samedi 1 novembre 2008

WTA:L'année 2004

L'année 2004 ne trouve pas sa vraie leader.Amélie Mauresmo accède à la place de numéro un en milieu d'année mais la laisse à Lindsay Davenport pour seulement quelques points.

Lindsay Davenport remporte le Masters de Tokyo contre Magdalena Maleeva et celui de San Diego contre Anastasia Myskina.
Justine Henin ne réalise pas une grande saison mais décroche néanmoins le titre à l'Open d'Australie face à Kim Clijsters et le Masters d'Indian Wells contre Lindsay Davenport.Elle décroche aussi la médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Athènes contre Amélie Mauresmo.
Roland Garros voit une outsider s'imposer: Anastasia Myskina.Elle gagne également le Masters de Moscou.Elle s'impose à chaque fois face à Elena Dementieva.
Amélie Mauresmo s'impose dans divers Masters: Berlin contre Venus Williams,Rome contre Jennifer Capriati et Montréal face à Likhovtseva.
Les soeurs Williams ne brillent pas.Serena ne remporte que le Masters de Miami face à Dementieva tandis que Venus gagne Charleston contre Conchita Martinez.
Le dernier Masters,à Zurich,est remporté par Alicia Molik contre Maria Sharapova.
Justement,Maria Sharapova éclot et s'impose à Wimbledon face à Serena Williams.
L'US Open voit Svetlana Kuznetsova enfin vainqueure d'une finale (contre Elena Dementieva,décidément malheureuse en finales).

Le Masters se déroule encore une fois à Los Angeles.
Anastasia Myskina sort première de sa poule devant Serena Williams,Lindsay Davenport et Elena Dementieva.
Dans la deuxième poule,c'est Amélie Mauresmo qui se place devant Maria Sharapova,Svetlana Kuznetsova et Vera Zvonareva.
En demi-finale,Serena Williams élimine Amélie Mauresmo.Son adversaire de la finale sera Maria Sharapova qui bat Anastasia Myskina.
En finale,c'est la Russe qui s'impose 4-6 6-2 6-4.

Le classement en fin de saison:
1. Lindsay Davenport
2. Amélie Mauresmo
3. Anastasia Myskina
4. Maria Sharapova
5. Svetlana Kuznetsova
6. Elena Dementieva
7. Serena Williams
8. Justine Henin
9. Venus Williams
10. Jennifer Capriati

Crédit photo:
www.jamd.com

Je vais l'avoir ma finale!


Les demi-finales nous ont offert un joli spectacle.On ne s'est pas ennuyé,loin de là!

David Nalbandian bat Nikolay Davydenko: 6-1 5-7 6-4
Le début du match est marqué par un début tonitruant de David.Il marque d'entrée huit point d'affilée pour chiper le service du Russe et ainsi mener 3-0.
Et je peux vous dire que ça déconne pas!David a mis le turbo: prise de balle ultra précoce,excellents retours, aucun déchet.
A entendre le public,on peut déjà se douter que la demi-finale Tsonga-Blake va être chaude: les spectateurs sont surexcités.
Davydenko quant à lui doit forcer ses coups.Pour l'instant,c'est un pugilat.Lui qui n'avait pas été breaké de toute la semaine se retrouve avec un double break contre lui.En 1/4 d'heure on en est déjà à 5-0.C'est tout simplement hallucinant!Le Russe ne peut strictement rien faire!
Cependant,en toute fin de set,Davydenko marque enfin un jeu et commence à entrer dans le rythme.Lorsque Nalbandian sert pour le set,il le malmène et obtient des balles de break mais l'Argentin tient bon.6-1.

A l'orée du deuxième set,on se dit que comme le match s'est un peu équilibré,Davydenko fera de la résistance et donnera un nouveau visage à cette rencontre mais d'entrée,il est menacé et doit encore écarter deux balles de break.Ca se bagarre ferme dans le premier jeu: les coups sont énormes,un festival de revers avec des angles sublimes et une cadence intense.Davydenko finit par s'en sortir.
Les échanges continuent à être tout simplement géniaux et à ce petit jeu,Nalbandian est le plus fort et celui qui breake le premier.C'est à ce moment précis qu'on retrouve le Russe qui avait fessé Tomas Berdych et poussé Nadal à l'abandon: il débreake immédiatement grâce à un très bon jeu de retour et un lobe parfait.
S'en suit une période d'accalmie pendant laquelle les deux joueurs remportent leurs mises en jeu.
Suite à un litige concernant l'arbitrage vidéo entre Nalbandian et l'arbitre Cédric Mourier,l'Argentin sort un peu de son match mais heureusement pour lui,alors que le Russe le domine et peut espérer le break,ce dernier commet quelques grossières erreurs et rate le coche.
Mais à 6-5 Davydenko,Nalbandian recule de plus en plus et le Russe s'offre la deuxième manche.7-5.

