Affichage des articles dont le libellé est novak djokovic. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est novak djokovic. Afficher tous les articles

lundi 4 juillet 2011

Dossard numéro 25

25. Novak Djokovic devient le 25ème numéro un de l'ATP depuis la création du classement. Il succède à Rafael Nadal. Depuis vendredi, les tractations allaient bon train : vainqueur de Jo-Wilfried Tsonga, Djokovic était d'ores et déjà assuré de monter sur le trône aujourd'hui mais une défaite en finale face à Nadal n'en ferait qu'un numéro un de pacotille. Hier, il a cloué le bec à pas mal de monde...

Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu une finale de Grand Chelem aussi tendue. Loin des inspirations habituelles et des combats de titans, on a assisté à la guerre des nerfs. Premier acte : Rafael Nadal, victime préférée de Djokovic en finale depuis 5 mois, nous fait le coup du taureau volontaire à grands coups de coups droits long de ligne et de sautillements. On s'aperçoit très vite que cela ne sert strictement à rien. Novak ne joue pas en marchant ni en courant. Ce mec gambade ! Toujours idéalement placé, il joue toujours le coup juste et ne surjoue pas. Nadal ne parvient jamais à le déborder et n'étant pas un attaquant "de naissance", il s'embourbe dans des filières stériles. C'est simple, Novak fait tout mieux que lui cette année. C'est ainsi que les deux premiers sets se sont écoulés avec une aggravation de la situation dans le deuxième, Nadal se mettant à forcer ses coups et à faire des fautes inhabituelles (6-4 6-1).

Mais on ne gagne pas 10 GC en ayant un mental de brêle alors sans forcément jouer extraordinairement, Nadal écrit le deuxième acte : il lui suffit de se montrer toujours présent pour que Djokovic sorte du match. Le bras tremblotant, le placement approximatif et des fautes à la pelle. Voilà ce qui lui vaudra de voir le 3ème set filer (6-1). 

Généralement, lors d'une finale, lorsque les deux compères ont tour à tour semblé fébriles, on s'attend à ce qu'ils finissent par se relâcher et nous offrir un beau jeu simultanément. Que nenni. Les nerfs ont marqué ce match au fer blanc. Le 4ème set est encore plus tendu mais c'est le Serbe qui tire son épingle du jeu rapidement...avant de rendre le break dès le 4ème jeu. La fin du match est incertaine et il se produit une chose que je n'avais jamais vue en finale de Grand Chelem : Rafael Nadal craque et offre son jeu de service à 4-3 en faisant une double faute et trois fautes directes...Le bras de Djokovic tremblotte au moment de conclure mais pas assez. 3ème titre du Grand Chelem pour le Serbe, le premier hors des terres australiennes, le titre le plus prestigieux inscrit à son palmarès. La manière idéale de fêter sa montée sur le trône.

Et la suite ? Novak a de fortes chances de finir l'année numéro 1. Sauf accident ou énorme contre-performance, il se présentera comme favori à New York. Mais ce joueur a atteint une telle plénitude et ne semble jamais surjouer alors je ne serais pas étonnée qu'il nous fasse une fin d'année tonitruante...avant d'entamer le long processus de sauvegarde de points en 2012.
Quant à Nadal, sa meilleure période vient de se terminer et devant lui se trouve la fin de saison, période lors de laquelle il a toujours ou presque eu du mal à maintenir un bon niveau de jeu, constant. Sans parler du mental qui doit tout de même avoir pris un bon coup.

Que retenir de cette passation de pouvoir ? Eh bien, qu'il fut un temps où Rafael Nadal posait un problème insoluble à son patron, Roger Federer. Aujourd'hui, c'est lui qui ne parvient pas à résoudre l'équation Djokovic. Je lis depuis hier un peu partout que c'est Nadal qui a mal joué hier. Certes, mais pourquoi ? Parce qu'en face, on ne lui a jamais laissé l'occasion de s'exprimer. En face, aucun coup plus faible ne lui a permis de trouver la faille. L'arroseur arrosé. Ainsi va le sport.

Quant à la finale dames qui s'est déroulée samedi, j'ai été très heureuse que Petra Kvitova s'impose. Certains auraient préféré le "prestige" d'une victoire de Maria Sharapova mais les faits étaient là avant même que la première balle ne soit jouée : sur les derniers mois, elle était une meilleure joueuse que la Russe. 

La Tchèque gagne à être connue : un service efficace, un coup droit fulgurant, un revers très profond, des angles impressionnants, une variété dans les coups assez rare et une intelligence du jeu bluffante. Mentalement, on demandait des preuves. Elle en a données hier en ne tremblant pas pour conclure. Et elle nous a gratifié de la marque des championnes : ace sur balle de match. 6-3 6-4. Une leçon de tennis donnée à la monolithique Russe.

Et après ? Nous sommes nombreux à l'avoir observée ces derniers mois et à penser que la future patronne de la WTA c'est elle. Multisurfaces, solide, elle en présente en tous cas toutes les garanties. En espérant qu'elle ne s'écroule pas comme beaucoup d'autres avant elle...

samedi 4 juin 2011

Stratosphérique !

Il y a des matches qui vous propulsent loin, très loin. Il y a des matches qui vous rappelent pourquoi Roger Federer est immense, pourquoi Novak Djokovic n'est pas un usurpateur. Il y a des matches qui vous déposent sur un nuage et vous donnent envie de faire des bisous à tout le monde. Il y a des matches qui vous rendent meilleur, tout simplement. Et la demi-finale que le Suisse et le Serbe nous ont offerte en est la plus belle preuve.

Je ne reviendrai pas sur les détails de cette rencontre tant elle a été relatée dans la presse et sur tous les forums durant les douze dernières heures. Je vous conseillerai juste quelques articles qui valent le détour : celui de l'exceptionnelle Sophie Dorgan de L'Equipe, un article étonnant du Monde ainsi que le classique compte-rendu du faux blog de Marc Rosset (le 6ème paragraphe est tout bonnement exceptionnel). Pour finir, l'intégralité de l'interview d'après-match du vainqueur.

