mercredi 4 mai 2011

Ça sent le gadin et le fromage rance...

Un peu de retard pris ces deux derniers jours. Résultats, ben y a eu pas mal de résultats et quelques gadins tricolores dont celui d'un certain "Sliderman" qui nous a gratifié d'une nouvelle excuse (certainement véridique) qui a bien fait marrer dans les rédactions. M'étonnerait que lui se soit autant marré...

Petit coup d'oeil sur les résultats du lundi 2 :

Flavio Cipolla bat Andy Roddick 6-4 6-7 6-3
Chaque année, à l'approche de la saison sur terre battue, on sait que Andy en a gros sur la patate. Il ne sait pas glisser, ces rallyes de fond de court interminables l'ennuient. Cette année, tarif habituel pour l'américain. Depuis, Cipolla a perdu contre Michaël Llodra.

Daniel Gimeno Traver bat Richard Gasquet 3-6 6-4 6-3
Grosse contre-performance pour un Gasquet plutôt bon ces derniers temps. Certes, Gimeno Traver est un spécialiste de terre battue mais Richard n'est pas non plus manchot sur l'ocre. Son prochain adversaire était Jurgen Melzer qu'il a battu ce soir.

Dinara Safina bat Nuria Llagostera Vives 5-7 6-4 6-3
L'ancienne numéro 1 mondiale semble avoir laissé ses soucis de santé et de confiance derrière elle. Llagostera Vives était un bon test. Elle l'a passé avec succès. Julia Goerges a depuis eu raison de Dinara en trois sets disputés.

On essaie de rattraper le temps perdu avec les résultats du mardi 3 :

Juan Martin Del Potro bat Mikhail Youzhny 6-1 3-6 6-3
L'argentin a dû batailler mais, en face, Youzhny n'était pas le premier venu. Del Potro continue sur sa belle lancée et engrange de la confiance. On verra où il s'arrêtera. Depuis, Juan Martin a passé le test Marin Cilic avec succès.

Feliciano Lopez bat Milos Raonic 4-6 7-6 6-4
Sérieux coup d'arrêt pour la terreur canadienne : le jeune Milos, après avoir abandonné à Estoril, se voit écarté du tableau par Lopez (décidément en forme sur terre battue). Depuis, l'espagnol n'a pu barrer la route à son adversaire suivant, Roger Federer.

Yen Hsun Lu bat Fernando Verdasco 7-6 7-5
Nouveau gadin pour Verdasco. Lu n'est pas réellement un ogre de l'ocre...Il va falloir se poser les bonnes questions au lieu de faire des sorties médiatiques hautaines et douteuses...Depuis, Lu a été battu par Xavier Malisse.

Gilles Simon bat Ivan Ljubicic 7-5 7-6
Le français se montre solide. A Estoril, il avait baissé pavillon après une longue lutte contre Milos Raonic mais le niveau de jeu était là. Hier, il a écarté un des hommes sur lesquels on pouvait compter depuis le début de la saison sur terre. Au tour suivant, joué aujourd'hui, Simon a montré une belle résistance face à Murray avant de s'écrouler dans le dernier set.

Jo-Wilfried Tsonga bat Pere Riba 6-4 6-2
Vite fait, bien fait, Tsonga se qualifie pour le tour suivant. A son aise sur cette surface depuis le début du tournoi, il est même étonnant d'efficacité. Reste à voir ce qu'il pourra accomplir lorsqu'il sera confronté à du lourd. Prochain adversaire : Robin Soderling.

Juan Monaco bat Gaël Monfils 6-2 3-0 AB.
Ah ! Voilà la blague de la semaine ! Gaël aurait fait une allergie au fromage et les problèmes gastriques qui ont suivi l'ont empêché d'entrer dans le match. Contraint à l'abandon, Gaël ne décolle toujours pas sur l'ocre et risque de manquer de match à Porte d'Auteuil. Prochain adversaire : Tomas Berdych.

David Ferrer bat Adrian Mannarino 7-5 0-6 6-0
Voilà un score digne de la WTA ! En surrégime, Adrian a parpiné tout le court pendant le 2ème set laissant David pantois. Malheureusement pour le français, il a payé le même tarif dans le set décisif. Prochain adversaire : Sergiy Stakhovsky.

Caroline Wozniacki bat Bojana Jovanovski 6-4 6-4
La numéro 1 mondiale continue sur sa lancée. Rien de notable. Prochaine adversaire : Julia Goerges.

Anastasia Pavlyuchenkova bat Marion Bartoli 7-5 6-1
Sortie de route pour Marion. La terre battue n'est certainement pas sa surface de prédilection mais un score aussi sec reste étonnant. Prochaine adversaire : Samantha Stosur.

Samantha Stosur bat Daniela Hantuchova 7-6 7-5
Après un début de saison discret, Samantha retrouve des couleurs en écartant une Hantuchova pas facile à manier sur terre battue. Un bon signe pour la suite. Prochaine adversaire : Anastasia Pavlyuchenkova.

Francesca Schiavone bat Sara Errani 6-0 2-6 6-3
Francesca élimine sa compatriote non sans mal. Ce n'est probablement qu'une mise en route. Prochaine adversaire : Bethanie Mattek-Sands.

Enfin, petit tour vers ce qui s'est passé aujourd'hui :

Michaël Llodra bat Flavio Cipolla 6-4 6-2
Visiblement à l'aise ces derniers jours, Michaël continue son joli parcours. Prochain adversaire : Daniel Gimeno Traver.

Robin Soderling bat Santiago Giraldo 6-3 6-3
Sans coach, Soderling arrive néanmoins à jouer un peu mieux que lors des semaines passées. Giraldo était un bon test d'entrée mais pour le suédois, il va falloir attendre un peu plus de résistance pour juger de son réel niveau. Prochain adversaire : Jo-Wilfried Tsonga.

