Affichage des articles dont le libellé est julien benneteau. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est julien benneteau. Afficher tous les articles

mercredi 24 décembre 2008

2008 en images

Le site de l'ATP nous offre les photographies les plus insolites, les plus parlantes de cette saison.
L'occasion de faire un petit tour d'horizon de la vie d'un joueur on et off court...

Adelaïde, Chennaï... Passionné de cuisine, Florent Serra a profité du tournoi de Chennaï pour faire un tour derrière les fourneaux de l'hôtel des joueurs.Julien Benneteau, Jarkko Nieminen et leur soin du visage à Adelaïde...

Lleyton Hewitt à Adelaïde.
Robin Haase en visite dans le village de Mahabalipuram en Inde.
Prakash Amritraj, Marcos Baghdatis, Rafael Nadal et Carlos Moya lors de la cérémonie d'ouverture du tournoi de Chennaï.

Crédit photos :
www.atpworldtour.com

dimanche 26 octobre 2008

Ode à Monsieur Federer

Okay,je suis sortie et j'ai fait tout ce qu'un sportif ne se peut se permettre.En même temps,je ne suis pas dans la course au Masters,alors...Bref,ce soir,au milieu des nombreux Erasmus que nous accueillons à La Réunion,il n'y avait pas mon Serbe qui est fan de Victor Troicki (prononcer:" Victor Troitski") et de Jelena Jankovic mais peu importe,je me suis amusée mais j'ai quand même pensé à vous et au tennis...Je tiens à signaler que je passe pour une folle dans ma "communauté" qui ne comprend rien au réalités et subtilités tennistiques.Je ne leur jette pas la pierre parce que de mon côté,les nouvelles basées sur des "jardins utopiques" et les molécules et autres gastéropodes ne m'inspirent pas plus.

Passons,avant d'entrer dans le monde de la débauche,j'ai eu l'immense honneur de revoir Fedex à l'oeuvre.N'accélérons pas trop le cours des choses.D'abord,j'ai vu un Del Potro épuisé se faire laminer par un Nalbandian pas si brillant que ça.Ensuite,j'ai vu Soderling se faire huer par le public (quoi de plus normal?) et finalement l'emporter face à un Simon qui a tenu grâce à l'adrénaline mais un peu à court ce soir.J'ai vu des bribes du match franco-français entre Tsonga et Benneteau.Nous aurions tous adoré une finale Simon-Tsonga mais reconnaissons la régularité toute nouvelle de Soderling et l'envie,l'agressivité,la hargne de Benneteau qui a tant galéré ces derniers mois.Allez Julien!!

Ce qui nous stimule,nadaliens ou federiens,c'est l'état de forme de nos champions,alors,revenons à ce qui importe au-delà de tout,ce qui écrit l'histoire et qui fera que quand on sera vieux,on saoulera nos petits enfants avec l'époque bénite qu'on aura vécue avec Roger,Rafa,Andy et Nole.
Donc,la demi-finale Federer-Lopez.
Ca commence doucement avec ce petit truc marrant qui fait que chaque fois que Roger place un ace,le public opine avec ce petit ristus qu'ont les gens qui ont compris une blague alors que les autres peinent à la capter.
Très vite,on s'aperçoit que Lopez va devoir arrêter de jouer constamment à "je volleye,tu volleyes,il volleye,nous volleyons,vous volleyez,ils volleyent" parce que, si au départ le Suisse n'est pas bien réglé,très vite,il commence gentillement à le trouer.Cependant,les jeux de service de Roger ne sont pas de tout repos.Il ne passe que 37% de première balle.Mais ce qui complique la tâche de l'Espagnol,c'est que derrière chaque première balle passée,Roger est à 100% de réussite.Bref,dans l'ensemble,Lopez commet trop de fautes et se fait breaker permettant à Roger de mener 4-2.Premier set plié: 6-3.

Dans la deuxième manche,Roger breake d'entrée et commence un festival d'aces.Lopez est gavé par les services gagnants du Suisse et ça se voit.On croit même qu'il va pleurer à un moment mais finalement,il rit (la faute aux champi sans doute).Cependant,ce deuxième set est plus consistant.On a de beaux échanges,de très belles volées,un jeu tout en toucher et en subtilité.C'est quasi imperceptible,mais Federer joue sur un nuage.Il varie tout,remet tout,réussit presque tout.Quand il perd un point,c'est parce que Lopez a eu un éclair de génie.
Je ne dirai pas que c'est du Fedex.Là,c'est autre chose.Il y a comme un supplément d'âme,ce supplément que les federiens de la première heure soupçonnaient sans pouvoir lui donner un nom.Ce petit quelque chose qui émane d'un vase ébréché,qu'on pensait indestructible mais qui peu à peu s'est fêlé mais ne s'écroule pas.Quand il sait que de l'eau va lui être confiée,il résiste et ne croule pas sous son poids.Il sait pertinemment que sa prime jeunesse s'en est allée,mais il est tellement radieux,sa présence est tellement évidente,qu'il ne peut ni ne doit plier.6-3 6-2 Federer.

