dimanche 7 juin 2009

Elle l'a fait !

Oui, elle l'a fait ! Elle, Svetlana Kuznetsova, championne des finales ratées, elle a su tenir ses nerfs et proposer un jeu plus solide que la numéro 1 mondiale, Dinara Safina, pour enfin goûter au plaisir de planer sur son tournoi favori.

J'étais sur le Chatrier. J'ai vu un début de match équilibré puis j'ai vu une Kuzzi expérimentée et une Safina une nouvelle fois dépassée par l'évènement. J'ai aussi vu des fautes directes, je n'ai pas vu de niveau de jeu stratosphérique. J'ai vu une Safina frustrée et une Kuzzi agressive, qui jouait juste. J'ai vu un public bouillant, des holas qui vous donnent des frissons. J'ai vu le désespoir de Dinara et la joie contenue mais sincère de Svetlana. J'ai vu cette dernière signer des autographes et accorder des interviews et des photos à tous ceux qui les lui réclamaient pendant près d'une demi-heure, symbole de la qualité humaine de cette joueuse.

J'ai entendu la voix tremblottante et désemparée de Dinara. J'ai entendu le fair play de Svetlana, l'ovation du Court Central. J'ai entendu l'humour de la gagnante, fan de Steffi Graf qui n'en revenait pas d'enfin la rencontrer alors qu'elle venait de réaliser son rêve. Et j'ai entendu l'hymne russe, cet hymne sublime qui m'émeut chaque fois. J'ai eu envie de pleurer parce que c'était beau de voir tant d'années de lutte et notamment une année 2008 vierge de succès pour Kuznetsova balayées par ce sacre sublime.

Alors quand je me dis que j'y croyais à cette victoire, que je l'ai vue s'entrainer chaque fois que j'en ai eu l'occasion ces 15 derniers jours, que je l'ai approchée de près, qu'elle m'a signé un autographe et que lorsque j'ai voulu lui dire "Svetlana, je t'adore. Je compte sur toi pour soulever la coupe", je me suis sentie petite fille tellement intimidée qu'aucun son n'est sorti de ma bouche, et bien, je me dis "Mince ! Cette année 2009, j'étais sur le court, j'ai vu cette joueuse d'exception réaliser son rêve et personne ne pourra me l'enlever même si ce n'était pas un grand match. C'était une belle quinzaine".

Une petite pensée pour Dinara qui doit avoir du mal à trouver le sommeil ce soir. Je lui souhaite de se relever de cette cruelle déconvenue et de continuer de dominer le circuit pour enfin concrétiser ses ambitions. Elle le mérite et elle le fera !

Enfin, une dernière pensée pour qui vous savez...On pense à lui, on lui envoie plein d'ondes positives et on espère, on espère, on espère!

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samedi 6 juin 2009

Plus qu'une marche avant l'Histoire !

Ce vendredi, on a assisté à deux énormes demi-finales.
Je ne vais pas entrer dans les détails. Ce serait trop incomplet par rapport à tout ce qu'on a pris dans les mirettes !

Robin Soderling a dominé Fernando Gonzalez lors des deux premiers sets et de la première moitié du troisième avant de retomber dans ses travers, pas aidé, il faut le dire, par un Gonzalez qui a dû se dire "Mais merde ! Je ne peux pas passer à côté de ce match !" et qui a haussé son niveau de jeu.
Le quatrième set sera tout à la faveur du Chilien. Même topo lors du début du cinquième et ultime set avant que le Suédois, d'habitude si fragile, ne fasse preuve d'un mental hors norme et remonte son handicap pour coiffer Gonzalez au poteau et se qualifie pour la première finale de Grand Chelem de sa carrière. 3h28 de match : 6-3 7-5 5-7 4-6 6-4.

Même durée pour la deuxième demi-finale. On avait tremblé pour Roger face à Monfils, aujourd'hui, ceux qui soutenaient le Suisse ont réellement cru qu'ils allaient mourir !
Un match globalement ultra dominé par Juan Martin Del Potro et ses services canons. Tout a réussi à l'Argentin pendant le premier set. Un plutôt mauvais Federer a pu sauver les meubles lors du deuxième en dominant le tie-break avant de retomber dans ses travers lors du troisième set. A l'entame du 4ème set, on désespère mais Federer n'est pas un grand champion pour rien : il enclenche la seconde, breake Del Potro à plusieurs reprises. Il joue désormais sur un nuage et rien ne l'arrêtera, lui qui a enfin décidé de lâcher cette horrible pression qui repose sur ses épaules et délivrera enfin les coups dont lui seul a le secret. Del Potro gardera espoir pendant quelques jeux mais ne reverra plus le Suisse. 3-6 7-6 2-6 6-1 6-4.
Lors de la poignée de mains, Juan Martin sèchera même quelques larmes, réconforté tant bien que mal par Federer, tout comme dans le public, Mirka Vavrinec-Federer sèchera les siennes, pour d'autres raisons...