Tomas Berdych bat Marcel Granollers 6-4 6-0
Victoire intéressante pour le tchèque. Granollers était en bonne forme, alors un score aussi sec ne peut être que de bon augure. Tomas risque probablement de continuer sur sa lancée régulière sans éblouir. Prochain adversaire : Juan Monaco.

Novak Djokovic bat Kevin Anderson 6-3 6-4
Rien à signaler. Le serbe déroule. Il avait eu un peu plus de mal face au sud-africain lors du Masters 1000 de Miami cette année. Pas de difficulté ni de surprise cette semaine. Prochain adversaire : Guillermo Garcia Lopez ou Thiemo de Bakker.

Petra Kvitova bat Vera Zvonareva 6-1 6-4
Voici une déconvenue pour la numéro 3 mondiale. Sèchement battue par Kvitova, Zvonareva n'avait pas montré de signe de grande confiance lors de son tour précédent. Prochaine adversaire de Kvitova : Maria Sharapova ou Dominika Cibulkova.

Juan Martin Del Potro bat Marin Cilic 6-3 6-0
Difficile vainqueur de Youzhny hier, Del Potro bat à nouveau Cilic et très sèchement. Il monte en puissance. Prochain adversaire : Rafael Nadal. Une rencontre test qui se présente probablement trop tôt pour l'argentin...

Rafael Nadal bat Marcos Baghdatis 6-1 6-3
Pas de pitié pour Baghdatis qui se bat déjà contre lui-même cette saison. Le numéro 1 mondial aura son premier gros test au tour suivant face à Del Potro.

Roger Federer bat Feliciano Lopez 7-6 6-7 7-6
L'espagnol a tenu la dragée haute au suisse. Federer, totalement passé à côté du tie-break du deuxième set, sérieusement bousculé par un Lopez en feu qui a joué l'un des plus gros matches de sa carrière en jouant tous les coups qu'il a dans sa raquette, a dû sauver une balle de match dans celui du dernier set. La suite des opérations devrait être difficile pour le numéro 3 mondial s'il ne hausse pas son niveau de jeu rapidement. Prochain adversaire : Xavier Malisse.

Andy Murray bat Gilles Simon 6-4 3-6 6-0
Surpris dans le deuxième set, le britannique qui avait pourtant bien débuté la partie, a laissé Gilles Simon revenir dans le match avant de définitivement lui couper les pattes en lui infligeant un 6-0 dans le dernier set. Pour espérer marquer les esprits, Murray devra être beaucoup plus régulier et décisif. Prochain adversaire : Thomaz Bellucci.

Julia Goerges bat Dinara Safina 6-4 4-6 6-4
Dinara, pourtant en forme ces dernières semaines, n'a pu faire le poids face à celle qui monte, Julia Goerges. L'allemande a eu néanmoins besoin de 3 sets pour se qualifier. La tâche risque d'être beaucoup plus ardue pour cette dernière au prochain tour. Prochaine adversaire : Caroline Wozniacki.

Lucie Safarova bat Jelena Jankovic 6-4 4-6 7-5
En voilà une qui a su revenir se placer parmi les meilleures mais qui ne parvient plus à se démarquer : la serbe Jankovic n'a pu lutter contre une bonne Safarova. Prochaine adversaire de la tchèque : Jarmila Gajdosova.

Daniel Gimeno Traver bat Jurgen Melzer 7-6 6-3
Pourtant ultra favori, Melzer s'est fait surprendre et dans les grandes largeurs. Gimeno Traver n'a eu besoin que de deux sets pour renvoyer l'autrichien chez lui. Prochain adversaire : Michaël Llodra.

LE PROGRAMME DU JEUDI 5 MAI :

Court Manolo Santana
A partir de 11h45 : Caroline Wozniacki contre Julia Goerges
Suivi de : Victoria Azarenka contre Arantxa Parra Santonja
Pas avant 16h : Roger Federer contre Xavier Malisse
Pas avant 19h : Rafael Nadal contre Juan Martin Del Potro
Suivi de : David Ferrer contre Sergiy Stakhovsky

Court Arantxa Sanchez Vicario
A partir de 13h30 : Na Li contre Roberta Vinci
Pas avant 16h : Guillermo Garcia Lopez contre Novak Djokovic
Suivi de : Thomaz Bellucci contre Andy Murray
Suivi de : Jo-Wilfried Tsonga contre Robin Soderling

Court n°3
A partir de 14h : Anastasia Pavlyuchenkova contre Samantha Stosur
Suivi de : Bethanie Mattek-Sands contre Francesca Schiavone
Suivi de : Jarmila Gojdosova contre Lucie Safarova
Suivi de : Michaël Llodra contre Daniel Gimeno Traver

Crédit image : sacreblogueur.unblog.fr

lundi 2 mai 2011

Avec ou sans coach, là est la question !..

Le Masters 1000 de Madrid a débuté depuis hier. On avait l'habitude de suivre celui de Rome à cette période mais cette année, les rôles ont été inversés (une volonté espagnole d'éviter à Nadal de perdre juste avant Roland Garros, sachant que la surface de Madrid est celle qui l'avantage le moins ? Gageons qu'il n'a pas besoin de ce genre de coup de pouce et penser sérieusement à cette option ferait de moi une vraiment très très très mauvaise langue...Je profite du fait que personne ou presque ne me lit pour tirer sur la corde "polémique"...).

Bref, autant le précédent Masters 1000 de Monte Carlo (le seul à ne pas être obligatoire pour les meilleurs joueurs) était globalement ennuyeux car déserté par beaucoup de monde (Djokovic, Del Potro, Soderling, Nalbandian et dans une moindre mesure, Roddick, Fish entre autres pour diverses raisons), autant cette semaine, tout le monde ou presque est là et ça promet de glisser, lifter et moonballer ferme.
Coup de projecteur sur ce qui s'est passé depuis hier. C'est un tournoi mixte et donc dense alors il ne faudra pas m'en vouloir si je passe sous silence les victoires de certain(e)s joueur(se)s.

