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lundi 6 juin 2011

Roland Garros : acte final

Les finales Nadal-Federer, notamment à Roland Garros, nécessitent toujours un peu de recul pour être commentées. On se doit de passer outre l'énorme déception que les défaites suisses procurent et l'irrésistible envie de fracasser le bras droit de l'Espagnol lorsqu'on est passionné par Roger Federer. L'avant match, le déroulement du match et son après font passer les supporters de l'Helvète par des phases proches de la schizophrénie avant qu'il ne revienne à la réalité, presque toujours dure. Gueule de bois...

L'avant-match

Cette année, Roger Federer ne devait pas affronter Nadal en finale. Il n'est plus numéro 2, Novak Djokovic proposait un niveau stratosphérique et honnêtement, personne n'y croyait. Coutumier du fait, Federer nous a encore fait le coup de la renaissance : un match dantesque en demi-finale, parfait sur tous les tableaux le propulse en finale. Ainsi réagit le cerveau du fan du suisse : 

Réaction numéro 1 (dite du comptable) : "Ah non ! Si c'est pour se faire détrousser encore une fois dimanche face à Nadal, autant que Djoko y aille. Il a plus de chances de barrer la route à l'Ibère"

Réaction numéro 2 (dite du paradis retrouvé) : "Ah ben merde alors...C'est qu'il joue bien Rodgeur...très très bien même ! On l'a retrouvé ! Vas-y ! Dégomme-moi ce Serbe qui s'y croit ! Montre-lui le chemin qu'il reste à parcourir !"
Réaction numéro 3 : "YYYYYYEEEEEEESSSSSSS ! Il l'a dégagéééééééé !!! Merde...dimanche y aura Nadal..."

Réaction numéro 4 (dite du schizophrène) : "Bon, ça y est. J'ai fait le tour des pronostics. Il y en a qui voient Rodgeur gagnant donc rien n'est perdu. Et puis y a tous ces signes...Oui, mais ce lift sur son revers...Oh non...Oui, mais Fed peut jouer agressif et puis Nadal doute en ce moment ! Mais je peux pas espérer...Non ! J'peux pas, je vais encore déprimer...Mais si il gagne, ce serait énoooorme !! Allez Rodg' !!!"

A ce moment-là, le fan de Federer n'en peut déjà plus d'attendre alors qu'on n'est que samedi matin. Lorsque la finale commencera le lendemain à 15h, il sera passé par toutes ces phases, en boucle. Il arrive devant sa télé totalement lessivé. Il a même zappé sur France 2 une heure et quart avant pour écouter Laurent Luyat et Tatiana Golovin débiner des conneries. Il est très très tendu et quand la première balle est jouée, il n'y croit plus du tout ou si peu...

Pendant le match

Rafael Nadal semble tendu, le visage très fermé. Ses coups ne sont pas en place, il fait des fautes inhabituelles, il crée encore moins que d'habitude. Il est dominé par un Roger Federer qui l'agresse constamment, ne rate rien. Puis, comme souvent, l'Espagnol entre dans son match et passe en mode "destructeur". En face, une phase d'anesthésie puis une de rébellion puis une autre la tête sous l'eau avant de sauver l'honneur et de sombrer enfin. Réactions du fan du Suisse :

Réaction numéro 1 (dite du coach qui y croit mais qui connaît son poulain par cœur) : "C'est bien Rodgeur ! C'est bien. Agresse-le. C'est la bonne tactique. Lui donne pas d'air. Casse-lui le moral tout de suite. Je suis sur(e) qu'il va pas réussir à conclure...Je vais prendre un Lexomil"

Réaction numéro 2 (dite de celui qui sait, pourtant, mais qui ne veut pas y croire) : "Et voilà ! J'en étais sur(e) ! L'aut' il commence à parpiner ! Revers, revers, revers, revers ! Il connaît que ça ! Pfff. C'est de la merde, oui !"

Réaction numéro 3 (dite de l'agonisant masochiste) : "Que ce calvaire se termine le plus vite possible, je vous en supplie...Fed est ruiné mentalement. Il crée plus rien, il joue plus, il y croit plus...J'en ai marre d'avoir de l'espoir à chaque fois et d'être douché(e)"

Variante (dite de celui qui ne veut pas subir mais qui ne pourra s'empêcher de revenir vite voir si le vent a tourné) : "J'en ai ras le cul je vais faire un tour au parc. Pas moyen que je regarde cette purge"
Réaction numéro 4 (dite du sursaut d'orgueil): "IL A GAGNE LE 3EME SET !! Miracle !! COME ON RODGEUR !"

Réaction numéro 5 (dite du résigné) : "Bon, ben, double break, j'crois que c'est bon, hein. On a compris...Va comprendre pourquoi il perd ses jeux de service alors qu'il jouait à nouveau parfaitement !..Toujours la même histoire...Ça devient sérieusement gavant..."

L'après-match

Rafael Nadal a soulevé sa coupe, Roger Federer s'est bien battu mais n'a rien pu faire. Le fan de ce dernier est dans une phase neurasthénique tout comme les forums tennis. Il n'y a que les forums nadaliens qui sont en ébullition. Ailleurs, lorsque les forums sont federiens ou de tout bords, il y a à peine vingt commentaires. Abasourdis, comme à chaque premier dimanche de juin ou presque, il leur faudra quelques heures, quelques jours pour certains, pour avoir moins mal.

Certains seront blasés et dégoûtés par le jeu que propose systématiquement Nadal (c'est mon cas). Certains jugeront Federer en lui conseillant de, au choix, changer son revers, changer de coach, changer de tactique, changer de mental, changer de coup droit, changer de smash, changer de slip et qu'ils lui en veulent (ce n'est pas mon cas). Certains se contenteront de dire qu'il a beaucoup mieux joué que lors des précédentes finales (c'est mon cas). D'autres jureront tous les dieux qu'ils ne regarderont plus de tennis jusqu'à ce que Nadal prenne sa retraite (mais on sait tous qu'ils ne tiendront pas bien longtemps...). Enfin, beaucoup diront qu'ils ne lui en veulent absolument pas, qu'il reste le plus grand et qu'ils l'aiment malgré tout. C'est mon cas. 

Rafael Nadal a mérité son titre parce qu'il a un mental hors du commun. Je ne pense pas qu'il l'ait mérité de par son jeu qui, cette année, était pauvre, peu créateur, ultra défensif et très sécuritaire. Comme on dit, un match ne fait pas l'autre et comme souvent, la finale n'a pas été le plus beau spectacle de la quinzaine. Et le vainqueur, bien que méritant puisque tenant du titre et meilleur joueur de l'histoire de la terre battue, n'était pas celui qui le méritait le plus. Je ne peux pas vraiment voir les choses autrement puisque je suis federienne ;)

Concernant la finale dames, félicitations à Na Li, première asiatique à offrir un Grand Chelem à son continent. Solide, fluide, agréable à regarder jouer, elle n'a fait qu'une bouchée d'une Francesca Schiavone tendue, débordée et pas très bonne tactiquement.

Crédit image :
www.gettyimages.com

samedi 4 juin 2011

Stratosphérique !