En résumé, je remercie Novak Djokovic et surtout Roger Federer pour les frissons et l'émerveillement que j'ai ressentis hier. J'ai rarement assisté à une rencontre d'une telle intensité. Il n'y a pratiquement pas eu de moment de flottement et qu'est-ce que ça fait du bien ! Chapeau pour le fairplay et la combativité serbe, énorme révérence à Monsieur Federer, l'incarnation du tennis !

Quant à l'autre demi-finale, pas grand chose à en tirer...Un Rafael Nadal qui a retrouvé sa longueur de balle et sa mobilité. Un Andy Murray totalement à la rue tactiquement avec un coup droit de fillette...Le premier set était assez intéressant, le deuxième un peu moins mais bien meilleur à la fin, le dernier totalement soporifique, criblé de fautes étranges et d'un Ecossais qui n'y croyait plus depuis longtemps. Heureusement que ce match avait été programmé avant le match d'anthologie qui a suivi : le contraste aurait été incroyablement déprimant !..

Petit coup de gueule : c'est un scandale que les organisateurs aient décidé de commencer ces demi-finales à 14h pour permettre aux V.I.P de déjeuner tranquillou. Franchement, j'emmerde les people qui ne paient même pas leurs places et gouvernent trop souvent les évènements français et je conchie encore plus les organisateurs du tournoi qui ne pensent qu'en terme d'audimat et de prestige à la con.
Voici un commentaire qui illustre parfaitement ma pensée :  "Qu'est-ce que j'aimerais bien les baffer les mecs qui ont fait la prog'... Ils ont dit... "on assume". C'est facile de dire ça... Moi, je vais chier sur les pompes d'un flic et je vais aller au mitard mais j'assume. Argh bande de gros cons... ça m'énerve !!" (copyright Decoturf). On a frolé la catastrophe et le report d'une éventuelle cinquième manche à ce samedi après-midi.
L'élégance de nos pensées est à la hauteur du peu de considération que les huiles de Porte d'Auteuil accordent aux professionnels du tennis...

Un pronostic pour la finale ? Nadal en 4 sets.

Maintenant, place à la finale dames qui opposera Francesca Schiavone à Na Li.
Na Li est la première Chinoise à atteindre la finale de Roland Garros et disputera sa deuxième finale de Grand Chelem d'affilée tandis que Francesca Schiavone tentera de remporter un deuxième sacre à Roland Garros.
En demi-finale, Na Li a étrillé Maria Sharapova en deux sets. Même tarif pour Marion Bartoli face à l'Italienne Schiavone.
On espère assister à une belle finale, auréolés que nous sommes des sentiments bisounoursiens qui nous emplissent depuis le match fabuleux qu'on a savouré hier...

Un pronostic ? Schiavone en deux sets.

En attendant la finale de demain, savourez la surexcitation des commentateurs de la TSR et les highlights du Roger Federer-Novak Djokovic.

Crédit photo :

dimanche 8 mai 2011

E-NOR-ME !

Tout simplement énorme ! C'est le seul mot qui me vient à la bouche, moins d'une demie heure après la victoire de Novak Djokovic sur Rafael Nadal en finale du Masters 1000 de Madrid.
Aujourd'hui, le serbe a débuté la partie pied au plancher (double break à coup de balles ultra longues, d'angles improbables et de retours de service assassins) avant de se faire remonter à 5-3. Ce petit retard accompagné d'une légère baisse de concentration ne l'a pas empêché de conclure le set 7-5.

Dans le deuxième set, Nadal tente de raccourcir les échanges : jouer son jeu, embarquer son adversaire dans des échanges sans fin, mettre du poids dans sa balle, rien n'y fait. Face à ce Djokovic là, rien ne fonctionne. L'espagnol opte pour les coups gagnants qui, on le sait, ne fleurissent pas sur commande. 27 fautes directes, ses statistiques de fin de match, statistiques anormales chez le métronome et le très sécuritaire numéro un mondial. Les jeux sont très accrochés mais celui qui fait le plus mal, c'est bel et bien Novak. A 5-4, service Nadal pour rester dans le match, le serbe nous gratifiera de coups de fusil témoignant de son engagement physique et mental. Il voulait ce titre et c'est en agressant constamment l'espagnol qu'il l'a décroché.

Ce soir, Rafael Nadal a été battu pour la troisième fois d'affilée par Novak Djokovic en finale de Masters 1000. Les fois précédentes nous avaient livré des matches en trois sets ; cette fois, deux sets auront suffi.
J'ai lu ça et là que Nadal ne donnait pas l'impression d'être au top tennistiquement parlant et c'est quelques fois, notamment hier, l'impression que j'ai eue. Mais à bien y réfléchir, je me suis dit que plusieurs choses pouvaient expliquer cette impression : soit Nadal n'est plus le monstre qu'il a été en 2008 sur terre battue et il ne le redeviendra jamais et devient donc "prenable", soit les conditions de jeu de Madrid (altitude, terre moins lourde, rebond plus haut) ne lui conviennent pas particulièrement (or, depuis que le tournoi de Madrid se joue sur terre battue, Nadal a toujours atteint la finale et a été titré l'année dernière et il gagne aussi sur des courts en dur alors...), soit ce sont les jeux proposés par Djokovic aujourd'hui, Federer en 2009 et par moments hier et par Del Potro sur dur, sont des jeux qui l'inhibent et l'empêchent de s'exprimer pleinement.
En tous cas, je penche plus pour cette dernière explication, teintée d'un peu de la première. C'est la façon dont ses opposants le dominent qui le montre sous un jour plus ordinaire.