On en vient donc à mon propos. Roger Federer, 13 tournois du Grand Chelem, a toujours rêvé de remporter ce tournoi qui manque à son palmarès. Depuis plusieurs années, un homme et un seul lui barrait la route : Rafael Nadal. Dimanche dernier, un autre homme, Robin Soderling, a dégagé l'horizon du Suisse : il a coupé la tête du roi.
Depuis, tout le monde ou presque ne cessait d'affirmer à tort et à travers que l'édition 2009 ne pouvait décemment pas échapper à Federer.
Mais voilà, il faut retenir les leçons de ce que l'on observe. Il ne faut jamais perdre de vue que les choses ne se déroulent pas toujours comme on le croit. La défaite du tenant du titre nous avait pourtant rappelés à l'ordre, moi la première. La fameuse incertitude du sport...

S'il y avait une chose dont je pensais être certaine ou presque avant dimanche dernier, c'était la victoire de Nadal une nouvelle fois à Roland Garros. Mais s'il y a une chose dont je n'ai jamais été certaine, y compris depuis la sortie de Nadal, c'est que Federer soulèverait la Coupe des Mousquetaires.
Pourquoi ? Parce que Roger Federer est avant tout un coeur sur pattes. Je ne dis pas que Federer est un gentil petit bonhomme qui donnerait sa chemise au premier venu, qui verserait la moitié de ses revenus à ceux qui souffrent. Je ne parle pas de l'homme généreux ou pas. Je ne le connais pas. Mais ce que j'ai vu de son parcours depuis le début de ses années 2000, c'est que ce qu'il est devenu, il l'a travaillé. Roger, c'est d'abord quelqu'un qui a une haine irrépressible de la défaite, quelqu'un qui connait ses failles et ses forces et sait pertinemment ce qu'il peut faire...ou pas. Quelqu'un qui bout à l'intérieur et se contient, un homme profondément torturé.

Roger, c'est quelqu'un qui aurait probablement déjà gagné Roland Garros plusieurs fois si son meilleur ennemi, Rafael, n'avait pas été un tel monstre de terre battue. Et voilà que cette semaine, son principal obstacle se dissipe d'un coup, d'un seul.
Vous vous imaginez, vous et votre rêve, vous et votre putain de rêve qui se profile à l'horizon, vous et cette route dégagée, vous et votre connaissance de la moindre de vos failles, et surtout, vous et votre connaissance de votre supériorité par rapport aux adversaires restants (sans dénigrer Gonzalez, Del Potro et Soderling, il est évident qu'un bon Federer joue sur une autre planète) et enfin, vous et vos doutes, vous et cette quasi certitude qui vous susurre "C'est pour toi, tu ne PEUX pas, tu ne DOIS pas rater le coche", vous et cette saleté de pression qui fait qu'au moindre faux pas, vous pouvez comme vos plus sérieux adversaires, les Nadal et Djokovic, être éjecté de la compétition, d'un battement de cils ?
C'est probablement ce qui a fait que Roger a dû se dépétrer de situations plus que scabreuses, particulièrement ce vendredi.

Alors je vous le dis comme je le pense. Oui, Nadal ne se présentera pas sur le Chatrier ce dimanche et ça aurait été tellement plus "joli" que Roger remporte le titre face à lui. Oui, Djokovic non plus n'y sera pas. Oui, c'est Robin Soderling, spécialiste de surface dure qui tentera de contenir le Suisse. Mais qu'est-ce que je m'en fiche !
Roger, il galère tous les ans depuis quatre ans sur le Chatrier. Roger, il a lutté depuis le début de cette quinzaine. Roger, tout le monde ou presque ne cesse de creuser sa tombe depuis plus d'un an. Roger, il a un mental de fou quoi qu'on en dise, il a le jeu le plus beau, le plus ingénieux, le plus varié qu'on ait vu depuis bien longtemps (si ce n'est le meilleur mais là, je risque de froisser pas mal de monde et ce n'est pas le débat). Roger, il a envie, il est heureux de jouer et ça se voit. Roger, il mérite ce titre. Oui, il le mérite et il l'aura ! Enfin, j'espère... Sinon, c'est pas juste mais là, c'est la fan qui parle ;)
Allez Rodgeur ! Egale le record de Pete et surtout, deviens le plus grand, parole de Jean-Paul Loth !

En attendant, ne ratez pas la finale ce samedi à 15 heures "Dinara Safina-Svetlana Kuznetsova". La WTA passionne moins les foules mais vous aurez les meilleures joueuses de terre battue que le circuit féminin offre depuis quelques semaines. Un duel de cogneuses en apparence mais si on s'y attarde, on s'aperçoit que ces deux-là savent varier mieux que n'importe quelle joueuse en activité (excepté Amélie Mauresmo peut-être). Il sera intéressant de voir quelles tactiques seront adoptées...si le mental ne flanche pas de part et d'autre.

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vendredi 5 juin 2009

Roland Garros : les demi-finales

Hier, un de mes rêves s'est concrétisé : Dinara Safina et Svetlana Kuznetsova se sont qualifiées pour la finale !
Safina, tout de même tendue, a battu Dominika Cibulkova en deux petits sets 6-3 6-3. Le score ne reflète pas vraiment la tension qu'a dû gérer la numéro 1 mondiale mais elle était bien au-dessus de la surprise slovaque de cette édition 2009.