Il y a des matches qui vous propulsent loin, très loin. Il y a des matches qui vous rappelent pourquoi Roger Federer est immense, pourquoi Novak Djokovic n'est pas un usurpateur. Il y a des matches qui vous déposent sur un nuage et vous donnent envie de faire des bisous à tout le monde. Il y a des matches qui vous rendent meilleur, tout simplement. Et la demi-finale que le Suisse et le Serbe nous ont offerte en est la plus belle preuve.

Je ne reviendrai pas sur les détails de cette rencontre tant elle a été relatée dans la presse et sur tous les forums durant les douze dernières heures. Je vous conseillerai juste quelques articles qui valent le détour : celui de l'exceptionnelle Sophie Dorgan de L'Equipe, un article étonnant du Monde ainsi que le classique compte-rendu du faux blog de Marc Rosset (le 6ème paragraphe est tout bonnement exceptionnel). Pour finir, l'intégralité de l'interview d'après-match du vainqueur.

En résumé, je remercie Novak Djokovic et surtout Roger Federer pour les frissons et l'émerveillement que j'ai ressentis hier. J'ai rarement assisté à une rencontre d'une telle intensité. Il n'y a pratiquement pas eu de moment de flottement et qu'est-ce que ça fait du bien ! Chapeau pour le fairplay et la combativité serbe, énorme révérence à Monsieur Federer, l'incarnation du tennis !

Quant à l'autre demi-finale, pas grand chose à en tirer...Un Rafael Nadal qui a retrouvé sa longueur de balle et sa mobilité. Un Andy Murray totalement à la rue tactiquement avec un coup droit de fillette...Le premier set était assez intéressant, le deuxième un peu moins mais bien meilleur à la fin, le dernier totalement soporifique, criblé de fautes étranges et d'un Ecossais qui n'y croyait plus depuis longtemps. Heureusement que ce match avait été programmé avant le match d'anthologie qui a suivi : le contraste aurait été incroyablement déprimant !..

Petit coup de gueule : c'est un scandale que les organisateurs aient décidé de commencer ces demi-finales à 14h pour permettre aux V.I.P de déjeuner tranquillou. Franchement, j'emmerde les people qui ne paient même pas leurs places et gouvernent trop souvent les évènements français et je conchie encore plus les organisateurs du tournoi qui ne pensent qu'en terme d'audimat et de prestige à la con.
Voici un commentaire qui illustre parfaitement ma pensée :  "Qu'est-ce que j'aimerais bien les baffer les mecs qui ont fait la prog'... Ils ont dit... "on assume". C'est facile de dire ça... Moi, je vais chier sur les pompes d'un flic et je vais aller au mitard mais j'assume. Argh bande de gros cons... ça m'énerve !!" (copyright Decoturf). On a frolé la catastrophe et le report d'une éventuelle cinquième manche à ce samedi après-midi.
L'élégance de nos pensées est à la hauteur du peu de considération que les huiles de Porte d'Auteuil accordent aux professionnels du tennis...

Un pronostic pour la finale ? Nadal en 4 sets.

Maintenant, place à la finale dames qui opposera Francesca Schiavone à Na Li.
Na Li est la première Chinoise à atteindre la finale de Roland Garros et disputera sa deuxième finale de Grand Chelem d'affilée tandis que Francesca Schiavone tentera de remporter un deuxième sacre à Roland Garros.
En demi-finale, Na Li a étrillé Maria Sharapova en deux sets. Même tarif pour Marion Bartoli face à l'Italienne Schiavone.
On espère assister à une belle finale, auréolés que nous sommes des sentiments bisounoursiens qui nous emplissent depuis le match fabuleux qu'on a savouré hier...

Un pronostic ? Schiavone en deux sets.

En attendant la finale de demain, savourez la surexcitation des commentateurs de la TSR et les highlights du Roger Federer-Novak Djokovic.

Crédit photo :

dimanche 8 mai 2011

Finale attendue en vue

Après les demi-finales jouées hier, toute la sphère tennistique n'a d'yeux que pour la finale masculine, cette finale attendue depuis quelques semaines, celle qui mettra obligatoirement fin à une série de victoires : celle de Rafael Nadal sur terre battue ou celle de Novak Djokovic depuis le début de la saison, toutes surfaces confondues. Pourtant, les attentes des spectateurs ont failli être déçues : les adversaires de nos deux finalistes n'ont pas voulu se laisser entuber en silence. Ils ont bataillé ferme et ont pris un malin plaisir à les faire douter. Retour sur des demi-finales disputées.

Novak Djokovic bat Thomaz Bellucci 4-6 6-4 6-1

"Je peux battre n'importe qui'. Voilà ce que le brésilien Bellucci déclarait il y a peu de temps. Il ne faut pas y voir de la prétention. Non. Quand on n'est "que" pensionnaire du top 30, qu'on essaie de creuser son trou depuis plusieurs années et qu'on sent que tous nos efforts commencent à porter leurs fruits, on ne fait pas de déclaration pour impressionner ou rabaisser ; on exprime ce qu'on ressent. Et, Thomaz, pensait qu'il pouvait gravir la montagne Djokovic. Ce qu'il a failli faire puisqu'il a mené 6-4 3-1 hier...avant de s'écrouler.
S'écrouler ? Il faut plutôt mettre cette chute sur le compte de l'enjeu et de ce que représentait le mec de l'autre côté du filet. Un mec indestructible depuis une trentaine de matches, un mec numéro 2 mondial qui vise le trône depuis belle lurette, un mec pour qui vous n'êtes presque qu'un détail. Qu'est-ce que Thomaz Bellucci pour un Djokovic ? Une épine dans le pied qu'on finit par enlever à force de trifouillage, certes douloureux, mais avec de la patience, on y arrive. Hier, Djokovic a dû laisser passer la tempête faites de coups ultra liftés et a attendu que Bellucci baisse de rythme. Classique.
Cet après-midi, il se trouvera face à un autre mec, un mec qui joue quelques classes au-dessus de Bellucci et qui, lui aussi, vise le sommet et contre qui attendre la fin de la tempête équivaut à mettre un pied dans la tombe. L'enthousiasme et le buzz Djokovic prendront-ils fin aujourd'hui ?

Rafael Nadal bat Roger Federer 5-7 6-1 6-3

Le score est peu flatteur. Il est même dur. Et ne reflète aucunement la réalité. Hier, Federer a un peu ressuscité. Juste un peu. On misait sur une correction, peut-être un peu moins sévère que celles que l'espagnol avait infligées aux prédécesseurs du suisse, mais une branlée quand même.
Au lieu d'une ratatouille en règle, on a assisté à du tennis d'attaque sur terre battue et qu'est-ce que ça fait du bien ! Federer a enfin changé de stratégie : jouer son jeu, cesser de tenter de battre Nadal à son propre jeu et de s'enfermer dans des rallyes interminables, éprouvants et perdants. A un moment donné, il en était même à 61% de points joués à l'intérieur du court. Toute une philosophie.
Malheureusement, l'attaque c'est du risque, le risque se traduit souvent par une pelleté de fautes directes. Et quand on n'est pas totalement en confiance, on passe à côté des moments-clef. C'est ce qui a fait la différence entre Nadal et Federer hier, la gestion des points importants.
Nadal, systématiquement agressé et emmené aux avantages sur presque la totalité de ses jeux de service, nous a proposé un jeu agressif au premier set avant de s'enfermer dans ses habituels schémas de jeu : je suis menacé, j'arrondis, je sécurise un maximum, je pilonne le revers et basta. Seul point noir du jeu du majorquin hier, un revers pas très incisif.
On s'attendait à une défaite sèche, on a eu un beau match alors, après tout, le reste, je m'en fous.