Rafael Nadal voit donc sa série de 37 victoires sur terre battue stoppée (dernière défaite qui remontait à Roland Garros 2009 contre Robin Soderling). Novak Djokovic quant à lui voit sa fabuleuse série de victoires continuer. 32. Rafael Nadal s'ajoute à la longue liste des victimes du serbe. Récapitulatif du parcours indécent de Novak depuis le début de la saison (les tops 10 sont en italique / le forfait de Janko Tipsarevic à Belgrade n'est pas comptabilisée dans la série) :

Open d'Australie (Grand Chelem) :
Marcel Granollers, Ivan Dodig, Viktor Troicki, Nicolas Almagro, Tomas Berdych, Roger Federer, Andy Murray

Dubaï (ATP 500) :
Michaël Llodra, Feliciano Lopez, Florian Mayer, Tomas Berdych, Roger Federer

Indian Wells (Masters 1000):
Andrey Golubev, Ernests Gulbis, Viktor Troicki, Richard Gasquet, Roger Federer, Rafael Nadal

Miami (Masters 1000):
Denis Istomin, James Blake, Viktor Troicki, Kevin Anderson, Mardy Fish, Rafael Nadal

Belgrade (ATP 250):
Adrian Ungur, Blaz Kavcic, Janko Tipsarevic, Feliciano Lopez

Madrid (Masters 1000) :
Kevin Anderson, Guillermo Garcia-Lopez, David Ferrer, Thomaz Bellucci, Rafael Nadal

Six tournois, six trophées, trois victoires sur Roger Federer et Rafael Nadal, deux victoires sur Tomas Berdych et Feliciano Lopez, plus David Ferrer et Andy Murray dominés : la confiance de Djokovic est à son top. Reste à voir s'il baisse de niveau. Rafael Nadal doit faire attention au serbe qui lui colle aux fesses au classement même si ce dernier devrait avoir une petite baisse de régime en arrivant sur herbe.

Concernant la finale féminine, j'avais tout faux ! Petra Kvitova (vainqueur à Brisbane et Paris en 2011) a littéralement balayé Victoria Azarenka (titrée à Marbella et Miami) à grands coups de coups gagnants de gauchère. 7-6 6-4. Il faut tout de même se rappeler que Petra avait battu Kim Clijsters 6-4 6-3 en finale de l'Open GDF-Suez de Paris en février dernier. Dès demain, elle fera son entrée dans le top 10.Victoria quant à elle, sera numéro 4. En tous cas, à défaut d'une finale prestigieuse, on aura eu un aperçu du tennis à venir : toutes les deux 21 ans, toutes les deux réagissant positivement à la pression, toutes les deux accrocheuses et ambitieuses, de quoi faire un petit lifting au circuit WTA qui s'essoufle depuis trop longtemps. Plutôt que pleurer sur les absences des Kim, Venus, Serena et autres intermittentes du spectacle, je propose qu'on jette un oeil à la relève qui en veut, et ça se voit !

Crédit photos :

Finale attendue en vue

Après les demi-finales jouées hier, toute la sphère tennistique n'a d'yeux que pour la finale masculine, cette finale attendue depuis quelques semaines, celle qui mettra obligatoirement fin à une série de victoires : celle de Rafael Nadal sur terre battue ou celle de Novak Djokovic depuis le début de la saison, toutes surfaces confondues. Pourtant, les attentes des spectateurs ont failli être déçues : les adversaires de nos deux finalistes n'ont pas voulu se laisser entuber en silence. Ils ont bataillé ferme et ont pris un malin plaisir à les faire douter. Retour sur des demi-finales disputées.

Novak Djokovic bat Thomaz Bellucci 4-6 6-4 6-1

"Je peux battre n'importe qui'. Voilà ce que le brésilien Bellucci déclarait il y a peu de temps. Il ne faut pas y voir de la prétention. Non. Quand on n'est "que" pensionnaire du top 30, qu'on essaie de creuser son trou depuis plusieurs années et qu'on sent que tous nos efforts commencent à porter leurs fruits, on ne fait pas de déclaration pour impressionner ou rabaisser ; on exprime ce qu'on ressent. Et, Thomaz, pensait qu'il pouvait gravir la montagne Djokovic. Ce qu'il a failli faire puisqu'il a mené 6-4 3-1 hier...avant de s'écrouler.
S'écrouler ? Il faut plutôt mettre cette chute sur le compte de l'enjeu et de ce que représentait le mec de l'autre côté du filet. Un mec indestructible depuis une trentaine de matches, un mec numéro 2 mondial qui vise le trône depuis belle lurette, un mec pour qui vous n'êtes presque qu'un détail. Qu'est-ce que Thomaz Bellucci pour un Djokovic ? Une épine dans le pied qu'on finit par enlever à force de trifouillage, certes douloureux, mais avec de la patience, on y arrive. Hier, Djokovic a dû laisser passer la tempête faites de coups ultra liftés et a attendu que Bellucci baisse de rythme. Classique.
Cet après-midi, il se trouvera face à un autre mec, un mec qui joue quelques classes au-dessus de Bellucci et qui, lui aussi, vise le sommet et contre qui attendre la fin de la tempête équivaut à mettre un pied dans la tombe. L'enthousiasme et le buzz Djokovic prendront-ils fin aujourd'hui ?

Rafael Nadal bat Roger Federer 5-7 6-1 6-3

Le score est peu flatteur. Il est même dur. Et ne reflète aucunement la réalité. Hier, Federer a un peu ressuscité. Juste un peu. On misait sur une correction, peut-être un peu moins sévère que celles que l'espagnol avait infligées aux prédécesseurs du suisse, mais une branlée quand même.
Au lieu d'une ratatouille en règle, on a assisté à du tennis d'attaque sur terre battue et qu'est-ce que ça fait du bien ! Federer a enfin changé de stratégie : jouer son jeu, cesser de tenter de battre Nadal à son propre jeu et de s'enfermer dans des rallyes interminables, éprouvants et perdants. A un moment donné, il en était même à 61% de points joués à l'intérieur du court. Toute une philosophie.
Malheureusement, l'attaque c'est du risque, le risque se traduit souvent par une pelleté de fautes directes. Et quand on n'est pas totalement en confiance, on passe à côté des moments-clef. C'est ce qui a fait la différence entre Nadal et Federer hier, la gestion des points importants.
Nadal, systématiquement agressé et emmené aux avantages sur presque la totalité de ses jeux de service, nous a proposé un jeu agressif au premier set avant de s'enfermer dans ses habituels schémas de jeu : je suis menacé, j'arrondis, je sécurise un maximum, je pilonne le revers et basta. Seul point noir du jeu du majorquin hier, un revers pas très incisif.
On s'attendait à une défaite sèche, on a eu un beau match alors, après tout, le reste, je m'en fous.

