée comédienne...

dimanche 19 avril 2009

Quand la publicité s'en mêle (4)




Roger Federer et son formidable coach


Monica Seles, Tiger Woods,...


Thierry Henry, Rafael Nadal,...


Gaël Monfils

jeudi 16 avril 2009

Quand la publicité s'en mêle...

En voyant la publicité Head de Djokovic, je me suis dit que, mine de rien, pour arrondir leurs fins de mois, nos champions en tournaient des spots publicitaires ! Alors je vais lancer une nouvelle série qui risque d'être bien longue. En fouillant un peu sur les sites de partage de vidéos j'ai halluciné en constatant qu'ils sont terriblement prolifiques en terme de marketing. Certaines publicités sont extrêmement bien faites, d'autres hilarantes, kitsch, toutes pourries, ringardes ou répétitives.
Je vais lancer la première fournée dès aujourd'hui vu que pour moi, pas de match avant demain. Si vous y prenez goût, pas la peine de vous ruer sur les moteurs de recherche : je publierai tout ce qui tourne autour des talents de comédiens des joueurs et joueuses, ou presque en essayant d'équilibrer la qualité des spots !


Taylor Dent se mesure à un enfant qui a de qui tenir...


On peut dire que les débuts de Djokovic dans la pub n'étaient pas encore au point...


Vous ne pourrez pas échapper à Kournikova !


Vive les pubs nationales ! Pauvre Rafa...


Une autre habituée des pubs, Maria Sharapova.

dimanche 1 février 2009

Australian Open : Un crève coeur.

Aujourd'hui, je ne ferai pas de compte-rendu parce que ce match, il fallait le vivre et le voir pour en comprendre l'essence. Je ne ferai pas un long article non plus parce que, honnêtement, le coeur n'y serait pas vraiment.

Tout d'abord, félicitations à Rafael Nadal qui fait honneur à son statut de numéro un mondial et étonne de plus en plus. Il n'était assurément pas au top physiquement mais il a su tenir bon et décrocher son premier titre lors d'un tournoi du Grand Chelem sur dur et rejoint Andre Agassi avec ses victoires sur trois surfaces différentes. Ce soir, on peut raisonnablement penser qu'il ira encore plus haut et que son palmarès sera époustouflant, comme le mental qui lui a offert le match aujourd'hui.

Ensuite...Ensuite, il n'y a pas grand chose à vrai dire. Du vide. Je ressens du vide. Roger et ses larmes...Quel supplice !.. Cette satanée malédiction qui fait qu'il perd toujours face au même et cette désagréable impression que le Grand Chelem qu'il n'a pas fait et qui lui était promis, sera réalisé par cet autre, ce meilleur ennemi qui désormais ralentit considérablement sa course aux records. Peut-être me faudra-t-il quelques jours pour évacuer la frustration, la déception, la douleur et la tristesse qui m'ont envahie aujourd'hui. En attendant, je vais essayer de ne penser qu' à la beauté du jeu qui nous a été proposée, au fait que physiquement et techniquement il est encore là et surtout, au dernier US Open qui nous avait livré un Roger dépouillé, mal coiffé, libéré et flamboyant en espérant le revoir rapidement.

En attendant, dans quelques instants, on repartira pour d'autres tournois. Allons de l'avant !..

PS : J'ai hésité dans mon choix de l'illustration et j'ai opté pour Roger (sinon, c'était une photo de Nadal avec la coupe à la place de la tête ;)). Certes, cette photo peut paraitre voyeuriste ou encore désolante mais elle fait partie de ce grand moment et s'inscrit d'ores et déjà dans l'Histoire du tennis. Alors, regardons-la et espérons que la prochaine fois ce seront des larmes de joie.

Crédit photo :
fr.sports.yahoo.com

samedi 3 janvier 2009

Abu Dhabi...Tu nous fais renaître !..

C'est parti pour 2009 !
Première étape : les Emirats Arabes Unis et l'exhibition d'Abu Dhabi.
Rafael Nadal, Roger Federer, Andy Murray, Nikolay Davydenko, Andy Roddick et James Blake étaient de la partie.