Concernant la finale de tout à l'heure, Nadal et Djokovic ont vécu des demi-finales aussi éprouvantes pour l'un que pour l'autre, ils n'ont pas paru invincibles et sont en pleine confiance. Plein de promesses, en somme ! Rendez-vous à 18h30.

Chez les filles, Na Li a baissé pavillon contre Petra Kvitova (6-3 6-1), 16ème mondiale. Kvitova rencontrera Victoria Azarenka, vainqueur de Julia Goerges (6-4 6-2). Azarenka, si elle l'emporte, sera 4ème mondiale. La biélorusse, en confiance depuis plusieurs mois, risque de ne pas laisser beaucoup d'air à son opposante. La finale est prévue pour 15h30.

En parallèle, le Masters 1000 de Rome a débuté aujourd'hui. Rendez-vous demain pour un état des lieux.

Crédit photos :
http://fr.sports.yahoo.com

lundi 1 février 2010

16 !

Un petit mot en passant : hey, les amis, ça fait 16 !
Vive Rodgeur ! Vive l'australian open !

Et à très vite, j'espère !..

dimanche 23 août 2009

Et de 16 !

244 semaines au sommet de la hiérarchie tennistique, 15 titres du Grand Chelem et, avec sa victoire sur Novak Djokovic en finale du tournoi de Cincinnati (6-1 7-5), Roger Federer vient de signer son 16ème succès en Masters 1000 (anciens Masters Series). Il passe devant Rafael Nadal (15) et se place à une longueur du détenteur du record, Andre Agassi (17).

Le Suisse a maitrisé presque de bout en bout la fougue du Serbe. La première manche a été expéditive, étouffant littéralement Djokovic qui n'a pu rien faire.
A l'entame de la seconde manche, Federer semblait s'être un peu endormi, se faisant breaker. Mais quelques petits réglages plus tard (et surtout après gommage de fautes directes parasites qui rappelaient l'année 2008 aux fans du Suisse) Federer a remonté son retard pour enfin coiffer son adversaire au poteau en toute fin de set.

En résumé, une finale très agréable à regarder, du beau jeu offensif, une ambiance détendue et cordiale. Un dimanche qui se termine bien !

dimanche 19 juillet 2009

Mieux vaut tard que jamais !

Robin Soderling s'est imposé chez lui à Bastad face à Juan Monaco tandis que Jérémy Chardy a décroché son premier titre à Stuttgart aux dépens de Victor Hanescu et moi, je me suis enfin décidée à vous faire le résumé de la finale de Roland Garros !
Mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas ?

J'aurais voulu vous résumer les matches du premier tour mais à part vous dire qu'il faisait une chaleur asphyxiante et que lors du match de Gilles Simon contre Wayne Odesnik j'ai eu envie de claquer tous les spectateurs qui hurlaient comme des babouins sur chaque faute de l'Américain je n'ai pas grand chose à vous dire. En gros, être assise sur le court Philippe Chatrier, c'est génial ! Même tout en haut, on voit très bien les joueurs et leurs coups, l'ambiance est sympathique, le temps passe très vite même si la balle semble aller moins vite qu'à la télévision. Donc, allez-y !!
J'ai aussi vu les premiers matches de Roger Federer et Rafael Nadal. Ambiance de folie pour les deux chouchous : des drapeaux suisses à gogo et des adolescentes maquillées et habillées de rouge et de jaune, les plus bruyantes à coup sûr !

Mais ce qui nous intéresse, c'est ce fameux dimanche 7 juin 2009 qui a fait de Roger Federer l'égal de Pete Sampras en terme de titres du Grand Chelem, son supérieur en terme de diversité.
N'ayant pas obtenu de billet pour la finale (il y en avait au marché noir mais franchement, il faut être embarrassé par trop d'argent ou inconscient pour payer une fortune à un mec bizarre qui agite une pancarte "I need tickets" pour vous faire comprendre qu'en réalité, il en vend...), j'ai opté pour le billet "courts annexes". Il donne accès à l'enceinte de Roland, les finales des tournois junior masculin et féminin et du tournoi des Légendes et surtout au court n°1 et son écran géant, placé à quelques mètres du Chatrier. J'y reviendrai.

Donc, ce dimanche-là, j'ai réussi à convaincre Zato de ne pas m'abandonner à mon sort de spectatrice esseulée et de m'accompagner. Métro, navette gratuite, 400 mètres de marche pour me rendre à l'accès "billets électroniques" (qu'est-ce que ça m'a saoulée cette histoire de billets électroniques ! Deux heures de queue les premiers jours et un guichet placé à Perpète-les-Oies...Seul point négatif du complexe à mon sens) et on arrive enfin à entrer. Pas la peine d'essayer d'assister à la finale du tournoi des Légendes (+ de 45 ans). Big Mac jouait sur le court n°2 avec Anders Jarryd contre la paire Leconte/Bahrami et la file d'attente pour ne serait-ce qu'apercevoir un bout de raquette est tout bonnement monstrueuse ! Alors, direction le court Suzanne Lenglen et les finales du tournoi Junior.

Ca tombe bien, même si l'ambiance n'est pas comparable à celle qu'on trouve lors d'un match des cadors de l'ATP, il y a un Français en finale : Gianni Mina. C'est Gaël Monfils en plus jeune : même tête, même voix, même fringues, même style de jeu. On n'est pas dépaysé. En face, il y a un Suédois, Daniel Berta. La balle ne va franchement pas vite et le stress aidant, il y a des fautes directes à la pelle. Les engagements des deux protagonistes sont très fébriles et les prises de risques hallucinantes. Mais on ne s'ennuie pas parce que même un tournoi junior est bon à prendre, qu'il fait beau, qu'il y a une bonne ambiance et surtout qu'avec Zato, on a la blague facile. Bon, ok, j'avoue, on est de vraies langues de vipères et on aime bien se moquer du mec qui a une casquette et qui dodeline de la tête sur les chants des supporters, chants qui nous prennent la tête tellement ils sont pourris et beuglés par des gamins en pleine mue. Bref, Gianni perd mais nous on se marre bien.

Plus que deux heures avant LA finale. On ne stresse pas encore et la finale du simple filles va nous occuper jusque là. Encore une Française, Kristina Mladenovic ("Kiki" pour ses proches qui ont hurlé du premier au dernier point) est opposée à Daria Gavrilova, une Russe, qui se gamellera suite à une volée plutôt étrange et finira le match la cuisse bandée et proche de l'hystérie. La balle va presque plus vite que chez les garçons, il y a plus de double fautes mais Mladenovic rentre littéralement dans le lard de la Russe et ma foi, on ne s'ennuie pas. Une victoire française pour finir. Les plateaux sont posés sur une petite table depuis des lustres et la seule chose à laquelle je pense c'est "Mais elles vont se cramer !". Oui, oui, à ce moment-là, je commence à me dire que si Roger perd, je meure alors je deviens débile.