Concernant la finale de tout à l'heure, Nadal et Djokovic ont vécu des demi-finales aussi éprouvantes pour l'un que pour l'autre, ils n'ont pas paru invincibles et sont en pleine confiance. Plein de promesses, en somme ! Rendez-vous à 18h30.

Chez les filles, Na Li a baissé pavillon contre Petra Kvitova (6-3 6-1), 16ème mondiale. Kvitova rencontrera Victoria Azarenka, vainqueur de Julia Goerges (6-4 6-2). Azarenka, si elle l'emporte, sera 4ème mondiale. La biélorusse, en confiance depuis plusieurs mois, risque de ne pas laisser beaucoup d'air à son opposante. La finale est prévue pour 15h30.

En parallèle, le Masters 1000 de Rome a débuté aujourd'hui. Rendez-vous demain pour un état des lieux.

Crédit photos :
http://fr.sports.yahoo.com

lundi 2 mai 2011

Les lauréats de la semaine

Les finales de ce dimanche sont terminées et, une fois n'est pas coutume quant il s'agit de finales de tournois 250, on a été gâtés en terme de finales "qui ont plutôt de la gueule". C'était le week-end des grands retours.

Finale de Munich : Nikolay Davydenko bat Florian Mayer 6-3 3-6 6-1

On n'osait plus y croire, Nikolay l'a fait : il est revenu ! Il faut dire que beaucoup d'amateurs de tennis regrettaient "hamster jovial". Non pas pour ses effusions ou sa sympathie apparente (bien que le russe m'ait toujours était sympathique pour son franc-parler notamment et sa simplicité) mais plutôt pour son jeu tout en cadence, son efficacité et sa régularité.

Loin des sommets depuis le tournoi de Doha en janvier où il ne s'était incliné qu'en finale face à Roger Federer, Nikolay se pointait à Munich avec le dossard numéro 40. Au premier tour, il a renvoyé Andrey Kuznetsov à ses chères études (6-1 7-6). Au deuxième, c'est l'inconnu et local Julian Reister qui a voulu son scalp, en vain : l'allemand s'inclinera non sans lutter (3-6 7-6 6-1). En quart de finale, le russe a vu se dresser un obstacle qui l'aurait probablement arrêté les semaines précédentes : Marin Cilic. Le croate n'a pas pesé bien lourd : 7-5 6-3. En demi-finale, il profite de l'abandon de Radek Stepanek qui revenait pourtant bien cette semaine (6-3 4-0).

En remportant le 21ème titre de sa carrière à Munich, Davydenko succède à Mikhail Youzhny vainqueur de Marin Cilic (décidément persistant mais pas vraiment en réussite en terre bavaroise). Le russe passera de la 40ème à la 28ème place dès demain. On lui souhaite toute la réussite qu'il mérite.

Finale d'Estoril : J. Martin Del Potro bat Fernando Verdasco 6-2 6-2

En voilà un qu'on attendait et qu'on savait sur la bonne voie : plusieurs demi-finales (San José, Memphis, Indian Wells) et un titre (Delray Beach) en trois mois. Juan Martin vient de confirmer nos espoirs et de fort belle manière. Bien sûr, le Fernando Verdasco qu'il affrontait aujourd'hui n'était plus que l'ombre de ce qu'il fut il y a deux ans. Celui qui voulait apprendre à jouer au tennis au jeune Milos Raonic a pris une bonne grosse leçon cet après-midi...

Mais revenons au vainqueur du tournoi portugais. Au premier tour, l'argentin a eu beaucoup de mal à se défaire du local Pedro Sousa ; trois sets lui ont été nécessaires (6-2 3-6 6-3). Au tour suivant, ayant enfin pris ses marques, il n'a éprouvé aucune difficulté à s'imposer face à Alejandro Falla (6-2 6-1). En quart de finale, il a su parfaitement gérer un tour difficile en écartant un Robin Soderling à côté de son tennis (6-4 7-5). Sa victime en demi-finale n'a pu opposer beaucoup plus de résistance : Pablo Cuevas s'est incliné sur le score de 6-2 7-6.

Arrivé à Estoril à la 46ème place du classement ATP, Del Potro sera 32ème dès demain grâce à ce nouveau titre, le 9ème de sa carrière. Beaucoup voient en lui celui qui pourra barrer la route à Rafael Nadal dans les semaines à venir. L'avenir nous dira si le géant argentin est au point...ou pas.

Finale de Belgrade : Novak Djokovic bat Feliciano Lopez 7-6 6-2

Ici, pas de photo du serbe avec son joli trophée doré. Non, juste un carambar et picétou. Nan mais faut pas déconner ! Le mec est numéro deux mondial, invaincu depuis le mois de décembre, plein de confiance, détenteur du nouveau record du nombre de victoires d'affilée en début de saison et faudrait en plus lui donner une médaille parce qu'il gagne SON tournoi, chez lui, en affrontant personne ou presque ? Je refuse de participer au tressage intempestif de lauriers. Je lui en offrirai lorsqu'il aura remporté Roland Garros...

Bon, allez, une petite photo de Nole qui fait des bisous à son berlingot pour ses fans (qui depuis la nouvelle invicibilité de leur chouchou sont devenus globalement aussi susceptibles que ceux de Federer ou de Nadal et ne manqueront pas pour certains de penser que je les provoque...mais non, mais non...).