L'autre surprise, australienne cette fois-ci, en la personne de Samantha Stosur, a poussé Kuznetsova jusqu'à la dernière manche. Cette dernière, plus solide et plus forte tout au long du premier set et de la moitié du deuxième, a raté le coche en milieu de match et s'est laissée embarquer dans une manche fatidique. La résistance australienne n'a au bout du compte été qu'un petit contretemps. 6-4 5-7 6-3.

Safina atteint ainsi sa deuxième finale d'affilée en Grand Chelem cette saison après sa finale calamiteuse à Melbourne contre Serena Williams et sa deuxième finale à Porte d'Auteuil après celle de 2008 qu'elle avait abandonnée à Ana Ivanovic. Une victoire à Paris lui permettrait d'asseoir définitivement sa domination sur le circuit et le trône de la WTA.
Kuznetsova quant à elle, atteint une nouvelle fois la finale de ce tournoi après 2006, année où la domination parisienne de Justine Henin l'avait empêchée de glaner un deuxième titre du Grand Chelem après celui acquis à l'US Open 2004.

Samedi, je serai sur le court Philippe Chatrier pour assister à ce match et je n'aurai aucune pression ni stress vu que l'une comme l'autre sont des joueuses que j'aime énormément. Tout bonus !
Un pronostic ? Safina en 3 sets.

Du côté des hommes, les demi-finales vont débuter dans quelques minutes.
Robin Soderling va affronter Fernando Gonzalez avant que Roger Federer (qui atteint pour la vingtième fois d'affilée une demi-finale de Grand Chelem !) ne tente de passer l'obstacle argentin, Juan Martin Del Potro.

Des pronostics ?
Gonzalez en 5 sets.
Federer en 4 sets...en espérant que je ne me trompe pas !

En attendant, je retourne à mon écran de télévision et à mon stress concernant Rodgeur ;)

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mercredi 3 juin 2009

L'inarrêtable Suédois !

Il avait créé la sensation en sortant le quadruple tenant du titre et aujourd'hui, dans une partie haute du tableau de plus en plus improbable, c'est Nikolay Davydenko qui a fait les frais de l'énorme forme du Suédois. Et pas qu'un peu ! 6-1 6-3 6-1 !

Le prochain adversaire de Robin est Fernando Gonzalez, dangereux sur n'importe quelle surface et plus particulièrement sur terre battue. Le Chilien a sorti le numéro 3 mondial, Andy Murray, encore trop fragile ailleurs que sur surface rapide mais pour combien de temps ? Score final : 6-3 3-6 6-0 6-4.

Du côté des demoiselles, la tenante du titre, Ana Ivanovic, a sombré il y a bien longtemps et l'autre star, Maria Sharapova a coulé à pic aujourd'hui. La coupable ? La surprise Dominika Cibulkova, joueuse moyenne à l'accoutumée et transformée en véritable rouleau compresseur cette semaine : 6-0 6-2.

La deuxième demi finaliste connue est logiquement Dinara Safina qui a dû batailler ferme pour sortir Victoria Azarenka mais qui tient encore son rang de numéro 1 mondiale de fort belle manière. 1-6 6-4 6-2.

Demain, les derniers quarts de finale se joueront.
Sur le Chatrier, à partir de 14h, Sorana Cirstea affrontera Samantha Stosur. Ensuite, le stade s'enflammera lors du Federer-Monfils.

Sur le Lenglen, Svetlana Kuznetsova et Serena Williams offriront à coup sûr un match de poigne avant que Del Potro ne rencontre Robredo.

Mes pronostics (de coeur essentiellement) ?
Cirstea en 3 sets, Kuznetsova en 3 sets, Federer en 4 sets et Del Potro en 3 sets.
Et vous ?

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lundi 1 juin 2009

Roland Garros, ça vous coupe la chique !

Toujours à La Rochelle, je n'ai vu que les matches de Federer et j'ai raté la bombe qui a été lâchée Porte d'Auteuil ce week-end : l'élimination du roi de la terre battue, Rafael Nadal.
D'un coup, le tournoi se retrouve ouvert ou d'ores et déjà promis à Roger Federer selon les points de vue.
En tous cas, cette année, on aura eu des surprises : les éliminations de l'ultra favori, Nadal, de son supposé dauphin sur ocre depuis le début de la saison, Djokovic, le retour en grande forme de Nikolay Davydenko, le nouvel échec de David Ferrer, la chute de Fernando Verdasco alors qu'il était devenu un modèle de régularité en terme de résultats, les jolis parcours de Philipp Kohlschreiber, Tommy Haas et de Robin Soderling...

Je n'ai pas vraiment le temps de vous faire un long et bel article alors je vais vous laisser apprécier le spectacle et le suspense de cette deuxième semaine en commençant par un Tsonga-Del Potro qui promet d'être tendu !