Il doit être 14h30 alors on évolue dans l'espace et on essaie de comprendre "comment que ça marche" pour le court n°1. Y a du ruban rouge et blanc de partout comme si on n'avait pas le droit d'entrer. On s'en fout, on enjambe et là, on se rend compte qu'il y a du foutage de gueule quand même parce que une bonne centaine de personnes est déjà installée face à l'écran.
Il y a du vent, beaucoup de vent.
Très vite, le match commence et on se rend compte que Federer n'a pas l'intention de rater le coche. Il marche sur Soderling alors le trouillomètre ne risque pas d'exploser mais on se les pèle franchement alors je me transforme en bibendum grâce à quatre couches de vêtements. Zato se les pèle aussi parce qu'il s'est dit en quittant chez lui qu'un pantalon et un pauvre pull à capuche suffiraient alors il squatte mon écharpe. On ressemble à des terroristes grelotants et ça va de pire en pire parce qu'il se met à flotter et que Zato est en stress permanent. Je crois que c'est lors du deuxième set qu'il commence à perdre la tête quand il me dit que c'est mieux de suivre le match debouts, appuyés à la rembarde. Ok. Il y a encore plus de vent là-haut, la pluie ne cesse pas, je me demande ce qu'ils attendent pour arrêter le match et finalement, la délivrance. Roger gagne enfin Roland Garros et s'écroule au sol. On se met à sauter dans tous les sens comme des crétins et la Suissesse qui nous regardait depuis deux heures, accrochée à son drapeau suisse, se met à chialer. J'ai cru qu'elle allait mourir !


On n'a pas compris grand chose à ce que Roger racontait lors de la remise des trophées. Au début, on se dit que c'est l'émotion qui est trop forte et que c'est pas grave, mais quand tout d'un coup il retrouve un accent suisse-allemand qu'il avait su gommer depuis longtemps, on est heureux alors on se bidonne. Et là, la Suissesse, elle pleure plus, elle rigole plus, elle nous fusille du regard et elle me fait franchement baliser !

Donc voilà, je crois que je peux dire que ce dimanche 7 juin fait désormais partie des plus beaux souvenirs de ma vie. Les ramasseurs de balles nous ont bien saoulés à gueuler des chants de ramasseurs lors des moments les plus critiques de la finale, j'ai eu vraiment très froid et Zato n'avait franchement rien de sexy avec ses problèmes d'écoulement nasal* mais je donnerais n'importe quoi pour revivre ce jour encore et encore...

*j'avais promis d'en parler, désolée à tous pour l'image :)

dimanche 12 juillet 2009

Quand la publicité s'en mêle (14)

Ce week-end, la République tchèque, la Croatie, Israël et l'Espagne se sont qualifiés pour les demi-finales de la Coupe Davis.
Pendant ce temps-là, à Newport, Rajeev Ram remportait le titre face à Sam Querrey (6-7 7-5 6-3) tandis que Caroline Wozniacki ratait l'occasion d'ajouter une nouvelle ligne à son jeune palmarès en laissant la victoire à Maria Jose Martinez Sanchez à Bastad (7-5 6-4). Agnes Szavay quant à elle, faisait tomber Patty Schnyder à Budapest (2-6 6-4 6-2).

Ce lundi, les hommes prendront le relai des femmes à Bastad et se disputeront un titre à Stuttgart (sur terre battue autant en Suède qu'en Allemagne).
Ces dames joueront aussi sur terre battue, à Palerme ou à Prague.

Et moi dans tout ça ? Toujours pas d'inspiration ni de temps alors en attendant, quelques publicités...


Jimmy Connors et son stick anti-transpirant...


L'excellente pub HP avec Serena Williams


La non moins excellente "Air guitar" de Federer et son coach


Juan Carlos Ferrero pour Danone


Andy Roddick qui n'a pas grand chose à faire...

vendredi 19 juin 2009

J'y étais ! (partie I)

Comme promis, je vais vous faire partager mes impressions lors de ce sublime voyage que j'ai effectué. Je vous passerai la pluie bretonne, le sable d'Oléron et les soirées parisiennes : ce qui vous intéresse, c'est le tennis !


Alors, on commence par le commencement !
Le mercredi 20 mai, j'ai pris l'avion pour Paris. Douze longues heures d'avion me séparaient encore du Masters Guinot Mary Cohr, où j'allais avoir l'occasion de découvrir pour la première fois de ma vie ce que c'est de vivre le tennis professionnel en vrai de vrai.


J'ai atterri le jeudi 21 vers 8h du matin, suis allée déposer me bagages à la hâte avant de filer rejoindre deux de nos bloggeuses les plus forcenées pour en rejoindre une troisième (elles se reconnaitront ;)) au Paris Country Club de Rueil Malmaison et assister à la deuxième journée de cette exhibition.

On fait d'abord vraiment connaissance dans le bus, on pénètre dans le Country Club avant de se rendre compte qu'il y a un drôle d'attroupement (gentil, posé, l'attroupement, on n'est pas à la foire, hein !) à côté d'un des courts d'entrainement. C'est en m'approchant que le destin m'a fait un joli pied de nez : le premier joueur de tennis professionnel que j'ai vu de mes yeux vu, est Rafael Nadal !
Elancé, pas plus barraque que ça, il s'entraine avec Oncle Toni à ses côtés. On prend sagement quelques clichés avant de se diriger vers les gradins où auront lieu le premier match du jour : Roger Federer rencontre Stanislas Wawrinka.

Il fait beau, très chaud, je suis assise au troisième rang à côté d'un psychopate qui grogne à chaque spectateur en retard et sort les crocs régulièrement et je ne me rends pas encore compte que dans une poignée de secondes, mon rêve va se réaliser : je vais voir la seule personne à laquelle je voue un culte sur terre, Rodgeur !

Tout à coup, sur fond du très dynamisant Walking on a dream de Empire of The Sun, la lumière fut (j'exagère à peine). Enfin, non, pas tout de suite. D'abord, c'est Stanislas qui a fait son entrée sur le court. Il est exactement comme je l'imaginais d'après les images télévisées. Et enfin, le seul, l'unique, a foulé le sol de son pas élégant. Autant en photos ou à la télévision, physiquement, je ne le trouvais pas beau mais en "vrai", je l'ai trouvé sublime. J'ai dû répéter une bonne dizaine de fois "J' y crois pas ! J'y crois pas !!".

Le match en lui-même n'avait rien de particulièrement palpitant mais il m'a néanmoins laissé le loisir d'apprécier la légèreté et la classe de Roger sur un court. J'ai enfin pu entendre ce bruit si spécial que fait la balle lorsqu'elle sort de sa raquette. Elle fait un "chhhhh" sourd très plaisant qui témoigne de la puissance de ses coups, coups qu'il a très beaux mais là, je ne vous apprend rien. Mais à moins de dix mètres, c'est le pied !

Quant à Stan, son revers est sublime même si ce jour-là, il m'a moins impressionnée que lors de son match d'exhibition à Roland Garros contre Fabrice Santoro mais j'y reviendrai ultérieurement.

Donc, voilà, j'ai vu Rodgeur, j'ai apprécié Rodgeur, j'aime Rodgeur, je vénère Rodgeur ;)


Le match suivant opposait Arnaud Clément à Rafael Nadal. Là, encore rien de transcendant. J'ai cependant pu apprécier la puissance de l'Espagnol et constater que son lift faisait effectivement de gros dégâts surtout sur un joueur aussi petit que Clément qui a été forcé d'effectuer une multitude de revers sautés (et ratés). C'était même plutôt marrant !