Trêve de plaisanterie, calembour et autre carambar. Petit rappel du parcours semé d'embuches de Novak. Quoi "quelles embuches ?" ? J'en dénombre 20 :

- embuche n°1 : Novak a été exempt du premier tour (normal).
- embuches n°2, 3, 4, 5 et 6 : les 5 jeux qu'il a perdus face à Adrian Ungur (6-2 6-3).
- embuches n°7, 8, 9, 10 et 11 : les 5 jeux qu'il a laissés à Blaz Kavcic (qui ?) en quart de finale.
- embuche n°12 : il n'a pas eu à disputer sa demi-finale, Janko Tipsarevic ayant déclaré forfait à cause d'une blessure à la cuisse.
- embuches n°13, 14, 15, 16, 17, 18, 19 et 20 : les 8 jeux que Feliciano Lopez a eu le mérite de lui prendre, de fort belle manière d'ailleurs.

Bref, il remporte son 23ème titre, le 5ème cette saison. Il succède ainsi à lui-même (naan, je déconne, même s'il a remporté la première édition de ce tournoi en 2009, l'année dernière il avait abandonné en quart de finale face à Filip Krajinovic, preuve que ce n'est pas parce qu'il est propriétaire de l'Open de Belgrade qu'il le gagnera à tous les coups, d'abord !). Donc, il succède à Sam Querrey, vainqueur 2010 de John Isner (cherchez les erreurs). Reste au serbe de passer aux choses vraiment sérieuses...

Morales du jour : 1) même lorsqu'on semble fini pour le tennis, personne n'a intérêt à nous enterrer trop vite et un tournoi (même de la catégorie des "carambars") est toujours le bienvenu, 2) même lorsqu'on semble maudit par les blessures et qu'on prend des plombes à digérer un titre du Grand Chelem, la patience paie toujours et un tournoi (même bla bla "carambar") est toujours le bienvenu ùais va falloir monter d'un cran quand même, 3) lorsqu'on domine le circuit depuis cinq mois, on entre réellement dans le cercle des grands et donc, on s'expose aux chatouillis des observateurs et...un tournoi estampillé "carambar", ne suffit pas..., 4) qui aime bien châtie bien...

A suivre, le récapitulatif des premiers matches du Masters 1000 de Madrid.

Crédit images :

dimanche 23 août 2009

Et de 16 !

244 semaines au sommet de la hiérarchie tennistique, 15 titres du Grand Chelem et, avec sa victoire sur Novak Djokovic en finale du tournoi de Cincinnati (6-1 7-5), Roger Federer vient de signer son 16ème succès en Masters 1000 (anciens Masters Series). Il passe devant Rafael Nadal (15) et se place à une longueur du détenteur du record, Andre Agassi (17).

Le Suisse a maitrisé presque de bout en bout la fougue du Serbe. La première manche a été expéditive, étouffant littéralement Djokovic qui n'a pu rien faire.
A l'entame de la seconde manche, Federer semblait s'être un peu endormi, se faisant breaker. Mais quelques petits réglages plus tard (et surtout après gommage de fautes directes parasites qui rappelaient l'année 2008 aux fans du Suisse) Federer a remonté son retard pour enfin coiffer son adversaire au poteau en toute fin de set.

En résumé, une finale très agréable à regarder, du beau jeu offensif, une ambiance détendue et cordiale. Un dimanche qui se termine bien !

vendredi 8 mai 2009

Quand la publicité s'en mêle (12)

Petit point sur les résultats du jour.

ATP Munich / 1/4 de finale
Pendant que le local, Daniel Brands profitait de l'abandon de Potito Starace (6-4 1-1 abandon), Paul-Henri Mathieu bataillait ferme face à son meilleur ennemi, Mikhail Youzhny. Après avoir retrouvé ses marques dans le 2ème set, le Français n'a pu contenir la fulgurance des coups du Russe. 7-5 3-6 6-3 Youzhny.
Deux autres joueurs se sont livré un long combat : Tomas Berdych et Lleyton Hewitt. C'est le premier qui a fini par s'imposer : 4-6 6-3 7-6.
La surprise du jour viendra de Jérémy Chardy qui est venu à bout du Croate Marin Cilic. 3-6 7-5 6-4. Chapeau Jérémy !

WTA Rome / 1/2 finales
Svetlana Kuznetsova s'est rapidement débarrassée de Victoria Azarenka. Ses effets et variations ont eu raison des frappes agressives mais trop tendues de la Biélorusse. 6-2 6-4.
Elle récupèrera une copine complètement crevée en finale puisque Dinara Safina et Venus Williams se sont battues pendant plus de trois heures lors d'un match haut en couleurs pendant lequel aucune des deux n'a voulu lâcher. Finalement, c'est l'audace et la fraicheur physique de Safina qui en sont sorties vainqueurs. 6-7 6-3 6-4.
On aura donc droit à la même finale que la semaine dernière à Stuttgart et c'est tant mieux !

ATP Belgrade / 1/4 de finale
Andreas Seppi s'est baladé la plupart du temps face à Marcos Daniel (6-4 7-5), Lukas Kubot a vaincu Kristof Vliegen (7-6 6-3) et Ivo Karlovic s'est débarrassé de Flavio Cipolla (6-3 6-3).
L'ultra favori, Novak Djokovic, a quant à lui rapidement pris la mesure de son compatriote, Viktor Troicki . 6-3 6-2.

ATP Estoril / 1/4 de finale
Paul Capdeville a eu du mal à se défaire d'Oscar Hernandez (4-6 6-1 6-4), James Blake a atomisé Florent Serra (6-4 6-1), Nikolay Davydenko a maitrisé Mardy Fish (6-4 6-3) et Albert Montanes a réalisé une bonne performance en poussant Gilles Simon vers la sortie (5-7 6-4 7-6).

WTA Estoril / 1/2 finales
Yanina Wickmayer bat Shahar Peer 3-0 Abandon
Ekaterina Makarova bat Ana-Lena Groenefeld 6-3 6-1


Novak Djokovic, la dernière est meilleure !


La belle Gabriela Sabatini et sa ligne de parfums...


Nicolas Kiefer contre un vampire


Jelena Jankovic, Ana Ivanovic et plein d'autres sportifs serbes, je suppose : plus con, tu meures !