Lors de la dernière manche,Nikolay sert très bien et va énormément de l'avant.Il est plus créatif et plus audacieux que David.
Les jeux se déroulent tranquillement jusqu'à 3 partout service Davydenko: Nalbandian décide de passer la seconde et le breake.
Ensuite,tous les échanges sont fulgurants.Impérial lorsqu'il sert pour le match,David Nalbandian se qualifie pour une deuxième finale d'affilée à Bercy.6-4.

Jo-Wilfried Tsonga bat James Blake: 6-4 6-3
C'est encore l'arbitre Carlos Bernardes qui a la lourde tâche de canaliser un public en folie.
D'entrée,Jo est à fond.Il obtient une balle de break dès le premier jeu mais Blake la sauve.Il n'attendra pas longtemps avant de réussir: dès la mise en jeu suivante de l'Américain,il breake blanc.
Jo sert le plomb et ses frappes sont consistantes,précises.Constamment sous pression,James ne peut rien faire.Jo mène 6-4.

Dans le deuxième set,James a la tête sous l'eau,sans solution.Il se fait breaker d'entrée.
La réalité est que Tsonga est sur un nuage: il fait la totale à Blake qui lutte pour ne pas se faire breaker à nouveau.Chaque fois que l'Américain entrevoit l'espoir de recoller au score,le Français le dégoûte.Blake est méconnaissable: aucune combativité, entre incrédulité,agacement et frustration.
Alors que Canal+Sport me lâche,Jo conclut le match sur le service pourtant bien engagé de Blake et se propulse en finale.6-3.
Merci Jo!

PRONOSTIC POUR LA FINALE
Là,franchement,j'ai bien envie de donner ma langue au chat!
Je vais quand même dire Nalbandian en 3 sets.

DIFFUSION DE LA FINALE
Sur Canal+ à partir de 16h00.

Crédit photos:
www.jamd.com

WTA: L'année 2003

L'année 2003 est d'abord marquée par Serena Williams qui,en gagnant l'Open d'Australie, réalise le Grand Chelem sur deux ans.C'est aussi l'année qui marque l'accession de Justine Henin au sommet de la hiérarchie,le déclin de Davenport et Capriati ainsi que les derniers matches de Monica Seles sur le circuit.

Lindsay Davenport ne remporte qu'un seul titre au Masters de Toronto contre Monica Seles.
Serena Williams,outre son titre à l'Open d'Australie,s'impose à Miami contre Jennifer Capriati et Wimbledon encore contre sa soeur Venus.
Les autres Masters sont remportés par trois autres joueuses: Anastasia Myskina à Moscou (contre Amélie Mauresmo), Kim Clijsters à Rome (contre Mauresmo) et Justine Henin à Charleston (contre Serena),Berlin (contre Clijsters),à Toronto (contre Krasnoutskaya) et à Zurich (contre Jelena Dokic).

Roland Garros et l'US Open voient Justine Henin s'imposer chaque fois contre sa compatriote Clijsters.Le Masters de la fin d'année à Los Angeles confronte pour la première fois les huit meilleures joueuses de l'année.
Dans la première poule,Kim Clijsters sort avec les meilleurs résultats devant Amélie Mauresmo,Chanda Rubin et Elena Dementieva.
Dans la deuxième poule,c'est Justine Henin qui s'impose devant Jennifer Capriati,Anastasia Myskina et Ai Sugiyama.
En demi-finale,Kim Clijsters s'impose face à Jennifer Capriati.Amélie Mauresmo la rejoint en finale en battant Justine Henin.
La vainqueure de l'édition est Clijsters qui écrase Mauresmo 6-3 6-0.