Ce qui m'a le plus marquée, c'est la rapidité à laquelle Nadal pénètre à l'intérieur du court. On dirait réellement un taureau qui fonce vers son but. Ca se passe en un éclair et c'est d'une lourdeur difficilement contrôlable.

La journée s'est achevée sur les victoires faciles des numéros 1 et 2 mondiaux. Le lendemain, on devait revenir pour l'ultime journée de ce Masters. A suivre...

Crédit photo : moi toute seule ! Spéciale dédicace à Titemary, Joëlle et Iris-Jane pour la dernière mouahahahhahah !!

vendredi 12 juin 2009

Quand la publicité s'en mêle...le retour !

Et quel retour !
Une publicité Net jets ma foi très sympathique !
A bientôt !

dimanche 7 juin 2009

Et...il l'a fait !!!

Quel bonheur ! Quel pied ! Cinq longues années à attendre cette victoire de Rodgeur à Roland Garros et voilà que ça arrive. Et on n'est même pas déçu, on est heureux comme on s'imaginait qu'on aller l'être. Je n'ai jamais autant sauté et hurlé de joie de ma vie, d'ailleurs j'en suis exténuée et je n'ai même plus de mots pour décrire mon bonheur alors juste quelques uns : merci Roger pour ce jeu magnifique, merci pour ce 14ème titre du Grand Chelem, merci de m'offrir ce moment unique pile poil l'année où je mets les pieds à Porte d'Auteuil, merci d'entrer définitivement dans la légende, merci de me rendre heureuse et merci d'exister !

Crédit photo :
www.jamd.com

samedi 6 juin 2009

Plus qu'une marche avant l'Histoire !

Ce vendredi, on a assisté à deux énormes demi-finales.
Je ne vais pas entrer dans les détails. Ce serait trop incomplet par rapport à tout ce qu'on a pris dans les mirettes !

Robin Soderling a dominé Fernando Gonzalez lors des deux premiers sets et de la première moitié du troisième avant de retomber dans ses travers, pas aidé, il faut le dire, par un Gonzalez qui a dû se dire "Mais merde ! Je ne peux pas passer à côté de ce match !" et qui a haussé son niveau de jeu.
Le quatrième set sera tout à la faveur du Chilien. Même topo lors du début du cinquième et ultime set avant que le Suédois, d'habitude si fragile, ne fasse preuve d'un mental hors norme et remonte son handicap pour coiffer Gonzalez au poteau et se qualifie pour la première finale de Grand Chelem de sa carrière. 3h28 de match : 6-3 7-5 5-7 4-6 6-4.

Même durée pour la deuxième demi-finale. On avait tremblé pour Roger face à Monfils, aujourd'hui, ceux qui soutenaient le Suisse ont réellement cru qu'ils allaient mourir !
Un match globalement ultra dominé par Juan Martin Del Potro et ses services canons. Tout a réussi à l'Argentin pendant le premier set. Un plutôt mauvais Federer a pu sauver les meubles lors du deuxième en dominant le tie-break avant de retomber dans ses travers lors du troisième set. A l'entame du 4ème set, on désespère mais Federer n'est pas un grand champion pour rien : il enclenche la seconde, breake Del Potro à plusieurs reprises. Il joue désormais sur un nuage et rien ne l'arrêtera, lui qui a enfin décidé de lâcher cette horrible pression qui repose sur ses épaules et délivrera enfin les coups dont lui seul a le secret. Del Potro gardera espoir pendant quelques jeux mais ne reverra plus le Suisse. 3-6 7-6 2-6 6-1 6-4.
Lors de la poignée de mains, Juan Martin sèchera même quelques larmes, réconforté tant bien que mal par Federer, tout comme dans le public, Mirka Vavrinec-Federer sèchera les siennes, pour d'autres raisons...

On en vient donc à mon propos. Roger Federer, 13 tournois du Grand Chelem, a toujours rêvé de remporter ce tournoi qui manque à son palmarès. Depuis plusieurs années, un homme et un seul lui barrait la route : Rafael Nadal. Dimanche dernier, un autre homme, Robin Soderling, a dégagé l'horizon du Suisse : il a coupé la tête du roi.
Depuis, tout le monde ou presque ne cessait d'affirmer à tort et à travers que l'édition 2009 ne pouvait décemment pas échapper à Federer.
Mais voilà, il faut retenir les leçons de ce que l'on observe. Il ne faut jamais perdre de vue que les choses ne se déroulent pas toujours comme on le croit. La défaite du tenant du titre nous avait pourtant rappelés à l'ordre, moi la première. La fameuse incertitude du sport...

S'il y avait une chose dont je pensais être certaine ou presque avant dimanche dernier, c'était la victoire de Nadal une nouvelle fois à Roland Garros. Mais s'il y a une chose dont je n'ai jamais été certaine, y compris depuis la sortie de Nadal, c'est que Federer soulèverait la Coupe des Mousquetaires.
Pourquoi ? Parce que Roger Federer est avant tout un coeur sur pattes. Je ne dis pas que Federer est un gentil petit bonhomme qui donnerait sa chemise au premier venu, qui verserait la moitié de ses revenus à ceux qui souffrent. Je ne parle pas de l'homme généreux ou pas. Je ne le connais pas. Mais ce que j'ai vu de son parcours depuis le début de ses années 2000, c'est que ce qu'il est devenu, il l'a travaillé. Roger, c'est d'abord quelqu'un qui a une haine irrépressible de la défaite, quelqu'un qui connait ses failles et ses forces et sait pertinemment ce qu'il peut faire...ou pas. Quelqu'un qui bout à l'intérieur et se contient, un homme profondément torturé.

Roger, c'est quelqu'un qui aurait probablement déjà gagné Roland Garros plusieurs fois si son meilleur ennemi, Rafael, n'avait pas été un tel monstre de terre battue. Et voilà que cette semaine, son principal obstacle se dissipe d'un coup, d'un seul.
Vous vous imaginez, vous et votre rêve, vous et votre putain de rêve qui se profile à l'horizon, vous et cette route dégagée, vous et votre connaissance de la moindre de vos failles, et surtout, vous et votre connaissance de votre supériorité par rapport aux adversaires restants (sans dénigrer Gonzalez, Del Potro et Soderling, il est évident qu'un bon Federer joue sur une autre planète) et enfin, vous et vos doutes, vous et cette quasi certitude qui vous susurre "C'est pour toi, tu ne PEUX pas, tu ne DOIS pas rater le coche", vous et cette saleté de pression qui fait qu'au moindre faux pas, vous pouvez comme vos plus sérieux adversaires, les Nadal et Djokovic, être éjecté de la compétition, d'un battement de cils ?
C'est probablement ce qui a fait que Roger a dû se dépétrer de situations plus que scabreuses, particulièrement ce vendredi.