Le concept :
Roddick, Davydenko, Blake et Murray devaient s'affronter afin de terminer qui allait avoir l'honneur de se quereller avec les numéros un et deux mondiaux, Nadal et Federer.
Davydenko n'a pas fait dans la dentelle jeudi : il a balayé un Roddick impuissant en deux petits sets, 6-4 6-4.
Murray, a fait encore mieux en asphyxiant Blake, 6-2 6-2.

Les demi-finales :
Vendredi, Murray retrouvait Federer et Davydenko se mesurait à Nadal.
Federer ne semblait pas encore au point. Ses placements étaient aussi approximatifs que lors de la fin de saison 2008. Après avoir remporté le premier set, il se fait dominer nettement par l'Ecossais dans la deuxième manche. Le troisième set semblait facilement mené par Murray qui réalise le double break mais sans compter avec l'orgueil de Federer qui remonte littéralement tous ses jeux de retard et pousse Murray au tie-break.
Cependant, lors de ce fameux jeu décisif, Federer commet deux grosses fautes qui offrent la rencontre à Murray. 4-6 6-2 7-6.

Nadal quant à lui, commence très mal son match. Il est mené 3-0 avant d'entrer dans le vif du sujet et dégoûter Davydenko qui ne marquera plus aucun jeu dans le set.
Dans le deuxième, le rouleau compresseur majorquin est bel et bien en marche. Sans suspens et malgré une belle implication de part et d'autre, le Russe s'incline 6-3 6-3.

La finale :
Ainsi, les joueurs qui ont le plus convaincu lors des matches précédents vont s'affronter : Nadal et Murray.
Nadal est mené 4-0 en début de match mais parvient à refaire une partie de son retard. Cela ne sera pas suffisant : Murray a déjà pris le large.
Dans la deuxième manche, Nadal est plus dans le rythme et Murray traverse son traditionnel trou noir : il commet plus de fautes et se fait déborder. L'Espagnol s'adjuge la manche.
Enfin, dans le troisième set, le niveau de jeu est dantesque. On assiste à des coups de génie, des échanges hallucinants. Aucun des deux joueurs ne veut lâcher. Les engagements sont presque tous accrochés mais à ce petit jeu-là, c'est Murray qui est le plus fort et breake Nadal en toute fin de match. Il s'offre même le luxe de boucler l'affaire sur la mise en jeu adverse. 6-4 5-7 6-3.

Voilà. Murray a dompté Federer une nouvelle fois et frappe encore plus fort en s'imposant face au numéro un mondial.
S'il parvient à gommer ses moments de déconcentration, il sera encore plus redoutable. Mon petit doigt me dit que le prochain numéro un mondial n'est ni Espagnol, ni Suisse, ni Serbe mais...Ecossais !..

Crédit photos :
fr.sports.yahoo.com

mercredi 24 décembre 2008

2008 en images

Le site de l'ATP nous offre les photographies les plus insolites, les plus parlantes de cette saison.
L'occasion de faire un petit tour d'horizon de la vie d'un joueur on et off court...

Adelaïde, Chennaï... Passionné de cuisine, Florent Serra a profité du tournoi de Chennaï pour faire un tour derrière les fourneaux de l'hôtel des joueurs.Julien Benneteau, Jarkko Nieminen et leur soin du visage à Adelaïde...

Lleyton Hewitt à Adelaïde.
Robin Haase en visite dans le village de Mahabalipuram en Inde.
Prakash Amritraj, Marcos Baghdatis, Rafael Nadal et Carlos Moya lors de la cérémonie d'ouverture du tournoi de Chennaï.

Crédit photos :
www.atpworldtour.com

jeudi 20 novembre 2008

Nadal sur la touche

J'ouvre un fil par ici suite à l'information que Lara nous a distillée sur le blog Ace 2008.
Comme l'interactivité n'est toujours pas revenue sur Ace, je me suis dit que vous auriez des commentaires à faire à chaud et que cette interactivité était la bienvenue.

Je reprends donc les propos de Lara:
"Selon le médecin Angel Ruiz Cotorro, Rafa souffre de microruptures tendineuses. Cela est du à des microtraumatismes répétés et aux....infiltrations (réalisées pour soigner les tendinites!). (Lu sur as.com)
Rafa en a pour 6 semaines AU MOINS!! Je ne sais pas comment il va faire pour s'entraîner pour le début 2009".