D'abord, pourquoi ce titre ? Regardez un peu dans la direction des mouvementés du coaching. Quatre jolis specimens : Jo-Wilfried Tsonga, Aravane Rezaï, Stanislas Wawrinka, Robin Soderling.

Jo-Wilfried Tsonga bat Nicolas Almagro 6-1 6-3 (nan, nan...je déconne pas)
Jo s'est séparé de son coach historique, Eric Winogradsky, il y a quelques semaines. Depuis, il a décidé de ne plus s'encombrer de conseils d'un tier et de plans de jeu. Il applique désormais SON plan de jeu : ça passe ou ça casse mais en tous cas, ça passera par le filet et l'attaque. Naufragé ces derniers temps, se ramassant régulièrement lors des débuts de tournoi, Jo semble aller mieux. La preuve, Almagro, tout récent nouveau pensionnaire du top 10 a été balayé en un peu plus d'une heure de jeu.

Sofia Arvidsson bat Aravane Rezaï 6-3 3-6 6-4
Suite aux déboires de son coach de père avec les instances de la WTA, Aravane a été contrainte de jouer sans entraineur pendant quelques semaines. Le moral et le niveau de jeu en berne, elle a dernièrement opté pour une collaboration avec Alexia Dechaume-Balleret. Venue à Madrid avec un titre à défendre, Aravane n'a pas pu franchir le premier tour face à Arvidsson, pourtant balayée aujourd'hui par Victoria Azarenka. Pas franchement le genre d'adversaire qui aurait embêté la française il y a un an...La jeune femme et sa coach se montrent néanmoins rassurantes : les choses se mettent doucement en place, Aravane ira mieux. Ceci dit, elle pourrait difficilement aller plus mal...

Guillermo Garcia-Lopez bat Stanislas Wawrinka 6-4 5-7 6-4
Connaissez-vous "l'effet coaching" ? Cest typiquement ce que Stanislas a ressenti ces derniers mois. L'embauche en juillet dernier de Peter Lundgren (artisan de la machine Federer de 1999 à 2003) n'a pas tardé à porter ses fruits. En 2010, Stan atteint les quarts de finale de l'US Open en battant un bon Andy Murray. Ensuite, à Shanghaï, c'est Rafael Nadal qui l'arrête puis Roger Federer à Stockholm. Enfin, c'est le futur vainqueur du tournoi, Robin Soderling, qui lui barre la route à Paris-Bercy. En 2011, il passe la vitesse supérieure en remportant le tournoi de Chennaï puis il enchaîne avec des résultats réguliers et plus qu'honorables (quarts de finale à l'Open d'Australie, à Acapulco et à Indian Wells, demi-finale à Buenos Aires). Mais "l'effet coaching" est souvent une sorte de placebo. L'adrénaline semble être subitement redescendue et cela fait le troisième tournoi de suite (après Miami et Munich) que Wawrinka quitte avant le 3ème tour. On espère qu'il saura rebondir.

Quant à notre quatrième larron, Robin Soderling, il va falloir attendre son premier tour pour réellement juger de son niveau. Ayant congédié Magnus Norman l'année dernière, il vient de se défaire de Claudio Postolesi. Plus que banal ces dernières semaines (il a fait, au mieux, un quart de finale la semaine dernière à Estoril, calant systématiquement avant les 1/8èmes depuis le mois de février), on se demande si sans coach il ira mieux. Il va pourtant falloir qu'il se ressaisisse s'il ne veut pas chuter au classement ; à l'horizon pour lui : une nouvelle finale à défendre à Roland Garros.

Pêle-mêle, quelques résultats de dimanche et de lundi :

Les confirmations :

Caroline Wozniacki bat Ayumi Morita 6-2 6-3
Marion Bartoli bat Simona Halep 6-4 6-1
Jelena Jankovic bat Laura Pous-Tio 6-2 6-0
Francesca Schiavone bet Shuai Peng 7-5 7-6
Maria Sharapova bat Arantxa Rus 2-6 6-3 6-2 puis Ekaterina Makarova 6-3 3-6 6-1
Marin Cilic bat Potito Starace 7-6 6-4
Gaël Monfils bat Ivo Karlovic 6-3 7-6
Na Li bat Maria Jose Martinez Sanchez 6-4 7-6
Victoria Azarenka bat Sofia Arvidsson 6-1 6-1

Les surprises :

Michaël Llodra bat Sam Querrey 6-2 6-3
Adrian Mannarino bat Juan Ignacio Chela 4-6 6-4 6-4
Thiemo de Bakker bat Juan Carlos Ferrero 2-6 7-5 6-4
Arantxa Parra Santonja bat Flavia Pennetta 6-3 7-5 puis Andrea Petkovic 6-2 7-6
Santiago Giraldo bat Alexandr Dolgopolov 6-1 7-5
Bethanie Mattek-Sands bat Ana Ivanovic 0-6 6-4 6-4
Vania King bat Nadia Petrova 6-1 7-6

Le programme de demain :

Court Manolo Santana
A partir de 12h : Daniela Hantuchova contre Samantha Stosur
Suivi de : Caroline Wozniacki contre Bojana Jovanovski
Pas avant 16h : Yen Hsun Lu contre Fernando Verdasco
Pas avant 19h : David Ferrer contre Adrian Mannarino
Suivi de : Sara Errani contre Francesca Schiavone

Court Arantxa Sanchez Vicario
A partir de 14h : Juan Martin Del Potro contre Mikhail Youzhny
Suivi de : Milos Raonic contre Feliciano Lopez
Suivi de : Guillermo Garcia-Lopez contre Thiemo de Bakker
Suivi de : Juan Monaco contre Gaël Monfils