Le classement de fin de saison est le suivant:
1. Justine Henin
2. Kim Clijsters
3. Serena Williams
4. Amélie Mauresmo
5. Lindsay Davenport
6. Jennifer Capriati
7. Anastasia Myskina
8. Elena Dementieva
9. Chanda Rubin
10. Ai Sugiyama

Crédit photos (les huit participantes au Masters de Los Angeles):
www.jamd.com
Haut: Justine Henin,Jennifer Capriati,Anastasia Myskina,Ai Sugiyama.
Milieu: Amélie Mauresmo, Elena Dementieva, Chanda Rubin,Kim Clijsters.

Le tennis...

...Un nom si bête finalement.
Souvent, j'y pense et je me dis que finalement, ils auraient dû trouver un autre nom à ce sport.
En même temps pourquoi pas "tennis"?
Pour d'autres, "football", "handball", formule 1" ou encore "basket-ball" ont la même résonance.

Cette résonance que même la raison, aussi forte soit elle, ne peut vous contraindre à la raison. A la raison toute bête des "je dois me lever tôt demain", "je me dois d'être là pour Pierre, Paul Jacques", "j'ai ma vaisselle à faire", "ils gagnent des millions et moi que dalle", "ce n'est qu'un sport et puis sans moi ils joueront quand même"...et patati et patata, bla bla ou bien oualali oualala comme on dit par chez moi.

Finalement, vous comme moi, passionnés de tennis, on finit toujours devant notre télévision et/ou notre écran d'ordinateur! Que ceux qui tomberaient par hasard sur nos conversations enflammées ne s'y trompent pas : nous avons des vies, sociales, professionnelles, amoureuses et nous trouvons tout de même un temps immense à consacrer à ce sport, que-dis je, à cette passion, à cette montée d'adrénaline. C'est ce qui m'étonnera toujours. Lorsque je m'interroge chaque jour sur le comment du pourquoi de qu'est-ce, je me dis "mais où trouves-tu le temps?". Au-delà de trouver du temps, la clef réside plutôt dans une autre interrogation: où trouves-tu l'envie ?

L'envie... L'envie, elle n'est pas innée. Plutôt acquise. Mon père est un ancien boxeur professionnel qui s'est échiné à m'inculquer la passion du sport. Malgré les différends qui nous séparent parfois, si je lui dois une chose et une seule, c'est l'amour du sport. Les quinzaines de Roland Garros, ces après-midis à prier pour que Pistol Pete gagne ENFIN ce satané tournoi. Raté. La jubilation de voir un ovni, Kuerten, gagner et nous transmettre sa joie de vivre, qu'on aime ou qu'on n'aime pas son jeu, le bonheur de voir Dédé triompher.
Mon enfance, c'était aussi préparer ma raquette et mes deux pauvres balles toute peluchées dès que Roland débutait et fatiguer ma mère en tapant contre le mur de son salon, rêver à un mariage avec Sergi Bruguera ou Alex Corretja (je n'ai pas tellement changé depuis sauf que Dmitry est blond :)), supporter Steffi et souhaiter qu'Arantxa arrête de la malmener et que Monica ne lui vole pas la vedette. C'était écouter mon père s'extasier devant Gabriela Sabatini, me dire que Nathalie Tauziat assurait quelque part, que Forget m'énervait déjà (il y a des choses impérissables...), que Michael Stich était un dieu incompris et que Big Mac allait me manquer.

Plus tard, ça a été de détester ce poison de Kafelnikov, pester contre l'admiration de mon père pour les soeurs Williams (malheureusement pour les pères, toute fascination a une fin, Serena a sonné le glas), vibrer avec Carlos Moya, exulter encore quand Guga a confirmé, désespérer pour mon Pete, apprécier Ferrero et...et...voir enfin Wimbledon, voir enfin l'US Open, voir tous ces tournois que je soupçonnais mais dont je ne mesurais pas l'intensité, la gravité, la force et encore après, découvrir ce bonhomme irascible avec ses boutons, sa queue de cheval et ses colliers que moi-même j'arborais : Roger Federer. Je n'aurais pas la mauvaise foi de vous dire qu'instantanément j'ai su. J'ai compris plus tard ce qu'il représenterait pour moi. J'ai assez dit ce que je pensais, sentais, ressentais, vibrais, respirais et vivais grâce à lui. Là n'est pas le propos. Enfin, pas tout à fait, car tout se rejoint.