Moi non plus je ne vois franchement pas comment il va faire pour se préparer correctement. Six semaines, ça le ramène à fin décembre et à peine trois semaines de foncier me paraissent court pour aborder l'Open d'Australie sans tournoi de préparation.

A mon humble avis, il devrait prolonger sa préparation au-delà des mois de décembre-janvier quitte à rater l'Open d'Australie pour ne pas se retrouver dans la position de Federer qui a couru après son physique pendant plusieurs mois.

Vous en pensez quoi?

Crédit photos:
www.jamd.com

jeudi 16 octobre 2008

MS Madrid: Jour 4 (partie II)

Rafael Nadal bat Richard Gasquet: 6-4 6-2
Richard débute très mal la partie: Nadal réalise le break d'entrée.Tout de suite entré dans le vif du sujet,l'Espagnol écarte deux balles de débreak et met à mal Richard sur son service suivant.Le Français s'en sort et tout de suite après,se procure encore deux balles de débreak qu'un Rafa,même très moyen,écarte à nouveau.
Cependant,Richard semble transformé.Déjà,lors de son match contre Mardy Fish,on avait senti qu'il ne se laissait plus marcher sur les pieds.Là,il est offensif et ne se décourage pas.Jusqu'à la fin du set,il n'a plus de difficulté sur ses engagements et arrive même à ennuyer Nadal de plus en plus sur les siens mais le break réalisé tôt l'handicapera jusqu'au bout.
Quand le deuxième set débute,je me demande pourquoi je regarde ce match alors que j'en connais l'issue,issue qui sera identique à celles des cinq rencontres précédentes entre ces deux-là.Alors que Richard donnait de l'espoir au niveau tactique,voilà qu'il se retrouve à nouveau dans la panade et s'applique à écarter deux nouvelles balles de break.Nadal sort des coups extraordinaires dès qu'il se sent menacé et je suis obligée de m'incliner en décidant de ne plus suivre cette rencontre en tant que supportrice de Richard mais en tant qu'amoureuse des beaux points.Et c'est heureux pour mes nerfs car l'Espagnol breake tout de suite après.Le rouleau compresseur est alors lancé.On sait déjà que c'est terminé pour le Français.Ce dernier se fait trouer automatiquement lorsqu'il ose s'aventurer dans le court et même s'il se bat sur son dernier jeu de service,le double break semble inexorable.Nadal,libéré et beaucoup plus tranquille sur ses engagements dans ce set,remporte la partie plus sereinement que contre Gulbis.
Prochain adversaire: Feliciano Lopez.

Roger Federer bat Jo-Wilfried Tsonga: 6-4 6-1
Au moment d'aborder ce match,je suis partagée parce qu'à mes yeux,Roger est le plus beau joueur et une des plus belles personnes que la Terre aie jamais portée mais aussi parce que je suis une inconditionnelle de Tsonga.Inconditionnelle...sauf quand il affronte Roger,parce que pour le coup,je suis bien obligée d'émettre le souhait que le Suisse l'emporte.D'ailleurs,dès les premiers points,ça me fait tout bizarre de les voir s'affronter et pendant un instant,je ne sais plus vraiment vers qui envoyer des ondes positives :)
La partie commence sur les chapeaux de roue.Ca joue tout de suite très très bien.Jo obtient deux balles de break mais Roger les négocie très grâce à un service gagnant et un coup droit fulgurant.
Ensuite,c'est status quo jusqu'à 5-4 Federer,quand Jo commet deux double fautes et que Roger s'offre une balle de set en s'arrachant pour remporter un échange somptueux disputé au filet.La première est sauvée au toucher par Jo mais la deuxième est la bonne.Jo s'incline sur une nouvelle double faute.
Dans la deuxième manche,les premières balles de break font leur apparition à 2-1 Federer lorsque Jo commet deux fautes directes et que Roger plante un coup droit sous le nez du Français.Les deux premières sont sauvées mais sur un retour,Roger tourne autour de son revers et décoche un nouveau coup droit explosif.
Par la suite,Jo se reprend en changeant de stratégie: il monte au filet et pousse Roger à la faute et obtient deux balles de débreak que Roger écarte grâce à un ace et un service gagnant.Un nouvel ace et un smash confirment son break.L'ambiance est très bonne ceci dit: quand Roger se place sous la balle pour smasher,Jo gigotte en fond de court feignant de tenter de le rattraper.Tout de suite après,Jo se retrouve encore en danger: il se précipite trop mais sa belle présence au filet lui offre un sursis.C'est sans compter avec Roger qui veut son match et va chercher les points en entrant continuellement dans le court.Une cinquième double faute crucifie Tsonga.Dantesque lorsqu'il sert pour le match,Roger se qualifie pour les quarts de finale.
Prochain adversaire: Juan Martin Del Potro.