Alors je vous le dis comme je le pense. Oui, Nadal ne se présentera pas sur le Chatrier ce dimanche et ça aurait été tellement plus "joli" que Roger remporte le titre face à lui. Oui, Djokovic non plus n'y sera pas. Oui, c'est Robin Soderling, spécialiste de surface dure qui tentera de contenir le Suisse. Mais qu'est-ce que je m'en fiche !
Roger, il galère tous les ans depuis quatre ans sur le Chatrier. Roger, il a lutté depuis le début de cette quinzaine. Roger, tout le monde ou presque ne cesse de creuser sa tombe depuis plus d'un an. Roger, il a un mental de fou quoi qu'on en dise, il a le jeu le plus beau, le plus ingénieux, le plus varié qu'on ait vu depuis bien longtemps (si ce n'est le meilleur mais là, je risque de froisser pas mal de monde et ce n'est pas le débat). Roger, il a envie, il est heureux de jouer et ça se voit. Roger, il mérite ce titre. Oui, il le mérite et il l'aura ! Enfin, j'espère... Sinon, c'est pas juste mais là, c'est la fan qui parle ;)
Allez Rodgeur ! Egale le record de Pete et surtout, deviens le plus grand, parole de Jean-Paul Loth !

En attendant, ne ratez pas la finale ce samedi à 15 heures "Dinara Safina-Svetlana Kuznetsova". La WTA passionne moins les foules mais vous aurez les meilleures joueuses de terre battue que le circuit féminin offre depuis quelques semaines. Un duel de cogneuses en apparence mais si on s'y attarde, on s'aperçoit que ces deux-là savent varier mieux que n'importe quelle joueuse en activité (excepté Amélie Mauresmo peut-être). Il sera intéressant de voir quelles tactiques seront adoptées...si le mental ne flanche pas de part et d'autre.

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vendredi 5 juin 2009

Roland Garros : les demi-finales

Hier, un de mes rêves s'est concrétisé : Dinara Safina et Svetlana Kuznetsova se sont qualifiées pour la finale !
Safina, tout de même tendue, a battu Dominika Cibulkova en deux petits sets 6-3 6-3. Le score ne reflète pas vraiment la tension qu'a dû gérer la numéro 1 mondiale mais elle était bien au-dessus de la surprise slovaque de cette édition 2009.

L'autre surprise, australienne cette fois-ci, en la personne de Samantha Stosur, a poussé Kuznetsova jusqu'à la dernière manche. Cette dernière, plus solide et plus forte tout au long du premier set et de la moitié du deuxième, a raté le coche en milieu de match et s'est laissée embarquer dans une manche fatidique. La résistance australienne n'a au bout du compte été qu'un petit contretemps. 6-4 5-7 6-3.

Safina atteint ainsi sa deuxième finale d'affilée en Grand Chelem cette saison après sa finale calamiteuse à Melbourne contre Serena Williams et sa deuxième finale à Porte d'Auteuil après celle de 2008 qu'elle avait abandonnée à Ana Ivanovic. Une victoire à Paris lui permettrait d'asseoir définitivement sa domination sur le circuit et le trône de la WTA.
Kuznetsova quant à elle, atteint une nouvelle fois la finale de ce tournoi après 2006, année où la domination parisienne de Justine Henin l'avait empêchée de glaner un deuxième titre du Grand Chelem après celui acquis à l'US Open 2004.

Samedi, je serai sur le court Philippe Chatrier pour assister à ce match et je n'aurai aucune pression ni stress vu que l'une comme l'autre sont des joueuses que j'aime énormément. Tout bonus !
Un pronostic ? Safina en 3 sets.

Du côté des hommes, les demi-finales vont débuter dans quelques minutes.
Robin Soderling va affronter Fernando Gonzalez avant que Roger Federer (qui atteint pour la vingtième fois d'affilée une demi-finale de Grand Chelem !) ne tente de passer l'obstacle argentin, Juan Martin Del Potro.

Des pronostics ?
Gonzalez en 5 sets.
Federer en 4 sets...en espérant que je ne me trompe pas !

En attendant, je retourne à mon écran de télévision et à mon stress concernant Rodgeur ;)

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lundi 18 mai 2009

Classements ATP et WTA au 18/05

CLASSEMENT WTA
Dinara Safina accroit de plus en plus son avance sur ses dauphines américaines. Caroline Wozniacki entre dans le top 10 grâce à sa finale madrilène. Amélie Mauresmo se rapproche du top 15 et Aravane Rezaï gagne 16 places.

1. Dinara Safina 9801 pts (=)
2. Serena Williams 7838 pts (=)
3. Venus Williams 7237 pts (=)
4. Elena Dementieva 6931 pts (+1)
5. Jelena Jankovic 6720 pts (-1)
6. Vera Zvonareva 5640 pts (=)
7. Svetlana Kuznetsova 5091 pts (=)
8. Ana Ivanovic 4892 pts (=)
9. Victoria Azarenka 4526 pts (=)
10. Caroline Wozniacki 4370 pts (+1)
11. Nadia Petrova 3840 pts (-1)
12. Agnieszka Radwanska 3571 pts (=)
13. Marion Bartoli 3189 pts (=)
14. Flavia Pennetta 3135 pts (=)
15. Jie Zheng 2687 pts (+1)
16. Amélie Mauresmo 2664 pts (+5)
17. Patty Schnyder 2607 pts (+3)
18. Anabel Medina Garrigues 2440 pts (-1)
19. Kaia Kanepi 2355 pts (=)
20. Dominika Cibulkova 2345 pts (-2)
(...)
34. Virginie Razzano 1563 pts (=)
(...)
63. Nathalie Dechy 962 pts (-1)
(...)
66. Mathilde Johansson 904 pts (=)
67. Julie Coin 896 pts (+9)
(...)
77. Pauline Parmentier 780 pts (+2)
(...)
79. Aravane Rezaï 775 pts (+16)

NB : Pas de gadin ni de bond au classement parce que j'ai la flemme...

CLASSEMENT ATP
Andy Murray avait espéré passer Roger Federer au classement mais Del Potro en a décidé autrement. Pire, grâce à son premier titre de l'année remporté à Madrid, Roger Federer prend ses distances par rapport aux numéros 3 et 4. Enfin, Nikolay Davydenko réintègre le top 10 aux dépens de Gaël Monfils.

1. Rafael Nadal 14960 pts (=)
2. Roger Federer 10470 pts (=)
3. Andy Murray 9020 pts (=)
4. Novak Djokovic 8830 pts (=)
5. Juan Martin Del Potro 4830 pts (=)
6. Andy Roddick 4220 pts (=)
7. Gilles Simon 4050 pts (=)
8. Fernando Verdasco 3830 pts (=)
9. Jo-Wilfried Tsonga 3430 pts (=)
10. Nikolay Davydenko 3205 pts (+1)
11. Gaël Monfils 3150 pts (-1)
12. Fernando Gonzalez 2945 pts (=)
13. Marin Cilic 2670 pts (+1)
14. David Ferrer 2540 pts (-1)
15. David Nalbandian 2455 pts (=)
16. James Blake 2450 pts (=)
17. Tommy Robredo 2370 pts (=)
18. Stanislas Wawrinka 2155 prs (=)
19. Radek Stepanek 2100 pts (=)
20. Tomas Berdych 1970 pts (+2)
21. Richard Gasquet 1925 pts (=)
22. Marat Safin 1845 pts (-2)
23. Dmitry Tursunov 1830 pts (+1)
24. Mardy Fish 1795 pts (+2)
25. Robin Soderling 1775 pts (-2)
(...)
34. Paul-Henri Mathieu 1490 pts (+3)
(...)
39. Jérémy Chardy 1394 pts (+1)
(...)
42. Fabrice Santoro 1295 pts (+1)
(...)
44. Marc Gicquel 1265 pts (+6)
45. Julien Benneteau 1235 pts (=)
(...)
49. Florent Serra 1196 pts (+2)
(...)
57. Arnaud Clément 1092 pts (-1)
(...)
60. Nicolas Devilder 1042 (+3)

Les bonds de la semaine :
Marcos Daniel +22 (96ème)
Tommy Haas +12 (63ème)
Ivan Ljubicic +11 (43ème)
Fabio Fognini +10 (62ème)

Les gadins de la semaine :
Carlos Moya -21 (69ème)
Andreas Seppi -18 (54ème)
Daniel Gimeno Traver -15 (98ème)
Eduardo Schwank -12 (80ème)



Maria Sharapova (et John McEnroe) "I feel pretty" : elle a au moins le sens de l'auto-dérision !