Aimer le tennis, à mon sens, c'est d'abord, basiquement, parler à sa télévision ou son ordinateur (selon sa réticence ou son manque de moyen à s'abonner au câble) pour dire autre chose que des insultes (ce qu'on fait automatiquement lorsqu'on regarde les autres programmes, quels qu'ils soient) pour signifier son agacement, enchantement ou autre frustration.
C'est ne pas décrocher d'un match parce qu'on ne peut imaginer en rater l'issue et même pas un seul point, piquer un sprint vers les toilettes alors qu'on se retient depuis une demie heure, parce qu'au tennis, on n'a pas un quart d'heure : on a une minute trente.
C'est traiter de tous les noms ce mec (ou cette meuf) qui empêche notre chouchou de faire le break, insulter gentillement ce chouchou qui jusque là a été parfait mais qui au moment le plus important gâche LE point qu'il fallait remporter.
C'est se dire que parce que Roger, Rafael, Novak, Andy, David, Bertrand, Jacques, Yves, Georges ou je ne sais qui ne joue pas le prochain match, et bien on va errer ne serait-ce que deux petites heures. Mais quelles sont longues ces heures! Des heures à ruminer, à pardonner, chercher des excuses, relativiser, s'énerver, abandonner et se dire qu'il ou elle reviendra, forcément, ce n'est pas possible autrement. Sans lui (ou elle), quel goût donner à ce qui va venir ? Et si, et si, et si...

Souvent, tout simplement, c'est profiter d'un passing inattendu, d'un coup droit fulgurant, d'un revers court croisé qui scie les pattes de l'adversaire, un ace extérieur que finalement personne n'a vu venir, un smash hallucinant ou encore un lobe inespéré que tous croyaient en dehors des limites du court.

C'est aussi être incompris parce que parfois, on peut être complètement absorbé par ce sport sans le pratiquer. Ma première raquette, mes premiers retours, je les ai expérimentés à 7 ans. J'ai testé énormément de sports et le seul dont je me rappelle la sensation, c'est le tennis. Cette vibration qu'on ressent dans le bras alors même que la balle finalement va échouer dans le grillage... Ma raquette, je l'ai déposée à 15 ans et lorsque j'ai essayé de la reprendre il y a un an et que j'ai tenté de rattraper le service d'un mec de 18 ans qui mesurait 1m95 et que la balle m'a filé sous le nez et que tout le long de la partie je me suis rendu compte que je n'en touchais pas une, je me suis demandé à quoi rimait cet amour que je vouais au tennis.

Je vous le dis, peu importe qu'on ait ressenti cette vibration, peu importe qu'on ait déjà réussi un coup gagnant ou qu'on se vautre sur un retour ou encore, que vos chaussettes soient pourries par cette saleté de terre battue, l'important c'est ce qu'on ressent quand, dans nos petits canapés, on assiste à l'effort que ces géants fournissent, qu'ils soient 180eme ou numéro un mondial... en attendant d'être au bord du court pour entendre le chuintement d'un slice, le claquement d'un service gagnant, le chuchottement d'une amortie ou encore le hoquettement d'un coup droit...

Pour ceux qui ne pratiquent pas ou plus ce sport magnifique, un conseil : si jamais quelqu'un vous demande à quoi bon adorer quelque chose que l'on ne vit pas soi-même, demandez-leur à quoi bon écouter une mélodie si on ne sait pas en déchiffrer la partition ni en ressentir le toucher sur un clavier...

MS Paris-Bercy: demi-finales

DEMI-FINALES:
A 14h00:
David Nalbandian contre Nikolay Davydenko

Pas avant 16h00:
James Blake contre Jo-Wilfried Tsonga

JEU DANGEREUX DES PRONOSTICS:
Sachant que je désire ardemment une finale Tsonga-Nalbandian:
Nalbandian en 2 sets
Tsonga en 3 sets

DIFFUSION DES MATCHES:
Les demi-finales sur Canal+Sport.
Sinon,pour les non-abonnés,allez sur www.justin.tv.,recherchez "Masters Series Paris-Bercy" et vous trouverez votre bonheur...

Allez!On se mouille!Vos pronostics!

PS: Une petite pensée pour Gilles Simon qui n'ira pas au Masters.