Crédit photos:
www.rmc.fr
ace2007.blogs.eurosport.fr

mardi 14 octobre 2008

MS Madrid: Jour 2 (partie II)

Victor Hanescu bat Dmitry Tursunov: 4-6 6-2 6-3
Après s'être copieusement baladé dans le premier set,mon cher époux a fait n'importe quoi dans le deuxième.Breaké d'entrée,chaque fois qu'il a eu l'occasion de revenir dans le set en distillant des points sublimes et tout en finesse,Dmitry a eu quelque chose qui le gratouillait: cette terrible envie de balancer un grand coup en long de ligne.Résultat: arrosage de bâche en règle.
Qu'est-ce qu'il peut m'énerver parfois!Comment peut-on jouer aussi bien à Metz et perdre contre Hanescu deux semaines plus tard,après avoir effectué un été plus qu'honorable?Passons.Lorsqu'il a pu enfin se calmer et jouer avec sa tête plutôt qu'avec ses biceps,son épaule a commencé à couiner.Un Tursunov avec une épaule douloureuse ne peut décemment pas placer ses balles de service aussi bien qu'à son habitude ni lancer un boulet de canon quand c'est nécessaire.Il n'a pas abandonné ni cassé quoi que ce soit.Il avait mal,ça se voyait mais sans son service,Hanescu a pu lui tenir la tête sous l'eau lors des deux derniers sets.Hanescu servait bien et faisait de temps à autres de jolies montées au filet ainsi que des revers long de ligne efficace mais objectivement,il se faisait trouer régulièrement par des passings et en fond de court il ne tient pas vraiment la route.Un Dmitry en pleine forme l'aurait finalement sorti.Mais c'est le jeu.J'espère que cette blessure n'est pas grave.Dans tous les cas,c'est Hanescu qui aura l'honneur de se faire démonter par...Djokovic.

Richard Gasquet bat Mardy Fish: 6-7 6-4 6-3
Mardy Fish a toujours l'air d'être en vacances avec son short de surfeur.Il a coupé ses cheveux et dans les tribunes,sa femme,Roddick (son meilleur ami) et Blake (son partenaire de double) sont là pour le soutenir.Ils vont assister à un match très agréable mais aussi au spectacle d'un Fish de très mauvaise humeur.Richard,lui,a toujours un air ahuri et avec lui,on ne sait jamais vraiment à quoi s'attendre.
Heureusement pour la beauté du jeu,le service de Fish est au rendez-vous et le revers de Gasquet,tout bonnement sublime.Pendant la première manche,les deux joueurs gardent leurs services.Les points sont époustouflants mais dans le tie break,c'est Fish qui se montre plus solide.
Dans la deuxième manche,Fish reste solide et Gasquet semble déréglé,particulièrement en coup droit,mais ce dernier finit par mieux contrer l'Américain et fait finalement le break.Il arrive à le garder tout au long du set.
Dans le dernier set,après un passage à vide,Fish tente d'être plus entreprenant mais c'est un Gasquet agressif qui fait à nouveau le break à deux jeux partout.L'ambiance est très tendue entre Fish et l'arbitre (Mohamed Layani) entre Fish et Gasquet,entre Fish et la terre entière en fait.C'est sur un ultime break du Français que le match se termine.Merci messieurs pour le spectacle!
Prochain adversaire: Rafael Nadal (bon courage...)