Marat Safin qui lasse ses chaussures...


Quel acteur, ce Yannick Noah !


C'est meugnon !


Billie Jean King et l'homme des cavernes

dimanche 17 mai 2009

Enfin !

Décidément, Roger Federer aime nous prendre par surprise.
Pas une finale en plus de deux mois, pas un titre en plus de six mois, des défaites qui vous ruinent le moral et voilà qu'il renait à Madrid (6-4 6-4).

Les plus pointilleux vous diront que ce n'est pas le grand Nadal qui s'est présenté face à Federer aujourd'hui et ils auront raison mais plutôt que de déprécier la victoire du Suisse, il faut garder ce qui ressort de positif de cette finale.

D'abord, pour la première fois depuis très longtemps, je suis heureuse un dimanche. Et une Madame Tursunov contente, c'est toujours profitable, non ? ;)
Ensuite, le jeu de Roger était en place.
Un service percutant, régulier, des zones très variées.
Un coup droit qui a retrouvé de son efficacité et de sa fulgurance. Encore quelques coups droits qui se baladaient du côté de la bâche mais la plupart du temps, c'était le lift de Nadal qui martyrisait ce coup.
Un revers solide toute la semaine qui n'a pas flanché aujourd'hui, au contraire. Il a encore réalisé de belles frappes grâce à lui. Comme quoi, étant forcé de jouer beaucoup plus de revers que de coups droits "à cause" du traitement que lui infligent ses adversaires, Federer progresse de ce côté-là.
Un jeu en toucher ultra-efficace. Il avait délivré de belles amorties hier face à Del Potro. Aujourd'hui, elles ont été tout aussi opportunes.
Un jeu d'attaque qui paie. Agressif, constamment porté vers l'avant, Roger a compris (ou plutôt, a réussi à mettre en place cette tactique) qu'il devait jouer les lignes et attendre le bon moment pour prendre le filet d'assaut, quitte à manger quelques passings.
Un mental qui ne flanche pas. Et quelque part, c'est le plus rassurant. Lorsqu'en fin de deuxième set ses supporters tremblaient à l'idée de revivre le même scénario que lors de ses dernières défaites face à ses trois grands rivaux, il a tenu bon et a enfin su conclure la partie. C'est de bon augure pour une éventuelle relance de la dynamique federienne.

Et Nadal dans tout ça ?
Rincé, pas en place et commettant beaucoup de fautes. Mais tout cela est totalement normal au vu de sa demi-finale livrée. Le public et les observateurs garderont surtout en tête le match monumental qu'il leur a offert hier.

Quels enseignements tirer de cette finale ?
Un Nadal fatigué peut être battu et un Federer en place peut tenir son rang et déjouer les pronostics.
Maintenant, je reste sceptique quant à l'impact que ce résultat pourrait avoir sur Roland Garros.
Il s'agira d'un Grand Chelem, le royaume de Rafael Nadal, en cinq sets, avec plus de récupération entre chaque match. Une toute autre histoire, en somme !..

Ah ! Et un grand merci à la gagnante du jour, Dinara Safina qui avec sa fraicheur et sa nouvelle envergure donne un peu d'épaisseur au circuit WTA.

NB : Grâce à ce titre, Roger Federer garde Andy Murray à bonne distance dans le classement ATP. Il rejoint Rafael Nadal dans le nombre de Masters 1000 (ex Masters Series) remportés (15). Tous les deux se placent dans la course au 17 titres d'Andre Agassi.
Dinara Safina quant à elle, creuse son avance semaine après semaine.

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mercredi 6 mai 2009

Quand la publicité s'en mêle (11)

Petite pause cette semaine. Munich, Belgrade et Estoril, c'est pas que c'est nul mais je reprends des forces avant Madrid.
En attendant, encore des publicités !


Cocorico !


Roger à Bâle...


Tatiana Golovin et Venus Williams pour l'UNESCO


Carlos Moya !


Rolex

mardi 28 avril 2009

Classement ATP au 27/04

Les femmes ayant disputé uniquement les matches de Fed Cup la semaine dernière, faisons un petit tour du côté du classement masculin de la semaine.

CLASSEMENT ATP
Cette semaine, Jo-Wilfried regagne le top 10. C'est la première fois depuis le 4 août 1986 et Yannick Noah, Thierry Tulasne et Henri Leconte que trois Français sont dans ce top.
Nikolay Davydenko, lui, le quitte pour la première fois depuis mai 2005.
Autre petit évènement qui ne met pas grand monde en joie à part moi, Dmitry Tursunov n'est qu'à deux petites longueurs de son meilleur classement : il a sorti 40 points de son chapeau entre le 20 et le 27 avril (d'ailleurs, si quelqu'un sait d'où il les sort, ça m'arrangerait parce qu'il n'a pas joué de tournoi Challenger ni de Grand Prix depuis Miami...).

1. Rafael Nadal 14890 pts (=)
2. Roger Federer 10060 pts (=)
3. Novak Djokovic 9160 pts (=)
4. Andy Murray 9050 pts (=)
5. Juan Martin Del Potro 4560 pts (=)
6. Andy Roddick 4490 pts (=)
7. Gilles Simon 4010 pts (+2)
8. Fernando Verdasco 3870 pts (-1)
9. Gaël Monfils 3460 pts (+1)
10. Jo-Wilfried Tsonga 3455 pts (+1)
11. Nikolay Davydenko 3405 pts (-3)
12. Stanislas Wawrinka 3015 pts (=)
13. Fernando Gonzalez 3005 pts (+1)
14. David Ferrer 2915 pts (-1)
15. Marin Cilic 2555 pts (+3)
16. James Blake 2550 pts (+1)
17. Tommy Robredo 2510 pts (-1)
18. David Nalbandian 2465 pts (-3)
19. Radek Stepanek 2450 pts (=)
20. Marat Safin 2035 pts (=)
21. Nicolas Almagro 1875 pts (+1)
22. Dmitry Tursunov 1860 pts (+3)
23. Richard Gasquet 1855 pts (-2)
24. Ivo Karlovic 1830 pts (-1)
25. Igor Andreev 1830 pts (+1)
(...)
35. Paul-Henri Mathieu 1560 pts (+2)
(...)
42. Jérémy Chardy 1391 pts (+1)
(...)
45. Julien Benneteau 1297 pts (+2)
46. Fabrice Santoro 1297 pts (=)
(...)
48. Florent Serra 1251 pts (+1)

Les avancées de la semaine :
Daniel Koellerer +15 (85ème)
Ivo Minar +14 (82ème)
Potito Starace +13 (88ème)
Christophe Rochus +6 (55ème)

Les reculades de la semaine :
Juan Carlos Ferrero -30 (100ème)
Sam Querrey -16 (60ème)
Bobby Reynolds -15 (93ème)
Janko Tipsarevic -10 (65ème)

Pour patienter, encore des pubs !..


