
Ces deux derniers jours, on a pu constater que le top 10 masculin qu'on avait cette saison était un top 10 très solide. En quart de finale, les têtes de série n°1, 2, 3, 4, 6, 7 et 9 étaient présentes et le joueur le plus mal classé, Jo Tsonga, était tête de série n°10 (11ème mondial).
Seuls deux de ces quarts de finale ont déjà été joués et ce sont les moins bien classés qui se sont (logiquement ?) inclinés.
Logiquement ? Parce que lors du duel entre Jo Tsonga et Novak Djokovic, ce n'était pas le n°3 mondial qui partait favori.
En effet, Tsonga, fort de sa victoire sur son compatriote Gilles Simon en 1/8ème de finale, menait 4-1 en terme de victoires lors de leurs rencontres passées face à Novak Djokovic, dont quatre de rang (Bangkok, Paris-Bercy, Shanghaï 2008 et Marseille 2009). Mais voilà, ces victoires sur le Serbe s'étaient déroulées en indoor et l'outdoor floridien avec son lot de bourrasques ne sied pas au Français.
C'est pour cette raison, entre autres, qu'on a vu un Tsonga qui servait mal, s'agaçait, se plaçait mal et cherchait à tout prix à tuer le point le plus vite possible tandis qu'il suffisait à Djokovic de remettre la balle dans les limites du court et de distiller quelques beaux revers long de ligne et une poignée d'amorties assassines. Jo n'a pas su réitérer la performance de dégoûter le Serbe et de devenir définitivement sa bête noire. 6-3 6-4, un score final bien loin de ce à quoi il nous avait habitués.
L'autre quart de finale qui s'est disputé hier opposait Andy Roddick à Roger Federer.
Lors du premier set, on sentait que le Suisse dominait son sujet mais ses sautes de concentration accompagnées d'une agressivité retrouvée chez Roddick lui ont coûté la deuxième manche. L'ultime manche reste très indécise : balles de break sauvées, baisse d'intensité, renaissance de l'audace des deux côtés.
Roddick, avant ce quart de finale, avait perdu 16 fois contre son adversaire du jour et ne l'avait dominé qu'à deux reprises dont une l'année dernière lors de la même compétition et au même stade. Hier, alors qu'il servait pour revenir à 5 jeux partout dans la 3ème manche, un passing glissé dans ses pieds par Federer le crucifie et porte le face à face à 17 défaites contre 2 victoires...
6-3 4-6 6-4. Dommage, parce que Roddick semble avoir retrouvé une deuxième jeunesse contrairement à Federer qui, malgré ses habituels coups de génie, était loin d'être impressionnant et assurément prenable hier soir.
Ce soir, les deux derniers quarts de finale seront à l'affiche.Dans le premier quart, sera présent Juan Martin Del Potro, plutôt convaincant depuis le début du tournoi : Martin Vassallo Arguello, Janko Tipsarevic et David Ferrer ont fait les frais de son excellente forme, chaque fois en deux petits sets.
En face de lui se dresse le numéro un mondial, Rafael Nadal, celui qui a tout gagné ou presque depuis le début de la saison. Même s'il a balayé Teimuraz Gabashvili, Frederico Gil et Stanislas Wawrinka sans perdre un seul set, son 1/8ème de finale face au Suisse a laissé entrevoir de petits signes de fatigue qui pourraient le faire chuter. Mais encore faut-il que son adversaire sorte un gros match...
En attendant, ces deux joueurs se sont rencontrés à quatre reprises et chaque fois c'est l'Espagnol qui s'est imposé (Miami, Roland Garros, Queen's 2007 et Indian Wells 2009).
Mon pronostic : Nadal en 3 sets.
Le dernier quart de finale opposera Fernando Verdasco à Andy Murray.
Benjamin Becker, Feliciano Lopez et Radek Stepanek peuvent témoigner de la constance toute neuve de l'Espagnol.
Son adversaire, Andy Murray a plus ou moins facilement écarté ses camarades de jeu, Juan Monaco et Nicolas Massu tout en ne faisant qu'une bouchée de Viktor Troicki mais son jeu semble sensiblement s'éfriter un peu plus facilement que ces dernières semaines.
Avant la métamorphose de l'Espagnol, c'était le Britannique qui menait la danse : en 2007, il avait battu Verdasco deux fois à l'Open d'Australie et à Saint-Petersburg et en 2008, Dubaï, Saint-Petersburg et Paris-Bercy avaient été encore fatals à l'Espagnol.
Mais depuis, Verdasco s'est fabriqué une nouvelle réputation et en janvier, lors de l'Open d'Australie, au terme d'un match épique en cinq sets, c'était Murray qui courbait l'échine.
Ce quart risque d'être assez serré et palpitant. Je pronostiquerais une victoire de Murray en trois sets, au pifomètre !..
Du côté des dames...Un classique en vue : les soeurs Williams s'affrontent en demi-finale.
La cadette, Serena, a éliminé Alexa Glatch avant de se frotter à trois Chinoises : Shuai Peng, Jie Zheng et Na Li.
L'ainée, Venus, s'est débarrassée de Shahar Peer, Ana Lena Groenefeld, Agnieszka Radwanska et Iveta Benesova.
Cette nuit, ce sera leur 21ème face à face. Après une période où Serena avait pris le large, Venus a réussi à revenir à hauteur grâce notamment à leurs deux dernières confrontations au Masters de Dubaï 2008 et, toujours à Dubaï, cette année. Dix victoires partout, balle au centre.
Un pronostic : Venus en trois sets.
En face, Svetlana Kuznetsova va tenter de contenir la fougue de la jeune Victoria Azarenka.
La Russe a retrouvé une excellente forme après de longs mois de disette et a su écarter Tamira Paszek, Nicole Vaidisova, Alisa Kleybanova et Caroline Wozniacki de son tableau.
On verra si elle est capable de stopper l'ascension de la Biélorusse Azarenka qui s'est facilement défaite successivement de Anastasia Pavlyuchenkova, Anna Chakvetadze, Agnes Szavay et Samantha Stosur.
Concernant leurs face à face, en 2007, la Russe s'était imposée à Roland Garros tout comme en 2008 à Miami et à l'US Open. Cependant, depuis, Azarenka est devenue une petite terreur et Kuznetsova n'a plus fait grand chose sur le circuit.
Même si j'aimerais beaucoup que Svetlana se hisse enfin en finale et dompte Azarenka, je pense que la vainqueur sera plutôt la Biélorusse, en trois sets.
PROGRAMME DE LA NUIT -
StadiumA partir de 13hSvetlana Kuznetsova contre
Victoria AzarenkaPas avant 15hRafael Nadal contre
Juan Martin Del PotroPas avant 19hAndy Murray contre
Fernando VerdascoPas avant 21hSerena Williams contre
Venus WilliamsNB : Les horaires sont locaux. Pour information, le décalage horaire entre Paris et Miami est de 6 heures.Crédit photo :www.jamd.com