Court n°3
A partir de 14h : Jo-Wilfried Tsonga contre Pere Riba
Pas avant 15h30 : Agnieszka Radwanska contre Jarmila Gajdosova
Pas avant 17h : Marion Bartoli contre Anastasia Pavlyuchenkova

Court n°4
A partir de 11h : Bethanie Mattek-Sands contre Vania King
Suivi de : Petra Kvitova contre Chanelle Scheepers
Suivi de : Marcel Granollers contre Nikolay Davydenko

Court n°5
A partir de 11h : Viktor Troicki contre Florian Mayer
Suivi de : Ivan Ljubicic contre Gilles Simon
Suivi de : Sergiy Stakhovsky contre John Isner

Court n°6
A partir de 11h : Kevin Anderson contre Olivier Rochus
Pas avant 14h : Thomaz Bellucci contre Pablo Andujar

Crédit image : www.gettyimages.fr

Les lauréats de la semaine

Les finales de ce dimanche sont terminées et, une fois n'est pas coutume quant il s'agit de finales de tournois 250, on a été gâtés en terme de finales "qui ont plutôt de la gueule". C'était le week-end des grands retours.

Finale de Munich : Nikolay Davydenko bat Florian Mayer 6-3 3-6 6-1

On n'osait plus y croire, Nikolay l'a fait : il est revenu ! Il faut dire que beaucoup d'amateurs de tennis regrettaient "hamster jovial". Non pas pour ses effusions ou sa sympathie apparente (bien que le russe m'ait toujours était sympathique pour son franc-parler notamment et sa simplicité) mais plutôt pour son jeu tout en cadence, son efficacité et sa régularité.

Loin des sommets depuis le tournoi de Doha en janvier où il ne s'était incliné qu'en finale face à Roger Federer, Nikolay se pointait à Munich avec le dossard numéro 40. Au premier tour, il a renvoyé Andrey Kuznetsov à ses chères études (6-1 7-6). Au deuxième, c'est l'inconnu et local Julian Reister qui a voulu son scalp, en vain : l'allemand s'inclinera non sans lutter (3-6 7-6 6-1). En quart de finale, le russe a vu se dresser un obstacle qui l'aurait probablement arrêté les semaines précédentes : Marin Cilic. Le croate n'a pas pesé bien lourd : 7-5 6-3. En demi-finale, il profite de l'abandon de Radek Stepanek qui revenait pourtant bien cette semaine (6-3 4-0).

En remportant le 21ème titre de sa carrière à Munich, Davydenko succède à Mikhail Youzhny vainqueur de Marin Cilic (décidément persistant mais pas vraiment en réussite en terre bavaroise). Le russe passera de la 40ème à la 28ème place dès demain. On lui souhaite toute la réussite qu'il mérite.

Finale d'Estoril : J. Martin Del Potro bat Fernando Verdasco 6-2 6-2

En voilà un qu'on attendait et qu'on savait sur la bonne voie : plusieurs demi-finales (San José, Memphis, Indian Wells) et un titre (Delray Beach) en trois mois. Juan Martin vient de confirmer nos espoirs et de fort belle manière. Bien sûr, le Fernando Verdasco qu'il affrontait aujourd'hui n'était plus que l'ombre de ce qu'il fut il y a deux ans. Celui qui voulait apprendre à jouer au tennis au jeune Milos Raonic a pris une bonne grosse leçon cet après-midi...

Mais revenons au vainqueur du tournoi portugais. Au premier tour, l'argentin a eu beaucoup de mal à se défaire du local Pedro Sousa ; trois sets lui ont été nécessaires (6-2 3-6 6-3). Au tour suivant, ayant enfin pris ses marques, il n'a éprouvé aucune difficulté à s'imposer face à Alejandro Falla (6-2 6-1). En quart de finale, il a su parfaitement gérer un tour difficile en écartant un Robin Soderling à côté de son tennis (6-4 7-5). Sa victime en demi-finale n'a pu opposer beaucoup plus de résistance : Pablo Cuevas s'est incliné sur le score de 6-2 7-6.

Arrivé à Estoril à la 46ème place du classement ATP, Del Potro sera 32ème dès demain grâce à ce nouveau titre, le 9ème de sa carrière. Beaucoup voient en lui celui qui pourra barrer la route à Rafael Nadal dans les semaines à venir. L'avenir nous dira si le géant argentin est au point...ou pas.

Finale de Belgrade : Novak Djokovic bat Feliciano Lopez 7-6 6-2

Ici, pas de photo du serbe avec son joli trophée doré. Non, juste un carambar et picétou. Nan mais faut pas déconner ! Le mec est numéro deux mondial, invaincu depuis le mois de décembre, plein de confiance, détenteur du nouveau record du nombre de victoires d'affilée en début de saison et faudrait en plus lui donner une médaille parce qu'il gagne SON tournoi, chez lui, en affrontant personne ou presque ? Je refuse de participer au tressage intempestif de lauriers. Je lui en offrirai lorsqu'il aura remporté Roland Garros...

Bon, allez, une petite photo de Nole qui fait des bisous à son berlingot pour ses fans (qui depuis la nouvelle invicibilité de leur chouchou sont devenus globalement aussi susceptibles que ceux de Federer ou de Nadal et ne manqueront pas pour certains de penser que je les provoque...mais non, mais non...).

Trêve de plaisanterie, calembour et autre carambar. Petit rappel du parcours semé d'embuches de Novak. Quoi "quelles embuches ?" ? J'en dénombre 20 :

- embuche n°1 : Novak a été exempt du premier tour (normal).
- embuches n°2, 3, 4, 5 et 6 : les 5 jeux qu'il a perdus face à Adrian Ungur (6-2 6-3).
- embuches n°7, 8, 9, 10 et 11 : les 5 jeux qu'il a laissés à Blaz Kavcic (qui ?) en quart de finale.
- embuche n°12 : il n'a pas eu à disputer sa demi-finale, Janko Tipsarevic ayant déclaré forfait à cause d'une blessure à la cuisse.
- embuches n°13, 14, 15, 16, 17, 18, 19 et 20 : les 8 jeux que Feliciano Lopez a eu le mérite de lui prendre, de fort belle manière d'ailleurs.

