dimanche 21 juin 2009

J'y étais ! (partie III)

Je vous ferais bien un topo sur l'avant Wimbledon mais on en cause tellement que je me dis que poursuivre mon périple parisien, c'est pas si mal ! En plus, y en a qui réclament du Roland, alors je m'y colle !

Le samedi suivant le Masters Guinot-Mary Cohr, Roland Garros ouvrait sa traditionnelle journée Benny Berthet. Matches d'exhibition à gogo au profit d'association caritatives.
Après avoir marché pendant des plombes, j'ai enfin atteint l'entrée réservée aux spectateurs munis de billets électroniques et là, je me suis retrouvée comme un enfant lâché dans un magasin de jouets !
Des courts partout, des joueurs partout, des gens partout, des balles, des raquettes et mon index droit collé à mon appareil photo !

Un autre conseil, si l'année prochaine vous vous demandez si vous devez aller à cette journée d'exhibition, n'y réfléchissez même pas plus de deux secondes : achetez votre billet et foncez !
Certes, c'est noir de monde mais ça vaut vraiment le détour.


Les premiers joueurs que j'ai vus étaient Josselin Ouanna, Adrian Mannarino, Igor Andreev et Sam Querrey. Ils étaient à l'entrainement. Tout s'est très vite enchainé et j'ai commencé mon marathon en essayant de voir absolument TOUT. Ce marathon consiste à marcher, marcher, marcher, s'arrêter sur un court une demi-heure, changer de court, marcher, marcher, dire "Oh ! Davydenko !!", repartir en essayant de décrypter le mouvement des joueurs dans l'enceinte de Roland avec entretemps, des incursions sur les courts principaux.


J'ai ainsi pu voir Murray en exhibition, un très joli Wawrinka-Santoro (avec des coups sortis de nulle part et un Wawrinka très agréable à regarder), le Nadal-Dabul, un Nadia Petrova-Agnes Szavay détendu et plein d'autres choses. J'ai vu presque l'intégralité du top 30 de l'ATP et une bonne partie des tête d'affiche de la WTA.

Voilà en vrac les réflexions que je me suis faites ce jour là :
- Adrian Mannarino : il joue trop à plat, ça passera jamais sur terre
- Josselin Ouanna : ouais...trop à plat aussi
- Igor Andreev : même à l'entrainement, il fait pas semblant du tout du tout ! Ses mollets sont plus petits en vrai mais je reconnais que j'ai tendance à ne voir que ça chez lui :)
- Sam Querrey : toujours le gros sourire affiché, c'est marrant !
- Tommy Robredo : c'est comme à la télé...
- Marin Cilic : il est grand et maigre et il faisait pas grand chose à vrai dire
- Ivan Ljubicic : j'étais dans l'axe du carré de service, tout près, quand il servait, c'est impressionnant !
- Maria Sharapova : de bonne humeur même si son service ne passait jamais l
- Le match Wawrinka-Santoro : très agréable, de beaux points avec un Stan beaucoup plus incisif qu'à l'exhibition Mary Cohr et un revers franchement sublime
- Jelena Jankovic : qui se disputait avec son coach, son service était absent...
- Pauline Parmentier : bof...
- Gaston Gaudio : en feu et à l'entrainement presque toute l'après-midi
- Flavia Pennetta : morte de rire du début à la fin
- Tommy Haas : encore !
- Martin Vassallo Arguello : pas grand chose à dire, un terrien, quoi !
- Alizé Cornet : revers long de ligne superbe mais le reste trop approximatif, elle jouait contre Vesnina et a perdu
- Andy Murray : très grand et bah, c'est du Murray, comme à la télé !
- Patty Schnyder : j'ai été très impressionnée par son coup droit foudroyant !
- Victoria Azarenka : à donf' sur toutes les balles, le revers démoniaque, les amorties pourries
- Le match Fish-Chela : Chela, métronome, Fish impressionnant d'efficacité, des smashes parfaits et des attaques ultra dangereuses, ça allait très très très vite
- Daniela Hantuchova : ronchonne, elle voulait pas signer les autographes des gens
- Marcel Granollers : physique moins ingrat qu'à la télé, je suis pas restée longtemps
- Tomas Berdych : beauté glaciale, coup droit de feu évidemment et bizarrement, sympa avec tout le monde même si à la fin de son entrainement, avec son sparring partner ils se sont amusé à envoyer des balles sur les balcons d'un immeuble qui se trouvait en face de Roland Garros...Un peu débile comme jeu
- Nikolay Davydenko : un régal, collé à la ligne, tout en demie volée évidemment mais pas encore au top et pas content de son jeu
- Teimuraz Gabashvili : qui ressemble effectivement à Frankenstein
- Feliciano Lopez : revers magnifique, et lui élégant avec ça, un plaisir !
- Steve Darcis et Christophe Rochus : petits...courent partout mais agréables à regarder vu qu'ils varient énormément, tout en douceur
- Robby Ginepri : pas à l'aise du tout du tout
- Nadia Petrova : très grande, très puissante, elle a l'air hyper sympa
- Agnes Szavay : elle a décoché de ces passings ! mamma mia !
- Andreas Seppi : il a une tête de Ken en plastique en vrai, trop bizarre...
- Simone Bolelli : beau gosse, plus intéressant que Seppi dans la technique
- Agnieszka Radwanska : elle venait de finir son entrainement, j'ai tout loupé :)
- Svetlana Kuznetsova : impressionnante de puissance, d'implication, de précision, j'ai eu un autographe et un sourire :)) J'ai essayé de lui dire que je l'aimais beaucoup et que je comptais sur elle pour remporter la coupe mais aucun bruit n'a su sortir de ma bouche :/
Heureusement que la suite du tournoi m'a donné satisfaction !