Campagne "Nike sounds" avec Roger et Rafa.


L'excellente "It's on the line !", pour BoraBora ;)


Gonzalez aussi fait de la pub !


Et hop ! Kournikova !


Boris Becker pour "Betandwin.com"

lundi 27 avril 2009

Merci Ô Grande Amélie !

Alors que la nouvelle garde du circuit WTA, emmenée par les Azarenka, Wozniacki, Lisicki et autre Radwanska, pousse et brouille les cartes depuis quelques mois, on ne peut qu'apprécier des matches de Fed Cup portés à bout de bras et dynamisés par des joueuses courtoisement appelées "expérimentées". Ce week-end les héroïnes s'appellaient Amélie Mauresmo, Francesca Schiavone, Bethanie Mattek ou encore Ana-Lena Groenefeld.

Les demi-finales de Fed Cup
Italie 4-1 Russie
Francesca Schiavone, Flavia Pennetta, Sara Errani et Roberta Vinci ont uni leurs forces pour éliminer la nation tenante du titre mais désertée par ses stars. En effet, Safina, Dementieva et Zvonareva ont laissé leurs places à Svetlana Kuznetsova, Nadia Petrova, Anna Chakvetadze et Anastasia Pavlyuchenkova, en vain.

Etats-Unis 3-2 République Tchèque
L'équipe américaine, privée des soeurs Williams et composée de joueuses peu connues (Melanie Oudin, Alexa Glatch) et pas vraiment en forme (Bethanie Mattek) et d'une joueuse de double (Liezel Huber) a tout de même su se défaire de la République Tchèque (Iveta Benesova, Lucie Safarova, Petra Kvitova et Kveta Peschke).

Les matches de barrage pour le maintien dans le Groupe Mondial
France 3-2 Slovaquie
Alizé Cornet ayant perdu ses deux rencontres de simple (d'abord contre Daniela Hantuchova puis contre Dominika Cibulkova), c'est Amélie Mauresmo qui est la sauveuse de l'équipe de France. Elle a remporté ses deux simples et son double décisif aux côtés de Nathalie Dechy. Merci Amélie !

Autres résultats :
Serbie 4-0 Espagne
Allemagne 3-2 Chine
Ukraine 5-0 Argentine

Du côté des hommes...
Sans grande surprise, Rafael Nadal décroche son 5ème titre consécutif à Barcelone en disposant comme lors de l'édition précédente de son compatriote David Ferrer 6-2 7-5. Le numéro un mondial n'a pas perdu un seul set de tout le tournoi.

Et on continue avec des grands spots publicitaires bien chers et truffés de stars. C'est parti !..


Grand classique !


Schumacher, Häkkinen, Becker...


Serena Williams, Mohammed Ali, Derek Jeter,...


La publicité postée par Trya. Pleurez, riez, c'est vous qui voyez !


Roger Federer, Maria Sharapova, Kobe Bryant, Cristiano Ronaldo,...

lundi 20 avril 2009

Barcelone et Fed Cup

Après les dames, ce sont les hommes qui disputeront le tournoi 500 de Barcelone. Ce tournoi a été créé en 1953, il possède un point commun avec le tournoi de Monte Carlo qui vient de se terminer : Rafael Nadal en est le quadruple tenant du titre.
Avant son premier sacre en 2005, deux autres Espagnols s'y étaient imposés : Carlos Moya en 2003 et Tommy Robredo en 2004.
Cette année, le tenant du titre devra se défaire de David Ferrer, Fernando Verdasco, Nikolay Davydenko, David Nalbandian, Stanislas Wawrinka, Marat Safin, Richard Gasquet, Igor Andreev ou encore Fernando Gonzalez.

Prize money : 1 995 000 Euros.

Site officiel du tournoi

Du côté des dames, ce sont les demi-finales de la Fed Cup et les matches de barrage qui se joueront ce week-end.
L'Italie recevra la Russie et les Etats-Unis se déplaceront en République Tchèque pour décider de qui aura le droit de se disputer le titre en finale

Concernant les barrages, la France recevra la Slovaquie à Limoges pour rester dans le Groupe Mondial. Alizé Cornet, Amélie Mauresmo, Nathalie Dechy et Mathilde Johansson tenteront de tenir tête à Daniela Hantuchova, Dominika Cibulkova, Magdalena Rybarikova et Lenka Wienoreva.
D'autres pays tenteront aussi de sauver leurs têtes comme l'Espagne, la Serbie, l'Allemagne, la Chine, l'Argentine et l'Ukraine.

Site officiel de la Fed Cup

Enfin, pour bien commencer la journée, voici les pubs pour ESPN, toujours excellentes !











dimanche 19 avril 2009

Quand la publicité s'en mêle (4)




Roger Federer et son formidable coach


Monica Seles, Tiger Woods,...


Thierry Henry, Rafael Nadal,...


Gaël Monfils

dimanche 1 février 2009

Australian Open : Un crève coeur.

Aujourd'hui, je ne ferai pas de compte-rendu parce que ce match, il fallait le vivre et le voir pour en comprendre l'essence. Je ne ferai pas un long article non plus parce que, honnêtement, le coeur n'y serait pas vraiment.

Tout d'abord, félicitations à Rafael Nadal qui fait honneur à son statut de numéro un mondial et étonne de plus en plus. Il n'était assurément pas au top physiquement mais il a su tenir bon et décrocher son premier titre lors d'un tournoi du Grand Chelem sur dur et rejoint Andre Agassi avec ses victoires sur trois surfaces différentes. Ce soir, on peut raisonnablement penser qu'il ira encore plus haut et que son palmarès sera époustouflant, comme le mental qui lui a offert le match aujourd'hui.

Ensuite...Ensuite, il n'y a pas grand chose à vrai dire. Du vide. Je ressens du vide. Roger et ses larmes...Quel supplice !.. Cette satanée malédiction qui fait qu'il perd toujours face au même et cette désagréable impression que le Grand Chelem qu'il n'a pas fait et qui lui était promis, sera réalisé par cet autre, ce meilleur ennemi qui désormais ralentit considérablement sa course aux records. Peut-être me faudra-t-il quelques jours pour évacuer la frustration, la déception, la douleur et la tristesse qui m'ont envahie aujourd'hui. En attendant, je vais essayer de ne penser qu' à la beauté du jeu qui nous a été proposée, au fait que physiquement et techniquement il est encore là et surtout, au dernier US Open qui nous avait livré un Roger dépouillé, mal coiffé, libéré et flamboyant en espérant le revoir rapidement.

En attendant, dans quelques instants, on repartira pour d'autres tournois. Allons de l'avant !..

PS : J'ai hésité dans mon choix de l'illustration et j'ai opté pour Roger (sinon, c'était une photo de Nadal avec la coupe à la place de la tête ;)). Certes, cette photo peut paraitre voyeuriste ou encore désolante mais elle fait partie de ce grand moment et s'inscrit d'ores et déjà dans l'Histoire du tennis. Alors, regardons-la et espérons que la prochaine fois ce seront des larmes de joie.

Crédit photo :
fr.sports.yahoo.com