Steffi et Dede, ça va mieux que dans les 90's, mais c'est pas encore ça !

jeudi 16 avril 2009

Quand la publicité s'en mêle...

En voyant la publicité Head de Djokovic, je me suis dit que, mine de rien, pour arrondir leurs fins de mois, nos champions en tournaient des spots publicitaires ! Alors je vais lancer une nouvelle série qui risque d'être bien longue. En fouillant un peu sur les sites de partage de vidéos j'ai halluciné en constatant qu'ils sont terriblement prolifiques en terme de marketing. Certaines publicités sont extrêmement bien faites, d'autres hilarantes, kitsch, toutes pourries, ringardes ou répétitives.
Je vais lancer la première fournée dès aujourd'hui vu que pour moi, pas de match avant demain. Si vous y prenez goût, pas la peine de vous ruer sur les moteurs de recherche : je publierai tout ce qui tourne autour des talents de comédiens des joueurs et joueuses, ou presque en essayant d'équilibrer la qualité des spots !


Taylor Dent se mesure à un enfant qui a de qui tenir...


On peut dire que les débuts de Djokovic dans la pub n'étaient pas encore au point...


Vous ne pourrez pas échapper à Kournikova !


Vive les pubs nationales ! Pauvre Rafa...


Une autre habituée des pubs, Maria Sharapova.

dimanche 16 novembre 2008

La boucle est bouclée

2008 avait commencé avec une victoire de Novak Djokovic et elle se termine de la même manière.
Si vous dormiez et que vous avez raté la finale, vous n'avez pas perdu grand chose.
Novak Djokovic a joué juste, vite, en attaquant et en pleine confiance.

Dès l'entame du match, Davydenko ne parvient pas à mettre son jeu de ping-pong en place. Djokovic ne rate rien (2 fautes directes) et le breake une fois puis deux. Il mène jusqu'à 5-0 avant que le Russe ne sauve l'honneur en inscrivant son premier jeu. 6-1 Djokovic.

Dans la deuxième manche, les jeux de service du Russe sont toujours aussi laborieux. Il ne dépassera jamais les 50% de première balle de service, avoisinant même les 25% pendant un long moment. Le Serbe, lui, joue bien les points importants, joue très long et finit par le breaker sur sa deuxième mise en jeu. La suite du set ne laisse aucun espoir à Davydenko mais lorsque le Serbe sert pour le titre, il s'effondre mentalement et sur une double faute extrêmement cocasse (il avait fait rebondir sa balle 10 fois avec sa raquette puis 17 fois avec sa main...), il concède sa mise en jeu. On se dit que Nikolay tient là sa chance de revenir mais il n'est décidément pas constant aujourd'hui. Il se fait rebreaker et cette fois, lorsque Novak sert, il ne tremble pas. 7-5 Djokovic.

S'en suit une soporifique cérémonie de remise des trophées. L'adjointe au maire de Shanghaï se fait siffler tant elle est loooooongue. Davydenko et Djokovic remercient Heineken, Mercedes, bla bla bla. Décidément, le dimanche, c'est mortel...

En l'absence des numéros un et deux, le numéro trois s'impose logiquement sans nous avoir épatés plus que ça. Dès janvier, il ne sera qu'à 10 points de Roger Federer. Cette fin de saison nous laisse un peu sur notre faim même si on est épuisés et soulagés qu'ils aillent enfin se reposer.
Du côté du double, l'année se termine aussi sur la chute des frères Bryan qui ont perdu en finale face à la paire serbo-canadianne Daniel Nestor/Nenad Zimonjic 7-6 6-2. Ils perdent ainsi leur première place mondiale au profit de leurs bourreaux du jour. Bienvenue au club!

Crédit photos:
www.jamd.com

jeudi 30 octobre 2008

L'ascenseur émotionnel

Aujourd'hui Novak Djokovic et Jo Tsonga jouaient la belle.Une victoire partout avant cette après-midi,balle au centre.

Tsonga est définitivement un showman.On aime ou on aime pas (moins j'aime bien son style de show) mais force est de constater qu'il ne laisse pas indifférent.
Hier,il nous avait désespéré, effrayé, émerveillé. Aujourd'hui,rebelote!
Le premier set il le remporte 6-4.Très agressif,il déborde le Serbe régulièrement et malgré la tension ressentie lorsqu'il doit servir pour le gain de la première manche,il tient bon.
Dans la deuxième manche,il paie ses efforts.Il a mal à la cuisse,se fait breaker d'entrée et est même mené 5-0 avant d'enfin inscrire un jeu.Il semble laisser filer cette manche que Djokovic empoche 6-1.
Mais on commence à le connaitre,Jo.On se doutait qu'il n'allait pas s'écrouler encore.Il breake Novak très tôt dans le set,reste agressif,exécute de très bons retours,des passings pernicieux et des coups gagnants le long de la ligne.Le Serbe ne pourra jamais revenir.6-3
Ce match était un vrai régal.Les Djokovic-Tsonga sont toujours très intéressants et celui-là n'a pas dérogé à la règle.Pourvu que ça dure!

Le public est chaud après cette victoire tricolore.Il va prendre une douche froide.
Roger Federer affronte Marin Cilic,un des joueurs qui grimpent.Les commentateurs sont tout mous,le public aussi et bientôt,moi aussi je vais me transformer en Mashmallow.
Roger installe un faux rythme qui déroute le Croate.Ce dernier fait un très mauvais jeu de service à 2-1 Federer et perd sa mise en jeu.
Federer quant à lui,sert très bien,ne force pas son talent.Il réalise quelques jolis coups gagnants.Il déroule,quoi.
Mais qu'est-ce que c'est décousu!On est à mille lieux de l'intensité du match précédent.En plus,Roger est de mauvaise humeur: il fait des remontrances à des petits ramasseurs de balles effrayés.Bonjour l'ambiance.6-3 Federer