Bref, il remporte son 23ème titre, le 5ème cette saison. Il succède ainsi à lui-même (naan, je déconne, même s'il a remporté la première édition de ce tournoi en 2009, l'année dernière il avait abandonné en quart de finale face à Filip Krajinovic, preuve que ce n'est pas parce qu'il est propriétaire de l'Open de Belgrade qu'il le gagnera à tous les coups, d'abord !). Donc, il succède à Sam Querrey, vainqueur 2010 de John Isner (cherchez les erreurs). Reste au serbe de passer aux choses vraiment sérieuses...

Morales du jour : 1) même lorsqu'on semble fini pour le tennis, personne n'a intérêt à nous enterrer trop vite et un tournoi (même de la catégorie des "carambars") est toujours le bienvenu, 2) même lorsqu'on semble maudit par les blessures et qu'on prend des plombes à digérer un titre du Grand Chelem, la patience paie toujours et un tournoi (même bla bla "carambar") est toujours le bienvenu ùais va falloir monter d'un cran quand même, 3) lorsqu'on domine le circuit depuis cinq mois, on entre réellement dans le cercle des grands et donc, on s'expose aux chatouillis des observateurs et...un tournoi estampillé "carambar", ne suffit pas..., 4) qui aime bien châtie bien...

A suivre, le récapitulatif des premiers matches du Masters 1000 de Madrid.

Crédit images :

vendredi 29 avril 2011

Un an, un mois et 27 jours...(2/2)


Après cet état des lieux plus ou moins chaotique, rendons hommage à ceux qui ont su tirer leur épingle du jeu.

Ceux qui ont assuré et plus encore :

- Rafael Nadal. Numéro 3 il y a un an, il a réalisé le "clay slam" en remportant tous les rendez-vous importants sur terre battue (Monte Carlo, Rome, Madrid, Roland Garros). Promis par beaucoup à une retraite certaine en mars 2010, il a même récupéré sa place de numéro 2 puis est remonté sur le trône en étendant son empire au gazon de Wimbledon. Mieux encore, la réorganisation de son calendrier lui a permis de sortir vainqueur de l'US Open, tournoi qui se refusait à lui jusque là. Sa fin de saison n'a pas été flamboyante ni son début de saison 2011 (grippe, blessure, deux défaites d'affilée en finale de Masters 1000 face au même Novak Djokovic). Mais l'ocre est bel et bien là et ses deux titres acquis en deux semaines à Monaco et à Barcelone le placent pour la 6ème année de suite comme le grand favori des évènements à venir.

- Novak Djokovic. Se plaçant en 2008 comme celui qui voulait la tête du roi, jusque-là, il n'avait été que celui qui voulait mais n'y arrivait pas. L'US Open 2010 a posé la première pierre à l'édifice tout neuf du serbe : l'élimination de Roger Federer. La victoire en finale de Coupe Davis a parfait l'oeuvre : des ailes qui lui poussent. Enfin, une deuxième victoire en Grand Chelem à Melbourne a scellé l'ensemble : une confiance inébranlable. Bilan de ce début 2011 : 24 victoires, 0 défaites, 4 titres dont 3 majeurs et surtout, des victoires à répétition sur ses trois adversaires les plus sérieux. "Nakunpoumon" est devenu" Napadefaille". Jusqu'où ira-t-il ? Affaire à suivre.

- David Ferrer. Très régulier lors des Masters 1000 de fin d'année, il retrouve le Masters à Londres. En 2011, il continue sur sa lancée puisqu'il vient de défier deux fois de suite Rafael Nadal en finale des tournois de Monte Carlo et de Barcelone. Malheureusement pour lui, je doute qu'il puisse gagner quoi que ce soit lors de sa période préférée, c'est-à-dire maintenant : le lapin Duracell court, court, frappe, frappe, mais moins vite et moins fort que son compatriote.

- Stanislas Wawrinka. Se débattant au sein du top 30 depuis plusieurs mois, Stanislas a su se hisser plus haut en 2010. Vainqueur d'Andy Murray au 3ème tour de l'US Open, il a donné de bonnes garanties (notamment mentales) quant à son retour au plus haut niveau. Même si ces dernières semaines le suisse montre un petit coup de moins bien, il devrait rebondir bientôt.

- Jurgen Melzer. Tant en simple qu'en double, l'autrichien a réalisé sa meilleure saison l'an passé : demi-finaliste à Roland Garros, en 1/8ème de finale à Wimbledon pour la première fois de sa carrière et présent au Masters en double avec Philipp Petzschner. 2011 commence plutôt bien pour lui avec une victoire sur Roger Federer à Monte Carlo.

- Nicolas Almagro. Habitué du top 40, plus souvent dans le top 20 qu'au-delà, Nicolas vient de faire son entrée dans le top 10 pour la première fois de sa carrière. Demi-finaliste à Auckland et à Barcelone, vainqueur à Costa Do Sauipe et à Buenos Aires, finaliste à Acapulco, Nicolas brille dans les tournois de seconde zone mais fait surtout de la figuration lors des grands rendez-vous (4ème tour à Melbourne, toujours éliminé avant les 1/8èmes à Indian Wells, Miami et Monte Carlo). A défaut de panache, il a le mérite d'être très régulier même si cette entrée dans le top 10 est en partie due aux errements de ses concurrents.