La suite demain avec le début des matches du premier tour...

vendredi 19 juin 2009

J'y étais ! (partie II)

Après nos premières émotions vécues face à Nadal et Federer, la dernière journée du Masters Guinot Mary Cohr nous préparait quelque chose de très agréable et de différent. On n'allait pas miser sur de plus grandes stars que les sus-cités (on était déjà ravi !) mais on a eu la chance d'assister à deux matches très esthétiques, amusants, quasi époustouflants. J'étais au premier rang cette fois-ci.


Le premier match opposait Tommy Haas (RRRrrrrr fois 10 en vrai de vrai :)) à notre Battling Fab national. Alors là, la balle virevoltait dans tous les sens ! On a eu de belles volées, de magnifiques coups, des échanges accrochés et un Haas particulièrement bien en jambes (son tournoi à Porte d'Auteuil témoignera de sa bonne forme du moment). On a vu du beau jeu !
Haas, il est beau mais là n'est vraiment pas l'essentiel : son jeu aussi est beau ! Son revers, mamma mia !

Fabrice Santoro, on la connait sa mayonnaise mais ce jour-là, il semblait plutôt court physiquement. De toute façon, lui-même le dit, avec l'âge, la terre battue devient un véritable supplice. Pourtant, Fabrice demeure presque impossible à filmer tant il court dans tous les sens ! Ce match a été, selon moi, le plus abouti et le plus agréable à suivre.


Le dernier match de la journée et du Masters devait opposer les deux capitaines, James Blake et Marat Safin.
Déjà, quand Marat entre sur le court, on comprend pourquoi depuis des années des hordes de groupies se ruent vers lui en hurlant son nom : Marat, c'est un graaaaand gaillard, hyper imposant qui dégage un je ne sais quoi d'irrésistible. C'est le joueur qui m'a le plus impressionnée en terme de puissance de frappe. Le service est lourd, le coup droit est fulgurant et le revers est assassin...même s'il arrose pas mal les bâches ! Autre tuyau : il est quasiment impossible à photographier correctement avec un appareil de base lorsqu'il sert. La balle va beaucoup trop vite et son geste est trop vif !

Quant à Blake, rien de marquant. Un revers pas mal, un coup droit pas spécialement percutant ce jour-là mais l'un comme l'autre sont dotés d'un sens de l'humour ravageur. Deux amorties ratées de part et d'autres ont suffi à créer une "private joke" qui a donné un cachet très convivial à cette rencontre.


C'est avec une cérémonie de récompense que s'est achevé ce Masters, avec à la clef, des litographies de Jean Cocteau.

Si j'avais un conseil et un seul à vous donner, c'est de ne pas hésiter une seconde à aller au prochain Masters Guinot Mary Cohr parce que ça vaut le détour. Tout se déroule dans un cadre intimiste, soigné voire luxueux (oui, oui, carrément luxueux !) pour des prix pas exorbitants.

La suite ? Le Roland Garros de Dame Tursu !

Crédit photo : toujours moi toute seule !

J'y étais ! (partie I)

Comme promis, je vais vous faire partager mes impressions lors de ce sublime voyage que j'ai effectué. Je vous passerai la pluie bretonne, le sable d'Oléron et les soirées parisiennes : ce qui vous intéresse, c'est le tennis !


Alors, on commence par le commencement !
Le mercredi 20 mai, j'ai pris l'avion pour Paris. Douze longues heures d'avion me séparaient encore du Masters Guinot Mary Cohr, où j'allais avoir l'occasion de découvrir pour la première fois de ma vie ce que c'est de vivre le tennis professionnel en vrai de vrai.