Rafael Nadal bat Ernests Gulbis: 7-5 3-6 6-3
Ce match allait être difficile et Nadal le savait.C'est pourquoi le taureau est entré dans l'arène décidé.Mais voilà,il est agacé,il a mal à la fesse,commet des double fautes,se retrouve souvent loin des balles de Gulbis.C'est à ce moment-là qu'on se dit qu'on connait le bonhomme et qu'il n'est jamais meilleur que dans l'adversité.Malgré le fait que le Letton ne se laisse que très rarement embarquer dans des rallyes de fond de court qu'il perdrait à coup sûr et qu'il sert très bien,Nadal profite de deux double fautes pour le breaker à 5 partout et ensuite boucler le set.
Dans le 2eme set,je suis en colère parce que Gulbis,je l'aime beaucoup mais que quand on joue Nadal,le minimum syndical c'est d'exacerber sa concentration et de ne pas arroser les bâches sur un coup de tête.C'est là que le Letton breake Nadal avec la manière.L'Espagnol ne reviendra pas.
Dans la dernière manche,ça joue très très très bien!Gulbis est plein de maîtrise et Nadal,fidèle à lui-même.Après un jeu accroché et sublime lors duquel Gulbis a failli prendre le service de Rafa,c'est Rafa qui breake blanc.Gulbis continue de jouer formidablement bien mais Nadal,on le connait,n'est-ce pas?Le Letton lâche tous ses coups mais Nadal tient bon et garde son avance.C'était moins une pour le n°1 mondial mais il passe.Ce sont souvent ces victoires âppres qui mènent à la victoire.Les lendemains nous le diront.
Prochain adversaire: Richard Gasquet.

Crédit photos:
www.sportvox.fr
tennisgraphics.blogspot.com
www.romanialibera.ro

mardi 16 septembre 2008

A ne pas manquer sur la toile

Petite revue de presse des articles intéressants à lire.

Sur le site We Love Tennis, un dossier sur la rivalité Nadal/Federer "T'es Nadal ou Federer?".Une série de sept volets très bien écrite,documentée,pertinente et amusante.Après lecture,on n'a même plus envie de chipoter.

Extrait: "Après avoir attendu patiemment que Rafael Nadal se construise un personnage et un palmarès qui souffre la comparaison avec le Maître Federer, l’heure est venue d’analyser, thème par thème, ce qui relie et sépare vraiment les deux champions, vainqueur de 18 des 20 derniers Grands Chelems joués. Bienvenue dans le monde de l’exceptionnel à tous les étages"

Du côté de Sportvox, site participatif,un internaute a eu l'idée de faire le tour des circuits masculin et féminin sur fond de péchés capitaux.Assez ludique.On se prend au jeu.

Extrait: "Me voilà réveillé à 4h du matin pour encourager Alain Bernard, et voilà qu’Alexandre Boyon, dont les commentaires me semblent toujours l’exégèse d’un sport qui me transcende en demeurant pourtant bien monocorde, se met à qualifier le brésilien Cesar Cielo Filho de nageur très "paresseux". Cet événement n’étant pas plus le premier que le dernier, je lui trouve un pendant en l’objet d’un article sur les 7 péchés capitaux dans un magazine dont je tairai le nom par pudeur."

Sur le site du New York Times,un grand classique pour les fans de Roger Federer "Roger Federer as religious experience".
A lire quand on a un coup de blues.Cet article m'a bien aidée durant les quelques mois écoulés!

Extrait: "Almost anyone who loves tennis and follows the men’s tour on television has, over the last few years, had what might be termed Federer Moments. These are times, as you watch the young Swiss play, when the jaw drops and eyes protrude and sounds are made that bring spouses in from other rooms to see if you’re O.K."

Bonne lecture!

Liens:
http://www.welovetennis.fr/t-es-nadal-ou-federer/tes-nadal-ou-federer/id-menu-332.html
http://www.sportvox.fr/article.php3?id_article=22472
http://www.nytimes.com/2006/08/20/sports/playmagazine/20federer.html?_r=2&oref=slogin&oref=slogin