- Viktor Troicki. Héros de la finale de la Coupe Davis face à la France en décembre dernier, en un an, il est passé de la 37ème place à la 16ème. Doté d'une confiance toute neuve, il est désormais bien installé parmi les meilleurs. La chance pourrait lui sourire un peu plus si elle arrêtait de le flanquer de son compatriote Djokovic lors des tirages au sort des tournois : ils se sont déjà rencontrés trois fois cette année avec des défaites toujours humiliantes pour Viktor...

- Mardy Fish. 91ème en avril 2010, Fish a signé des victoires importantes sur Andy Murray et s'impose à Newport et Atlanta. En 2011, il atteint les demi-finales à Delray Beach et à Miami, ce qui lui permet de se placer au 11ème rang.

- Richard Gasquet. Auteur de bons matches cette saison, Richard ne gagne pas forcément mais c'est dans l'état d'esprit qu'il semble avoir évolué. Loin des pressions passées, il joue pour le plaisir et ça se voit. Mieux encore, cela semble fonctionner vu qu'en avril 2010 il occupait le 77ème rang et qu'il a réintégré le top 20 le mois dernier. Pourvu que ça dure !

- Michaël Llodra. 2010 a été sa plus belle année : vainqueur à Eastbourne et Marseille et demi-finaliste à Paris-Bercy. Il a aussi été l'un des principaux artisans de la belle épopée française en Coupe Davis. Depuis, il est passé à côté de cette fameuse finale en Serbie et ne propose pas des qualités solides sur le circuit. On lui souhaite de retrouver la lancée sur laquelle il était en octobre 2010.

- Ivan Dodig. Presque inconnu au bataillon avant ces dernières semaines, il était encore 118ème en novembre 2010. Vainqueur du tournoi de Zagreb, quart de finaliste à Delray Beach et demi-finaliste à Barcelone, ce joueur complet et régulier progresse rapidement et s'installe peut-être durablement chez les cadres.

La relève qui donne de grands coups de pied dans la porte :

- Alexandr Dolgopolov. OVNI de par son jeu sur le circuit, cet ukrainien a su tisser sa toile. 20ème mondial, il n'était que 101ème en février 2011. Sans faire de grands coups d'éclat, c'est sa constance qui paie.

- Milos Raonic. Encore 152ème le 17 janvier 2011, ce jeune canadien a fait un bond de géant en presque trois mois. Sa 27ème place actuelle au classement est due à son premier titre à San José, sa finale à Memphis ainsi qu'à son omniprésence durant un gros mois. Il semble être rentré quelque peu dans le rang depuis mais risque fort de proposer une régularité suffisante à son maintien parmi les meilleurs.

- Kevin Anderson. En voilà un qui cadre parfaitement avec cet état des lieux basé sur un an. Le 12 avril 2010, le sud-africain était 103ème. Régulier, il a gravi les échelons et est désormais 34ème. Bilan de son début de saison : demi-finale à Brisbane, victoire à Johannesburg, quart de finaliste à Delray Beach et à Miami. Hier, il a atteint les quarts de finale à Estoril. Sa marche en avant continue.

- Grigor Dimitrov. Lui, ça fait une éternité qu'on l'attend. Il a longuement stagné loin dans le classement (entre la 400ème et la 245ème place entre mars 2009 et août 2010 puis entre la 190ème et la 105ème de septembre 2010 à janvier 2011). Désormais pensionnaire du top 100, il vient d'atteindre son meilleur classement (69 ème). L'année 2010 lui a permis d'écumer avec succès le circuit Challenger. Il a remporté deux titres en Allemagne, deux à Bangkok, un en Espagne, un à Genève et s'est hissé en finale du Challenger d'Orléans. Début 2011, il remporte le Challenger de Cherbourg mais parvient surtout à sortir des qualifications lors de plusieurs grands évènements comme à l'Open d'Australie, aux tournois de Rotterdam et de Dubaï ainsi qu'au Masters 1000 de Miami. Cette semaine, à Munich, il atteint les quarts de finale en battant Marcos Baghdatis et en sauvant de balles de match, une première dans sa carrière. Carrière qui semble enfin décoller. On croise les doigts pour lui !..

Après ce long tour d'horizon des principaux protagonistes de l'ATP, j'espère que vous n'êtes pas trop exténués. Il faut bien compenser un an de silence !

En attendant le prochain article (probablement un état des lieux de la WTA, ça promet !), jetez un coup d'oeil sur les tournois de Belgrade, Munich et Estoril qui se déroulent cette semaine (Belgrade et Munich sont (mal) retransmis sur Sport+, généralement en fin d'après-midi).

mercredi 27 avril 2011

Un an, un mois et 27 jours...(1/2)

...et rien n'a changé ou si peu !..

L'année dernière, je mettais mon blog en suspens pour une durée indéterminée et, à cette époque, Rafael Nadal soulevait le trophée monégasque pour la sixième fois d'affilée. Il y a deux semaines, il l'a soulevée pour la septième fois. Seul changement, il a remporté le tournoi de Barcelone pour la sixième fois. Ben oui ! En 2010, il ne s'y était pas rendu...Ça vous en bouche un coin tout ce changement, hein ?!

Trêve de plaisanterie, si on se penche plus objectivement sur le classement de l'ATP du 26 avril 2010, on note tout de même que les choses ont bougé et pas qu'un peu :

Il y a un an, c'était Roger Federer qui occupait la première place mondiale, Novak Djokovic avait enfin réussi à ravir la 2ème place à Rafael Nadal, 3ème. Depuis, on a joué aux chaises musicales et il y en a un qui a perdu...

Ne jetons pas la pierre au suisse, d'autres ce sont depuis méchamment gamellés (et c'est peu dire). Large tour d'horizon...

Celui qui a disparu mais qui, depuis, repointe le bout de son nez de manière probante :

- Juan Martin Del Potro s'est blessé, a quitté sa 4ème place mondiale pour se perdre dans les méandres du classement puis revenir petit à petit. Actuellement, il pointe au 46ème rang et revient bien.