Dans la deuxième manche, on est conforté dans l'idée que le Suisse s'est levé du pied gauche.Il engueule un spectateur qui ne s'assoit pas assez vite.C'est alors que pour ne rien arranger,c'est l'ouverture du festival des fautes directes de part et d'autre.Ce ne serait pas Roger sur le terrain,je m'ennuierais ferme.
Tout à coup,Roger joue comme une quiche et Cilic se procure une balle de break écartée de fort belle manière par le Suisse alors que le Croate était très entreprenant.
Federer semble en retard dans son placement mais remet systématiquement les pendules à l'heure lorsque Cilic espère se rapprocher au score.Pire,Roger ne cherche pas le point gagnant: il fait jouer Cilic,lui sert des platrées de slice pour qu'il fléchisse ses grandes cannes et commette une faute.Ce qu'il fait.Break de Roger.Puis débreake de Cilic et rebreak de Roger.
6-3 6-4 Federer.
Roger solide malgré tout.On connaissait "gagner en jouant mal".Maintenant on connait "gagner en faisant la gueule".Souhaitons que demain on ait moins envie d'aller se coucher :) Allez,Roger,on t'aime quand même!

AUTRES RESULTATS DU JOUR
David Nalbandian bat Juan Martin Del Potro: 6-4 6-0
Andy Roddick bat Gilles Simon: 6-3 7-5
James Blake bat Philipp Kohlschreiber: 6-4 6-4
Andy Murray bat Fernando Verdasco: 6-3 7-6

Crédit photo:
www.jamd.com

mardi 28 octobre 2008

Arf...

Le seul rayon de soleil qui pouvait éclairer la journée toute pourrie que j'ai vécue était le bonheur de voir Dmitry affronter Novak.Même si je me doutais qu'il n'était pas au niveau,je me préparais à en profiter au moins une heure et demi.Raté...

Première joie:Dmitry arbore sa belle barbe de bûcheron.
Première mauvaise nouvelle pour lui: Nole entre tout de suite dans le vif du sujet.Dmitry se fait breaker très rapidement et le Serbe s'envole dans cette première manche.Ca se voit que le Russe souffre encore de son épaule:il ne sert pas à plus de 160 km/h.Il est même amaigri.Cependant,Frédéric Viard et Guy Forget ne voient rien et ne cessent de dire qu'il sert bien.Bon...Au bout de 10 minutes,Dmitry a perdu deux challenges et a commis trop de fautes.Il sauve néanmoins des balles de double break (surtout vendangées par Nole).Le Serbe cherche les lignes et ne les trouve pas systématiquement,ce qui ne l'empêche pas de boucler le premier set 6-2.

Pendant le changement de côté,les deux flèches,Viard et Forget,découvrent que Dmitry est blessé.Dieu existe.
Dans le deuxième set,Nole ne retourne pas forcément bien;c'est toujours le service de Dmitry qui est aux abonnés absents.Mais,miracle,son revers que j'aime tant refait surface et il semble un peu plus impliqué.C'est fou comme la balle gicle bien quand il s'applique!A force de persévérance,il finit par breaker Djokovic sur un jeu blanc.Nole perd de sa rigueur mais récupère le break immédiatement.
Après ces deux jeux intenses,le match redevient décousu.Mais on se marre bien: Dmitry a de la réussite sur un coup droit qui mord la ligne de quelques millimètres et ils rigolent.Nole se vautre lors d'un retour sur une deuxième balle moribonde du Russe et ils rigolent encore.L'ambiance est bon enfant,c'est déjà ça.
Ceci dit,heureusement que je ne suis pas fan de Djokovic parce qu'il commet tellement de fautes bêtes que je pèterai les plombs.
Et là,petite surprise,Dmitry abandonne à 6-2 4-3.C'est le coeur serré que je dis "A l'année prochaine,Dmitry"...
Ce qu'on peut retirer de cette rencontre c'est que le service de Djokovic est au rendez-vous.Quant au reste,il faudra qu'il affronte un adversaire plus en forme et surtout plus menaçant pour juger de son niveau.

RESULTATS 1ER TOUR
Ivan Ljubicic bat Victor Troicki: 6-3 6-4
Philipp Kohlschreiber bat Mikhail Youzhny: 6-1 6-4
Robin Soderling bat Josselin Ouanna: 6-3 6-4
Florent Serra bat Guillermo Canas: 4-6 7-5 6-3
Radek Stepanek bat Marc Gicquel: 6-4 3-6 6-4

RESULTATS 2EME TOUR
Gaël Monfils bat Juan Monaco: 6-4 6-4
Juan Martin Del Potro bat Mario Ancic: 6-0 6-4
Novak Djokovic bat Dmitry Tursunov: 6-2 4-3 Ab.

Crédit photo:
www.sport24.com

mercredi 15 octobre 2008

MS Madrid: Jour 3 (partie I)

Au bord de l'overdose,je suis tout de même sur le pont pour vous conter le monde enchanté du tennis.

Jo-Wilfried Tsonga bat Marcel Granollers-Pujol: 3-6 6-3 7-6
L'entame du match du Français est convaincante mais très vite,il s'enflamme et rate une volée puis balance un grand coup droit dans le filet,donnant le break à l'Espagnol.Ce dernier est intraitable sur sa mise en jeu et très efficace au filet.Lorsqu'il sert pour le set,Jo le met sous pression et obtient des balles de débreak mais il reste solide.
Dans la deuxième manche,Jo s'efforce d'aller au filet lorsqu'il sert et oppresse un peu plus Granollers sur son service et réalise enfin le break pour mener 3-0 rapidement,avance qu'il gardera jusqu'à la fin de la manche.
Jusque là,on assistait à un match un peu poussif et ennuyeux dans lequel Jo semble lourd dans ses déplacements et un Granollers qui ne joue pas mal mais n'est pas transcendant et se fait parfois déborder.L'intensité est alors enfin au rendez-vous.Granollers breake à 4-3 en étant sur absolument toutes les balles mais il n'arrive pas à conclure le match et grâce à deux superbes smashes,Jo débreake.Lors du jeu décisif,Tsonga se montre plus costaud et décroche une qualification dans la douleur.
Prochain adversaire: Roger Federer ou Radek Stepanek.