Ce soir je n'ai peut-être pas été drôle mais (hormis Deblicker) il n'y avait rien qui s'y prêtait.Subrepticement,Roger nous a servi un plat de fin gourmet.Une de ces douceurs qu'on dégustait sans nous en rendre compte et qui a pris de la valeur cette année.Souffrir avec lui,espérer encore et encore avec lui,soupirer avec lui,craindre avec lui et enfin réssuciter avec lui...que pouvions-nous faire d'autre?

Demain,ou plutôt cette après-midi,Roger affronte Nalbandian.Toutes mes pensées les plus profondes,les plus sincères vont vers lui et quand bien même il perdrait,quand bien même il perdrait toujours,ce voile fluet et si léger qu'il laisse derrière lui lors de ses moments de grâce suffiront toujours à me contenter.

Crédit photo:
www.smh.cm.au
Cette image a été choisie pour l'émotion que cet homme a pu transmettre lors de sa victoire à l'Open d'Australie 2006.

mercredi 22 octobre 2008

Les joies de la fin de saison

La saison tennistique tire à sa fin et ça se sent.
On entre lentement dans une période bizarroïde où les nerfs lâchent peu à peu et c'est en regardant deux matches cette après-midi que je l'ai une nouvelle fois constaté.Déjà hier,on a senti Ginepri au bord de la crise de nerfs à maintes reprises.Hier encore,chose rare,Roger était agacé tout comme Nadal la semaine dernière.

Le premier match que j'ai suivi comptait pour le 1er tour du tournoi de Bâle.D'ailleurs,il n'est pas terminé mais il était tellement surréaliste que j'ai abandonné.Marcel Granollers,nouvel empêcheur de tourner en rond se bagarre contre Marcos Baghdatis qui revient de blessure.
D'entrée,ça déconne pas.Marcos prend le service de Marcel (dont le frère s'appelle Gérard :)) mais Marcel se règle enfin au niveau de son revers et débreake sur une amortie ratée du Chypriote.Marcos ne passe que 35% de première balle et tandis que Granollers tient de mieux en mieux en fond de court,Marcos est toujours en retard.Il manque de confiance mais surtout de match.Il est à bout de souffle et on se demande s'il va continuer.
La rencontre est poussive au possible mais on ne se doutait pas qu'elle allait tourner à la comédie quand un juge de ligne n'ose même plus signaler les balles out de Marcos.Finalement,il va être déplacé sur une ligne de service,chose très rare.Marcos boite,hilare.Granollers pousse des gémissements étranges:on est dans un monde parallèle.Déjà,lors de la rencontre précédente entre Andreev et Kohlschreiber,le Russe se marrait goulûment en fin de partie.Je suis certaine qu'ils ont mis des champi dans les Powerade!
Tant bien que mal,Granollers remporte la première manche 6-2,navré pour son adversaire.C'est là que je zappe.

La deuxième partie que j'ai suivie était un peu plus sérieuse bien qu'on y trouve un Robredo inhabituel.Déjà,lors de son match de double hier il était un vrai boulet pour son partenaire Santoro.Arrosage de bâche,volées hasardeuses.Lui aussi était hilare.
Aujourd'hui,il rigole plus du tout.Il cherche des poux à l'arbitre de chaise,râle en continu,martyrise sa raquette.La faute à un Julien Benneteau qui après 5 balles de break obtenues dans le premier set breake enfin.Très agressif,il remporte le premier set 6-2 après s'être littéralement fait allumer par l'Espagnol sur une remise de smash.
Dans le deuxième set,Benneteau joue juste tactiquement,très offensif,il breake d'entrée puis double breake.Robredo,d'habitude si solide en retour recommence l'arrosage de bâche.On dirait presque que ça lui passe à 3000 au-dessus s'il ne pestait pas encore.Après avoir failli assomer un gosse dans le public avec un smash,le Français s'impose 6-2.Solide Benneteau.Robredo pas content.

Quelque chose me dit qu'on n'a pas fini de voir des choses étranges cette saison...