Ceux qui ont disparu et qui rament, rament, rament pour revenir :

- Nikolay Davydenko a aussi été blessé. Autrefois, il avait su bien revenir et même si il a pu limiter la casse, cela fait quelques temps qu'il stagne autour de la 40ème place. Ses récents résultats laissent tout de même espérer un petit mieux.

- Fernando Gonzalez, opéré en 2010, il est revenu avant-hier pour la plus grande joie de la plupart des amateurs de tennis. Il est trop tôt pour se prononcer sur ce retour mais son match de rentrée a été de bon augure même s'il a été battu au 2ème tour par Feliciano Lopez.

- Ivan Ljubicic. Vainqueur surprise du tournoi d'Indian Wells 2010, Ivan est depuis retombé à la 32ème place mondiale. Ses prestations très moyennes en Grand Chelem ne lui ont pas permis de capitaliser les points glanés début 2010 et la perte de son titre californien l'a irrémédiablement fait chuter. Cependant, Ivan a connu quelques soubresauts intéressants notamment lors du récent tournoi de Monte Carlo où il a montré un niveau plus qu'honorable.

- Juan Carlos Ferrero. 16ème en avril 2010, Juan Carlos pointe aujourd'hui au 70ème rang. Opéré du genou et du poignet, il a été absent sept mois. Malgré l'arrivée de la saison sur terre battue et un parcours qui l'a mené en quart de finale du tournoi de Barcelone, il faudra attendre la suite des débats pour évaluer son niveau.

- Gilles Simon. Déjà dans le mou du top 30 il y a un an, Simon pointe au 22ème rang cette semaine. Après avoir chuté au classement au cours de l'année 2010, il revient peu à peu mais ses performances restent en dents de scie. Il a pu tout aussi bien tenir la dragée haute à Roger Federer à Melbourne en janvier comme perdre au premier tour du tournoi de Rotterdam en février. Ce n'est pas à moi que ses balles cotonneuses manqueront mais bon, parait qu'on ne tire pas sur une ambulance même si elle n'a pas activé son gyrophare...

- Lleyton Hewitt. Souvent enterré, souvent ressuscité, Lleyton marque le pas une nouvelle fois. Après un début 2010 plus que correct, couronné d'un titre à Halle face au maître des lieux, Roger Federer, l'australien a été de nouveau blessé et n'a pas connu une bonne fin de saison. De nouveau entraîné par Tony Roche, 2011 nous dira si la flamme revient. Pour le moment, on ne voit pas grand chose venir.

Ceux qui ont disparu et dont rien ne semble visible vu d'ici-bas :

- Andy Roddick qui, pour la première fois depuis 10 années, a quitté le top 10. Pour le moment, aucun signe de vie. En même temps, c'est pas le premier à se rouler dans la terre battue...

- Radek Stepanek. Dans le top 20 en 2010, il faut aller au-delà du top 60 pour trouver son nom aujourd'hui. Rien de particulier à préciser. Un des hommes les plus réguliers de l'ATP semble clairement marquer le pas.

- Ivo Karlovic a longtemps été le cauchemar de bon nombre de joueurs qui redoutaient de tomber sur lui lors d'un jour où son service ne leur laisserait pas d'air. Au fil du temps, Ivo avait su démontrer qu'il n'était pas qu'un gros serveur mais dernièrement, il a lourdement chuté au classement et pointe désormais hors du top 100. Il est 130ème.

- Tommy Haas, 20ème en avril 2010, s'est fait opérer. Après 14 mois d'absence, il a fait son retour sur le circuit, en double, il y a quelques jours. Le site de l'ATP ne propose plus de classement en simple sur sa fiche...Affaire à suivre...

- David Nalbandian. Ah !.. David...David qu'on a toujours attendu, qu'on attend encore. Au-delà du top 100 jusqu'en août 2010, David a repris l'habitude d'osciller entre la 45ème et la 19ème place. Actuellement, il vivote sur des points acquis la saison précédente mais est encore au prise avec des blessures et n'a plus affiché un niveau de jeu mirobolant depuis sa finale perdue à Auckland. Il n'a pris part aucun tournoi depuis le mois de février.

- Igor Andreev. Longtemps pensionnaire du top 30, le russe avait déjà entamé sa lente descente aux enfers il y a un an. Dans le top 100 depuis mai 2005, il a souvent dérapé hors de celui-ci : en août et septembre 2010 puis la semaine dernière. Il l'a réintégré cette semaine (pour combien de temps ?), mais on s'inquiète réellement pour Igor et on se demande ce qui se passe pour que son cauchemar dure aussi longtemps.

Ceux qui ont un temps "ébloui" la sphère tennistique et dont le processus "pschitt" est achevé ou en cours :

- Roger Federer. Bon, dans une moindre mesure, certes. Il a 30 ans dans moins de 6 mois, il fait encore des demi-finales, a gagné le tournoi de Doha et n'affiche que 5 défaites depuis la reprise dont trois contre Novak Djokovic, une contre Rafael Nadal et une contre un bon Jurgen Melzer (même si le niveau du suisse laissait à désirer ce jour-là). L'avenir nous dira s'il s'agit du fameux déclin dont les médias et observateurs lui rabattent les oreilles depuis trois ans ou s'il renaîtra une nouvelle fois de ses cendres.

- Fernando Verdasco qui se ramasse à chaque tournoi et, pire, s'embrouille avec les organisateurs de tournoi auxquels il ne participe pas...Avec un peu de chance, il n'aura pas l'occasion d'insulter le public français ou autre cette année...(on me dit à l'oreillette que je suis mauvaise langue et qu'il vient de gagner un match et de se qualifier pour les quarts de finale à Estoril...Bouh ! On tremble tous !)