David Nalbandian bat Tomas Berdych: 6-2 6-7 6-1
Au vu du match éclair de Berdych contre Schuettler,on pouvait penser qu'il donnerait du fil à retordre à Nalbandian.Que neni.A part un deuxième set accroché qu'il décroche au tie-break,Berdych s'est fait balader par l'Argentin.
Dès le premier set,David affiche un gros niveau de jeu et lamine le Tchèque.
Dans le deuxième,status quo jusqu'à ce que Berdych le gagne 7 points à 5.
Enfin,dans le troisième set,Nalbandian breake d'entrée,il joue tout en demi-volée,ne recule jamais;il lit très bien le service de son adversaire et retourne parfaitement.Berdych est poussé à la faute.Double break.On rencontre alors un Nalbandian rigolard qui joue très bien et qui le sait.D'ailleurs,il remporte le match sur un ultime coup droit long de ligne,tout simplement sublime.
Prochain adversaire: Juan Martin Del Potro.

Gaël Monfils bat Fernando Gonzalez: 6-3 6-4
Il y avait comme un goût de déjà-vu.Ces deux-là s'étaient affrontés la semaine dernière en 1/4 de finale du tournoi de Vienne et Monfils s'était imposé en deux manches tandis que Fernando implosait.Aujourd'hui,c'était la même chose,en mieux!
Dès le début du match,Gonzalez commet beaucoup de fautes et Monfils le tient loin de sa ligne de fond de court.Monfils breake logiquement et Fernando jette sa raquette qui ne casse pas :)Le Français réalise en set excellent autant sur le plan tactique que sur le plan technique.
Dans le deuxième set,Gaël garde sa constance et break le Chlien d'entrée.Ce dernier est lui-même totalement affligé par l'atroce qualité de son jeu.Estimant qu'un des juges de ligne n'a pas les yeux en face des trous,il l'humilie gentillement publiquement.S'en suit un gros moment de solitude pour le juge...Bonne ambiance,quoi!Pendant ce temps-là,Gaël continue de dérouler et boucle ce match en à peu près une heure.
Prochain adversaire: Andy Roddick ou Tommy Robredo.

Novak Djokovic bat Victor Hanescu: 6-7 7-6 3-1 Abandon.
Alors que le premier set est remporté par le Roumain au tie-break 10 points à 8,il garde un incroyable niveau dans le deuxième avec en prime,une belle vision du jeu.Djokovic est régulièrement en danger sur son service.Le Serbe met le turbo sur le dernier jeu du set en allant chercher deux balles de break mais Hanescu se reprend et le pousse à un nouveau jeu décisif.Novak égalise à un set partout suite à un mauvais choix tactique de Hanescu.
Au début du dernier set,Hanescu fait appel au kinésithérapeute pour une douleur aux adducteurs et à son retour au jeu,il se fait breaker,laisse Djokovic gagner son service et abandonne.Le n°3 mondial a eu très chaud.Il est passé à deux points de la défaite.Il va falloir se reprendre!
Prochain adversaire: Ivo Karlovic.

Juan Martin Del Potro bat Jarkko Nieminen: 6-2 4-2 Abandon.
Del Potro domine le premier set grâce à sa puissance et le remporte rapidement.
Dans le set suivant,le jeu se rééquilibre un peu en raison d'un joli revers retrouvé par Nieminen mais le Finlandais semble souffrir de la cuisse et se fait breaker.Il préfère se retirer et laisse l'Argentin se diriger vers un duel au sommet.
Prochain adversaire: David Nalbandian.

Crédit photos:
www.fototac.net
news.bbc.co.uk
www.blogdeportivo.net
www.sport24.com
ivantricarico.wordpress.com

dimanche 28 septembre 2008

Le retour de la revanche de la Tsongamania!


Enfin un premier titre pour Jo-Wi Tsonga!Je m'étais totalement gourrée au niveau des pronostics et c'est tant mieux!
On l'attendait depuis des mois après sa finale perdue à l'Open d'Australie contre le même adversaire qu'aujourd'hui,Novak Djokovic.Tsonga s'est fait opérer et on ne l'a pas vu à Roland Garros,ni à Wimbledon,encore moins aux J.O et on l'a vu renaître à l'US Open,avec joie.
Et ce matin,il a explosé,enfin.
7-6 6-4.A Bangkok,Djokovic n'a pas pu enrayer un Tsonga hyper solide dans les moments cruciaux.Le Serbe est d'ailleurs de plus en plus bizarre.Il semble en colère,en colère contre le public,en colère contre l'arbitrage,en colère contre sa raquette qui s'est malencontreusement cognée contre son arcade sourcillère...En colère contre tout et n'importe quoi mais pas en colère contre son jeu.Pas une once de frustration,pas une ombre de plaisir:Novak semble éteint en cette fin de saison.Par moments,j'ai eu peur qu'il nous sorte un flingue de son sac!..
Souhaitons que ce Djokovic-là disparaisse et surtout,que ce Tsonga-là se réconcilie pour de bon avec sa santé et nous étonne encore plus chaque fois.
NB:Tsonga avec ce titre et les 35 points engrangés à la Race,se rapproche de James Blake,8eme temporaire.On croise les doigts!

A Pékin,Roddick a battu Dudi Sela en 3 sets: 6-4 6-7 6-3.
Un tie break perdu a démenti mon pronostic en partie.Andy a un peu plus trainé que prévu mais l'essentiel est là.L'Américain s'accroche à sa 7 eme place à la Race et sera probablement du voyage à la Masters Cup de Shangaï.

A Séoul,2-6 6-1 6-4: C'est le score qui a permis à Maria Kirilenko de botter Samantha Stosur en touche.
Kirilenko se réveille en cette fin de saison,peut-être un peu tard...

Pour la finale féminine du tournoi de Pékin,Jelena Jankovic a balayé Svetlana Kuznetsova en deux sets: 6-3 6-2.Elle est la joueuse qui joue le plus tout au long de la saison et elle a l'air d'être loin d'en avoir terminé cette année!

Crédit photo:
www.rmc.fr