J'ai atterri le jeudi 21 vers 8h du matin, suis allée déposer me bagages à la hâte avant de filer rejoindre deux de nos bloggeuses les plus forcenées pour en rejoindre une troisième (elles se reconnaitront ;)) au Paris Country Club de Rueil Malmaison et assister à la deuxième journée de cette exhibition.

On fait d'abord vraiment connaissance dans le bus, on pénètre dans le Country Club avant de se rendre compte qu'il y a un drôle d'attroupement (gentil, posé, l'attroupement, on n'est pas à la foire, hein !) à côté d'un des courts d'entrainement. C'est en m'approchant que le destin m'a fait un joli pied de nez : le premier joueur de tennis professionnel que j'ai vu de mes yeux vu, est Rafael Nadal !
Elancé, pas plus barraque que ça, il s'entraine avec Oncle Toni à ses côtés. On prend sagement quelques clichés avant de se diriger vers les gradins où auront lieu le premier match du jour : Roger Federer rencontre Stanislas Wawrinka.

Il fait beau, très chaud, je suis assise au troisième rang à côté d'un psychopate qui grogne à chaque spectateur en retard et sort les crocs régulièrement et je ne me rends pas encore compte que dans une poignée de secondes, mon rêve va se réaliser : je vais voir la seule personne à laquelle je voue un culte sur terre, Rodgeur !

Tout à coup, sur fond du très dynamisant Walking on a dream de Empire of The Sun, la lumière fut (j'exagère à peine). Enfin, non, pas tout de suite. D'abord, c'est Stanislas qui a fait son entrée sur le court. Il est exactement comme je l'imaginais d'après les images télévisées. Et enfin, le seul, l'unique, a foulé le sol de son pas élégant. Autant en photos ou à la télévision, physiquement, je ne le trouvais pas beau mais en "vrai", je l'ai trouvé sublime. J'ai dû répéter une bonne dizaine de fois "J' y crois pas ! J'y crois pas !!".

Le match en lui-même n'avait rien de particulièrement palpitant mais il m'a néanmoins laissé le loisir d'apprécier la légèreté et la classe de Roger sur un court. J'ai enfin pu entendre ce bruit si spécial que fait la balle lorsqu'elle sort de sa raquette. Elle fait un "chhhhh" sourd très plaisant qui témoigne de la puissance de ses coups, coups qu'il a très beaux mais là, je ne vous apprend rien. Mais à moins de dix mètres, c'est le pied !

Quant à Stan, son revers est sublime même si ce jour-là, il m'a moins impressionnée que lors de son match d'exhibition à Roland Garros contre Fabrice Santoro mais j'y reviendrai ultérieurement.

Donc, voilà, j'ai vu Rodgeur, j'ai apprécié Rodgeur, j'aime Rodgeur, je vénère Rodgeur ;)


Le match suivant opposait Arnaud Clément à Rafael Nadal. Là, encore rien de transcendant. J'ai cependant pu apprécier la puissance de l'Espagnol et constater que son lift faisait effectivement de gros dégâts surtout sur un joueur aussi petit que Clément qui a été forcé d'effectuer une multitude de revers sautés (et ratés). C'était même plutôt marrant !

Ce qui m'a le plus marquée, c'est la rapidité à laquelle Nadal pénètre à l'intérieur du court. On dirait réellement un taureau qui fonce vers son but. Ca se passe en un éclair et c'est d'une lourdeur difficilement contrôlable.

La journée s'est achevée sur les victoires faciles des numéros 1 et 2 mondiaux. Le lendemain, on devait revenir pour l'ultime journée de ce Masters. A suivre...

Crédit photo : moi toute seule ! Spéciale dédicace à Titemary, Joëlle et Iris-Jane pour la dernière mouahahahhahah !!

vendredi 12 juin 2009

Quand la publicité s'en mêle...le retour !

Et quel retour !
Une publicité Net jets ma foi très sympathique !
A bientôt !

dimanche 7 juin 2009

Et...il l'a fait !!!

Quel bonheur ! Quel pied ! Cinq longues années à attendre cette victoire de Rodgeur à Roland Garros et voilà que ça arrive. Et on n'est même pas déçu, on est heureux comme on s'imaginait qu'on aller l'être. Je n'ai jamais autant sauté et hurlé de joie de ma vie, d'ailleurs j'en suis exténuée et je n'ai même plus de mots pour décrire mon bonheur alors juste quelques uns : merci Roger pour ce jeu magnifique, merci pour ce 14ème titre du Grand Chelem, merci de m'offrir ce moment unique pile poil l'année où je mets les pieds à Porte d'Auteuil, merci d'entrer définitivement dans la légende, merci de me rendre heureuse et merci d'exister !

Crédit photo :
www.jamd.com