- Jo-Wilfried Tsonga. Bon ben, sa saison a été pourrie par des blessures en 2010, depuis il est revenu mais sa nouvelle stratégie de jeu ("je fonce au filet et j'essaie de tout faire rentrer") n'a pas encore livré toute son efficacité. Il dit qu'il pense bien jouer mais ne gagne pas, d'où son incompréhesion. Personnellement, j'aime bien Jo, mais ce que je ne comprends pas, c'est où il détecte du "bon" dans son jeu actuel. Je lui souhaite néanmoins de se recentrer. Sans coach depuis plusieurs semaines, c'est loin d'être évident et ce n'est pas en soulevant de la fonte avec Roger Rasheed que ça ira mieux.

- Robin Soderling, tombeur de Roger Federer cette fois-ci à Porte d'Auteuil, nouvelle fois finaliste du même tournoi, a joué les premiers rôles jusqu'à atteindre le 4ème rang. Mais ces dernières semaines, c'est assez laborieux voire tout pourri. Notons qu'en 2009 il avait été nullissime avant Roland Garros et que l'année dernière ce n'était pas beaucoup mieux donc on ne peut pas encore l'enterrer.

- Mikhail Youzhny. Après un passage dans le top 10 (8ème) et des résultats très intéressants (quart de finale à Roland Garros, demi-finale à l'US Open, deux titres et une place de remplaçant au Masters de fin d'année), Mikhail rentre dans le rang et semble se faire rattraper par ses vieux démons. Les mickeys dans sa tête probablement...Tant qu'il n'essaie pas de les faire taire en s'ouvrant le front à coup de raquette !..

- Tomas Berdych. Demi-finaliste à Roland Garros, finaliste à Wimbledon, sa fin de saison 2010 n'a pourtant pas été marquante malgré une première participation au Masters de fin d'année. Depuis, sans réellement disparaître, Tomas fait pâle figure : sorti du top 10, ses prestations n'impressionnent pas grand monde.

Les figurants et ceux qui stagnent tellement que ça en devient ennuyeux :

- Andy Murray. Nouvelle victime attitrée des finales d'Open d'Australie, l'écossais est de nouveau tombé dans une dépression post-australienne, dépression pire que celle de 2010. S'étant fait doubler au classement par Robin Soderling, il a profité des performances en demi-teinte du suédois pour reprendre sa 4ème place sans réellement s'imposer. Il semble de moins en moins à même de remporter un titre majeur. Seule lueur d'espoir : le niveau de jeu et l'engagement qu'il a affichés en demi-finale de Monte Carlo face à Rafael Nadal mais, surtout, un attentisme devenu habituel (temporairement ?) laissé de côté.

- Marin Cilic. Pas grand chose à dire à part qu'il s'apparente de plus en plus à un joueur "lambda". Wake up !

- Gaël Monfils. Finaliste à Bercy pour la deuxième année de suite et auteur d'une saison 2010 pas flamboyante mais relativement positive, début 2011, Gaël est mis à l'arrêt deux mois avant de revenir lors du tournoi de Monte Carlo. Il est assez costaud physiquement pour qu'on ne s'inquiète pas outre mesure. C'est surtout techniquement, tactiquement et mentalement que Gaël ne semble plus avancer...Toujours pensionnaire du top 10 grâce à un étrange concours de circonstances, je lui conseillerais d'arrêter les clowneries sur le courts et de cesser de balancer ses matches.

- Tommy Robredo. Sans vraiment parler de joueur qui ne progresse plus (Tommy ne progresse plus depuis longtemps et d'ailleurs n'en est plus à ce stade), il m'a juste semblé normal d'évoquer Tommy, éternel squatteur du top 30. Blessé dernièrement, on espère qu'il se rétablira vite pour nous gratifier de ses habituels et réguliers 1/8èmes de finales.

- John Isner/Sam Querrey. Deux en un. Ils louvoient entre la 19ème et la 29ème. La pèriode ocre ayant débuté, on ne devrait pas vraiment entendre parler de la paire américano-géante. Ils devraient revenir nous hanter aux abords du Queen's, de Halle, Eastbourne et Wimbledon.

- Juan Monaco. 24ème il y a un an, 38 ème cette semaine. La terre battue devrait lui faire gagner des places mais l'époque des parpaings dans tous les coins du court et à l'intérieur des lignes semble révolue.

- Philipp Kohlschreiber. Joueur talentueux, auteur de bon nombre de matches de qualités, on attend toujours qu'il s'affirme. Mais voilà, le mental ne suit pas, le niveau varie beaucoup. On attend encore...

- Albert Montanes, l'énigme. Voilà un joueur spécialiste de terre battue, sans coup fort, qui parvient chaque année à grapiller des points par ci, par là. J'aime toujours l'étonnement que les observateurs expriment chaque fois qu'ils constatent que Albert est constamment dans le top 30 ;)

- Marcos Baghdatis. Longtemps promis à une carrière prolifique, le chypriote n'a jamais été laissé tranquille par les blessures. Même si depuis un peu plus d'un an il parvient à rester dans le haut du classement, on le sent constamment fébrile. Pour preuve, son début de saison : six victoires pour huit défaites. A ce rythme là, Marcos pourrait rapidement chuter.

- Ernests Gulbis. Autour de la 30ème place il y a un an, Ernests en est toujours au même point. Talent inexploité, manque de travail et d'investissement, mental laissant à désirer, le premier concerné en est même à se demander ce qu'il pourrait faire pour s'occuper. Finalement, il semble opter pour l'option "touriste de l'ATP", fatigué d'avance de chercher une autre idée. En tous cas, voilà une conception du monde tennistique bien singulière et après tout, pourquoi pas ? Va falloir s'y faire !

Dans l'article suivant, un état des lieux bien plus réjouissant.

Vais me faire tuer par mon mari avec le nom de ce site...